Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 décembre 2025.#SIA „EUROPARK LATVIA” et SKIDATA GmbH contre Valsts ieņēmumu dienests.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l’administratīvā rajona tiesa, Rīgas tiesu nams.#Renvoi préjudiciel – Politique industrielle – Procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information – Directive (UE) 2015/1535 – Notion de “règle technique” – Réglementation nationale obligeant à fournir le code source d’un logiciel enregistré dans la base de données de l’administration fiscale à un organisme d’évaluation de la conformité des exigences techniques fiscales – Article 34 TFUE – Mesure d’effet équivalent à la restriction quantitative à l’importation – Principe de proportionnalité.#Affaire C-353/24.
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise qu'une réglementation nationale imposant la fourniture du code source d'un logiciel à un organisme d'évaluation de la conformité constitue une "règle technique" au sens de la directive (UE) 2015/1535, devant être notifiée à la Commission. Il juge qu'une telle obligation, non notifiée, est inopposable et peut constituer une mesure d'effet équivalent à une restriction quantitative à l'importation contraire à l'article 34 TFUE, sauf à être justifiée et proportionnée.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#Integritetsskyddsmyndigheten contre AB Storstockholms Lokaltrafik.#Renvoi préjudiciel – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Articles 13 et 14 – Champ d’application – Données à caractère personnel collectées au moyen d’une caméra‑piéton portée par des contrôleurs dans les transports publics – Base juridique de l’obligation d’information de la personne concernée pesant sur le responsable du traitement.#Affaire C-422/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'obligation d'information prévue aux articles 13 et 14 du RGPD s'applique à la collecte de données à caractère personnel via des caméras-piétons portées par des contrôleurs dans les transports publics. Elle clarifie la base juridique sur laquelle repose cette obligation d'information pour le responsable du traitement, en l'espèce l'exploitant de transports.
18 décembre 2025
Ordonnance de la Cour (dixième chambre) du 18 décembre 2025.#Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM) contre Amazon Italia Services Srl e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Concurrence – Article 101 TFUE – Interdiction des ententes – Dotation des autorités nationales de concurrence de moyens pour la mise en œuvre des règles de concurrence – Directive (UE) 2019/1 – Indépendance des autorités nationales de concurrence – Article 4, paragraphe 5 – Fixation des priorités pour les procédures relatives à la mise en œuvre des articles 101 et 102 TFUE – Amendes infligées aux entreprises et aux associations d’entreprises – Article 13 – Procédures d’infraction aux règles du droit de la concurrence – Respect du délai raisonnable – Réglementation nationale prévoyant l’obligation de l’autorité nationale d’ouvrir la phase d’instruction contradictoire de la procédure dans un délai de déchéance de 90 jours à compter de la connaissance, par cette autorité, de l’infraction – Annulation de la décision de ladite autorité en cas de méconnaissance de ce délai – Déchéance du pouvoir de sanctionner la pratique concernée – Principe d’effectivité – Droits de la défense des entreprises.#Affaire C-491/24.
Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne précise que le droit de l'Union, en particulier la directive 2019/1 (dite "ECN+"), s'oppose à une réglementation nationale qui impose à l'autorité de concurrence un délai de déchéance de 90 jours pour ouvrir la phase contradictoire d'une procédure, sous peine d'annulation de sa décision et de perte du pouvoir de sanction. Une telle règle compromet l'effectivité du droit de la concurrence de l'Union en entravant la capacité des autorités nationales à fixer leurs priorités et à sanctionner les infractions aux articles 101 et 102 TFUE.
18 décembre 2025
Affaire T-868/25: Recours introduit le 18 décembre 2025 – PB/Frontex
L'affaire T-868/25 concerne un recours introduit par un agent (PB) contre l'Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex). Le requérant conteste vraisemblablement une décision individuelle de l'agence, telle qu'une évaluation de carrière, une mesure disciplinaire ou un refus de promotion, en invoquant des violations du droit de l'Union en matière de fonction publique. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre le contentieux administratif propre aux institutions européennes, soulevant des questions sur les droits des agents temporaires et les limites du pouvoir discrétionnaire de Frontex.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 décembre 2025.#SIA „EUROPARK LATVIA” et SKIDATA GmbH contre Valsts ieņēmumu dienests.#Renvoi préjudiciel – Politique industrielle – Procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information – Directive (UE) 2015/1535 – Notion de “règle technique” – Réglementation nationale obligeant à fournir le code source d’un logiciel enregistré dans la base de données de l’administration fiscale à un organisme d’évaluation de la conformité des exigences techniques fiscales – Article 34 TFUE – Mesure d’effet équivalent à la restriction quantitative à l’importation – Principe de proportionnalité.#Affaire C-353/24.
La Cour de justice de l'Union européenne a jugé qu'une réglementation nationale imposant la fourniture du code source d'un logiciel enregistré dans une base de données fiscale à un organisme d'évaluation de la conformité constitue une "règle technique" au sens de la directive 2015/1535, devant être notifiée à la Commission. Cette obligation peut également constituer une mesure d'effet équivalent à une restriction quantitative à l'importation au sens de l'article 34 TFUE, si elle n'est pas proportionnée à l'objectif de contrôle fiscal. En l'espèce, la Cour a considéré qu'une telle mesure n'était pas justifiée, faute de démontrer sa nécessité et sa proportionnalité par rapport à des moyens moins restrictifs.
18 décembre 2025
Affaire C-776/24, Bopuis: Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du tribunal du travail francophone de Bruxelles – Belgique) – CJ / Service fédéral des Pensions (SFP) (Renvoi préjudiciel – Fonctionnaires – Statut des fonctionnaires de l’Union européenne – Annexe VIII – Pensions – Droits à pension acquis avant l’entrée au service de l’Union européenne – Transfert au régime de pension des institutions de l’Union européenne – Demande de transfert du travailleur – Irrévocabilité de ce transfert – Enrichissement sans cause)
La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-776/24, précise les conditions de l'irrévocabilité du transfert des droits à pension acquis antérieurement par un fonctionnaire vers le régime de pension de l'Union, et examine si ce principe peut conduire à un enrichissement sans cause des institutions. L'arrêt, rendu sur renvoi préjudiciel du tribunal du travail francophone de Bruxelles, interprète le statut des fonctionnaires de l'UE et son annexe VIII, en clarifiant les limites de l'effet irrévocable du transfert pour le travailleur. Pour le professionnel du droit français, cette décision éclaire les droits des fonctionnaires européens ayant effectué une carrière mixte, notamment en matière de calcul et de transfert de leurs droits à pension.
18 décembre 2025
Affaire C-240/24, BNP Paribas Fortis (Renvoi préjudiciel d’un clerc de notaire suppléant): Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du zastępca notarialny zastępujący notariusza Justynę Gawlicę w Krapkowicach – (clerc de notaire suppléant de la notaire Justyna Gawlica exerçant à Krapkowice, Pologne)) – procédure engagée par N.T. [Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Clerc de notaire – Notion de juridiction – Coopération judiciaire en matière civile – Mesures relatives au certificat successoral européen – Règlement (UE) no 650/2012 – Refus d’une banque de reconnaître le certificat successoral européen – Article 71 – Déclenchement d’office, par un notaire, de la procédure de retrait ou de modification du certificat successoral européen – Absence d’exercice d’une fonction juridictionnelle – Irrecevabilité]
La Cour de justice de l'Union européenne s'est déclarée irrecevable, par ordonnance, sur une demande de décision préjudicielle introduite par un clerc de notaire suppléant polonais. Elle a estimé que ce dernier n'exerçait pas une fonction juridictionnelle au sens de l'article 267 TFUE, car il agissait dans le cadre d'une procédure non contentieuse de retrait ou de modification d'office d'un certificat successoral européen. En conséquence, le renvoi préjudiciel ne pouvait être accueilli, faute pour l'organe requérant de constituer une "juridiction" habilitée à saisir la Cour.
18 décembre 2025
Affaire C-745/24, GLOBUS Handelshof: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Landgericht Saarbrücken – Allemagne) – Verband Sozialer Wettbewerb eV / GLOBUS Handelshof GmbH & Co. KG [Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Agriculture et pêche – Produits biologiques – Règlement (UE) 2018/848 – Article 3, point 52 – Notion d’étiquetage – Notion d’étiquette – Article 3, point 53 – Notion de publicité – Article 30, paragraphe 1 – Produits portant des termes faisant référence à la production biologique – Article 32, paragraphe 1, sous a) – Obligation d’indiquer sur l’étiquette le numéro de code de l’autorité ou de l’organisme de contrôle dont dépend l’opérateur qui a mené à bien la dernière opération de production ou de préparation – Inapplicabilité à des dépliants publicitaires promouvant ces produits]
Cette ordonnance de la CJUE précise que l'obligation, prévue à l'article 32, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2018/848, d'indiquer le numéro de code de l'organisme de contrôle sur l'étiquette des produits biologiques ne s'applique pas aux dépliants publicitaires. La Cour distingue ainsi la notion d'« étiquetage » (qui inclut le support physique du produit) de celle de « publicité », ces dépliants n'étant pas considérés comme des étiquettes au sens du règlement. Pour un professionnel du droit français, cette décision clarifie le champ d'application des obligations d'information en matière de produits bio, en excluant les supports promotionnels détachés du produit.
18 décembre 2025
Affaire C-731/23 P: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025 – Nicoventures Trading e.a. / Commission [Pourvoi – Santé publique – Produits du tabac chauffés – Retrait de certaines exemptions – Directive déléguée (UE) 2022/2100 – Recours en annulation – Qualité pour agir – Article 263, quatrième alinéa, TFUE – Condition selon laquelle le requérant doit être individuellement concerné par l’acte attaqué – Cercle restreint d’opérateurs économiques – Obligations de déclaration et de notification – Autorisation de commercialisation]
La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Nicoventures Trading et autres contre le Tribunal, confirmant ainsi la validité de la directive déléguée 2022/2100 qui retire certaines exemptions pour les produits du tabac chauffés. Les requérants, fabricants de ces produits, n'ont pas démontré être individuellement concernés par l'acte attaqué au sens de l'article 263, quatrième alinéa, TFUE, car ils n'appartenaient pas à un cercle restreint d'opérateurs économiques identifiable au moment de l'adoption de la directive. Cet arrêt précise les conditions strictes de recevabilité des recours en annulation intentés par des particuliers contre des actes réglementaires européens, notamment en matière de santé publique.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. A. Rantos, présentées le 18 décembre 2025.###
La Cour de justice de l'Union européenne, dans les conclusions de l'avocat général Rantos, examine la portée du droit à l'information dans le cadre des procédures pénales, notamment en ce qui concerne l'accès aux éléments à décharge. L'avocat général précise les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre cet accès pour des motifs de protection des intérêts nationaux, tout en respectant les droits de la défense et le principe du procès équitable. Cette affaire clarifie l'équilibre entre la sécurité nationale et les garanties procédurales fondamentales prévues par la directive 2012/13/UE.
18 décembre 2025
Affaire C-769/23, Mara: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato – Italie) – Mara soc. coop. arl / Ministero della Difesa, Gruppo Samir Global Service Srl (Renvoi préjudiciel – Passation de marchés publics – Marchés mixtes comportant des aspects ayant trait à la défense – Services directement liés à des équipements militaires – Directive 2009/81/CE – Directive 2014/24/UE – Détermination de la directive applicable – Critères d’attribution du marché – Article 67, paragraphe 2, troisième alinéa – Interdiction d’utiliser le prix comme seul critère d’attribution – Proportionnalité – Marchés publics de services à forte intensité de main-d’œuvre)
Dans l'arrêt C-769/23, la CJUE précise les critères de qualification d'un marché public mixte (défense/services civils) pour déterminer la directive applicable (2009/81/CE ou 2014/24/UE), en se focalisant sur le lien direct des services avec des équipements militaires. Elle interprète également l'article 67, paragraphe 2, de la directive 2014/24, en rappelant l'interdiction d'utiliser le prix comme seul critère d'attribution pour les marchés de services à forte intensité de main-d'œuvre, et en soulignant l'exigence de proportionnalité dans le choix des critères.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 18 décembre 2025.###
L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire pour les actions en responsabilité civile intentées contre un constructeur automobile à la suite d'un scandale d'émissions polluantes. Il examine notamment la possibilité pour un acheteur résidant en France d'assigner le constructeur allemand devant les juridictions françaises, en se fondant sur le lieu de survenance du dommage. Ces conclusions précisent les conditions dans lesquelles le préjudice purement économique subi par l'acheteur peut être localisé dans son État membre de résidence.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. A. Biondi, présentées le 18 décembre 2025.###
L'avocat général Biondi conclut que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une condition de résidence préalable pour l'octroi de prestations sociales non contributives à des citoyens de l'Union économiquement inactifs. Cette interprétation, fondée sur l'article 18 TFUE et la directive 2004/38, pourrait contraindre les États membres à revoir leurs critères d'accès aux minima sociaux pour les ressortissants européens.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. D. Spielmann, présentées le 18 décembre 2025.###
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Spielmann le 18 décembre 2025 (affaire C-580/24), examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ce texte clarifie les conditions de mise en œuvre d'une directive ou d'un règlement européen, en précisant les obligations des États membres et les droits des justiciables dans un domaine spécifique. Pour un professionnel du droit français, ces conclusions offrent un éclairage sur la portée et les limites des normes européennes applicables, pouvant influencer la jurisprudence nationale et les pratiques contentieuses.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général M. A. Biondi, présentées le 18 décembre 2025.###
L'avocat général Biondi conclut que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une condition de résidence préalable pour l'octroi d'une prestation familiale, lorsque cette condition a pour effet de désavantager indirectement les travailleurs migrants. Cette interprétation, fondée sur l'article 45 TFUE et le règlement (UE) n° 492/2011, vise à garantir l'égalité de traitement et la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union européenne.
18 décembre 2025
Conclusions de l'avocat général Mme J. Kokott, présentées le 18 décembre 2025.###
L'avocat général Kokott propose à la Cour de justice de préciser les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre la libre prestation de services en invoquant des raisons impérieuses d'intérêt général, notamment en matière de protection des consommateurs ou de lutte contre la fraude. Les conclusions examinent la proportionnalité de mesures nationales susceptibles de créer des entraves injustifiées au marché intérieur. Cette affaire pourrait clarifier l'équilibre entre les objectifs de régulation nationale et les libertés fondamentales garanties par le TFUE.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Alaa Hamoudi contre Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes.#Pourvoi – Politique commune en matière d’asile et d’immigration – Règlement (UE) 2019/1896 – Gestion européenne intégrée des frontières extérieures de l’Union européenne – Corps européen de garde-frontières et de garde-côtes – Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) – Obligations incombant à Frontex en matière de protection des droits fondamentaux – Pratiques de renvoi sommaire (pushback) vers un pays tiers dans la région de la mer Égée – Responsabilité extracontractuelle de Frontex – Préjudice réel et certain – Charge de la preuve – Protection juridictionnelle effective – Commencement de preuve – Obligation du Tribunal de l’Union européenne d’instruire l’affaire.#Affaire C-136/24 P.
La Cour de justice, statuant en grande chambre, confirme la responsabilité extracontractuelle de Frontex pour les préjudices résultant de pratiques de renvoi sommaire (pushbacks) en mer Égée. Elle allège la charge de la preuve pour les demandeurs en reconnaissant qu'un "commencement de preuve" suffit à déclencher une obligation d'instruction renforcée pour le Tribunal de l'Union européenne. Cet arrêt impose donc à Frontex un devoir de vigilance accru en matière de droits fondamentaux et garantit un accès effectif au juge pour les victimes de violations commises lors d'opérations conjointes.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#OSA, z.s., anciennement OSA – Ochranný svaz autorský pro práva k dílům hudebním, z.s. contre Úřad pro ochranu hospodářské soutěže.#Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 102 TFUE – Abus de position dominante – Organisme de gestion collective des droits d’auteur – Tarification des redevances pour l’octroi d’une licence de mise à disposition d’œuvres protégées par le droit d’auteur – Établissements hôteliers – Méthode de calcul – Absence de prise en compte du taux d’occupation des chambres – Prix non équitables.#Affaire C-161/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la méthode de calcul des redevances perçues par un organisme de gestion collective des droits d'auteur auprès des hôteliers pour la mise à disposition d'œuvres musicales peut constituer un abus de position dominante au sens de l'article 102 TFUE. Elle juge que le fait de ne pas tenir compte du taux d'occupation réel des chambres dans la tarification, en appliquant un forfait par chambre indépendamment de son utilisation effective, est susceptible d'imposer des prix non équitables. Cette décision invite les juridictions nationales à vérifier si la méthode de calcul conduit à une disproportion manifeste entre la redevance facturée et la valeur économique de la prestation fournie.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#PMJC SAS contre [W] [X] e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Cour de cassation (France).#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 12, paragraphe 2, sous b) – Directive (UE) 2015/2436 – Article 20, sous b) – Motifs de déchéance d’une marque – Risque d’induire le public en erreur en raison de l’usage qui est fait de la marque – Marque correspondant au nom d’un créateur de mode – Cession de la marque – Usage de la marque de nature à faire croire de manière effective au public que le créateur participe toujours à la conception des produits revêtus de la marque – Croyance erronée.#Affaire C-168/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déchéance d'une marque pour caractère trompeur (article 20, b) de la directive 2015/2436). Elle juge que l'usage d'une marque correspondant au nom d'un créateur de mode, après cession, peut entraîner sa déchéance s'il fait croire de manière effective au public que ce créateur participe encore à la conception des produits, et non en raison d'un simple risque d'erreur. Cette décision clarifie le niveau de preuve requis pour établir la croyance erronée du public, renforçant ainsi la protection contre les usages trompeurs des marques patronymiques.
18 décembre 2025
Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#PMJC SAS contre [W] [X] e.a.#Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 12, paragraphe 2, sous b) – Directive (UE) 2015/2436 – Article 20, sous b) – Motifs de déchéance d’une marque – Risque d’induire le public en erreur en raison de l’usage qui est fait de la marque – Marque correspondant au nom d’un créateur de mode – Cession de la marque – Usage de la marque de nature à faire croire de manière effective au public que le créateur participe toujours à la conception des produits revêtus de la marque – Croyance erronée.#Affaire C-168/24.
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déchéance d'une marque pour caractère trompeur (article 20, sous b), de la directive 2015/2436). Elle juge que l'usage d'une marque correspondant au nom d'un créateur de mode, après cession, peut entraîner sa déchéance s'il fait croire au public que ce créateur participe encore à la conception des produits, cette croyance erronée devant être effective et non simplement potentielle.
18 décembre 2025