Droit européen — EUR-Lex
46 746textes du droit de l'Union européenne — Jurisprudence UE.
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165 047Par année
Affaire T-859/25, Kabakum 3808: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Administrativen sad – Varna (Bulgarie) le 26 novembre 2025 г. – Kabakum 3808 EOOD/Direktor na Direktsia Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika – Varna pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite
Cette affaire préjudicielle bulgare interroge la CJUE sur l'interprétation du droit de l'Union en matière fiscale, probablement relative à la TVA ou aux procédures de recouvrement. La demande, introduite par une société (Kabakum 3808 EOOD) contre l'administration fiscale bulgare, vise à clarifier les obligations des États membres et les droits des contribuables dans le cadre du contentieux fiscal. La décision de la Cour précisera les limites des pratiques nationales face aux principes d'effectivité et de proportionnalité du droit européen.
26 novembre 2025
Affaire T-524/22: Arrêt du Tribunal du 26 novembre 2025 – MeSoFa/Commission et CRU [Union économique et monétaire – Union bancaire – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement (MRU) – Procédure de résolution applicable en cas de défaillance avérée ou prévisible d’une entité – Adoption par le CRU d’un dispositif de résolution à l’égard de Sberbank – Recours en annulation – Intérêt à agir – Recevabilité – Droit d’être entendu – Protection juridictionnelle effective – Obligation de motivation – Articles 18 et 20 du règlement (UE) no 806/2014]
L'arrêt du Tribunal de l'UE (T-524/22, MeSoFa/Commission et CRU) du 26 novembre 2025 rejette le recours en annulation formé par des actionnaires et créanciers de Sberbank contre le dispositif de résolution adopté par le Conseil de résolution unique (CRU). Le Tribunal confirme la validité de la procédure de résolution, estimant que le droit d'être entendu des requérants n'a pas été violé et que la motivation du CRU était suffisante, tout en précisant les conditions de recevabilité d'un tel recours pour des parties non directement visées par la décision.
26 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (septième chambre) du 26 novembre 2025.#MeSoFa Vermögensverwaltungs AG, anciennement Sber Vermögensverwaltungs AG, anciennement Sberbank Europe AG contre Commission européenne et Conseil de résolution unique.#Union économique et monétaire – Union bancaire – Mécanisme de résolution unique des établissements de crédit et de certaines entreprises d’investissement (MRU) – Procédure de résolution applicable en cas de défaillance avérée ou prévisible d’une entité – Adoption par le CRU d’un dispositif de résolution à l’égard de Sberbank banka – Recours en annulation – Intérêt à agir – Recevabilité – Droit d’être entendu – Protection juridictionnelle effective – Obligation de motivation – Articles 18 et 20 du règlement (UE) no 806/2014.#Affaire T-523/22.
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de MeSoFa Vermögensverwaltungs AG (ex-Sberbank Europe AG) contre le dispositif de résolution adopté par le Conseil de résolution unique (CRU) concernant Sberbank banka. Il juge que la procédure de résolution, fondée sur les articles 18 et 20 du règlement MRU, n'a pas violé les droits de la défense de la requérante, ni l'obligation de motivation, et que le droit à une protection juridictionnelle effective a été respecté.
26 novembre 2025
Affaire T-607/24: Arrêt du Tribunal du 26 novembre 2025 – SBK Art/Conseil [Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Gel des fonds – Liste des personnes, des entités et des organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Maintien du nom du requérant sur la liste – Notion d’association – Article 2, paragraphe 1, in fine, de la décision 2014/145/PESC – Article 3, paragraphe 1, in fine, du règlement (UE) no 269/2014 – Obligation de motivation – Droits de la défense – Erreur d’appréciation – Proportionnalité – Exception d’illégalité]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de SBK Art contre son maintien sur les listes de sanctions liées à l'Ukraine. L'arrêt précise la notion d'« association » au sens des critères d'inscription, confirmant que le lien du requérant avec une personne physique ou morale sanctionnée justifie le gel de ses fonds. Cette décision clarifie l'interprétation de l'article 2, paragraphe 1, de la décision 2014/145/PESC et de l'article 3, paragraphe 1, du règlement n° 269/2014, en validant la légalité du critère d'association et en écartant les moyens tirés de l'erreur d'appréciation et de la violation des droits de la défense.
26 novembre 2025
Affaire T-632/24: Arrêt du Tribunal du 26 novembre 2025 – EFFAS/EUIPO – CFA Institute (CEFA EFFAS Certified European Financial Analyst) [Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative CEFA EFFAS Certified European Financial Analyst – Marque de l’Union européenne verbale antérieure CFA – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Absence de coexistence paisible]
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours d'EFFAS contre la décision de l'EUIPO refusant l'enregistrement de la marque figurative "CEFA EFFAS Certified European Financial Analyst" en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "CFA". Il confirme que la similitude visuelle et conceptuelle entre les signes, renforcée par l'identité des services (certification financière), justifie l'application de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt précise également que la coexistence alléguée sur certains marchés nationaux n'est pas suffisante pour écarter le risque de confusion à l'échelle de l'Union.
26 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 26 novembre 2025.#SiLog GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative Si Log International – Marque nationale verbale antérieure SILOG – Cause de nullité relative – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 60, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001 – Éléments de preuve produits pour la première fois devant la chambre de recours – Article 95, paragraphe 2, du règlement 2017/1001 – Droit d’être entendu ».#Affaire T-572/24.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette le recours de SiLog GmbH contre une décision de l'EUIPO. Il confirme l'annulation de la marque figurative de l'UE "Si Log International" en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "SILOG" pour des services identiques ou similaires, appliquant les critères de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001. L'arrêt précise également que l'EUIPO peut prendre en compte des preuves produites tardivement si elles sont pertinentes et que le droit d'être entendu a été respecté.
26 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (huitième chambre) du 26 novembre 2025.#SiLog GmbH contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure de nullité – Marque de l’Union européenne figurative Si Log International – Marque nationale verbale antérieure SILOG – Cause de nullité relative – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), et article 60, paragraphe 1, sous a), du règlement (UE) 2017/1001 – Éléments de preuve produits pour la première fois devant la chambre de recours – Article 95, paragraphe 2, du règlement 2017/1001 – Droit d’être entendu ».#Affaire T-572/24.
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de SiLog GmbH contre la décision de l'EUIPO annulant sa marque figurative « Si Log International » pour risque de confusion avec la marque verbale antérieure « SILOG ». Il confirme que la chambre de recours pouvait prendre en compte des preuves produites tardivement sans violer le droit d'être entendu, dès lors que la requérante a eu la possibilité de les contester.
26 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (première chambre) du 26 novembre 2025.#SBK Art OOO contre Conseil de l'Union européenne.#Politique étrangère et de sécurité commune – Mesures restrictives prises eu égard aux actions compromettant ou menaçant l’intégrité territoriale, la souveraineté et l’indépendance de l’Ukraine – Gel des fonds – Liste des personnes, des entités et des organismes auxquels s’applique le gel des fonds et des ressources économiques – Maintien du nom du requérant sur la liste – Notion d’“association” – Article 2, paragraphe 1, in fine, de la décision 2014/145/PESC – Article 3, paragraphe 1, in fine, du règlement (UE) no 269/2014 – Obligation de motivation – Droits de la défense – Erreur d’appréciation – Proportionnalité – Exception d’illégalité.#Affaire T-607/24.
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté le recours de SBK Art OOO contre son maintien sur les listes de sanctions liées à l'Ukraine. Il a précisé la notion d'"association" au sens des textes applicables, confirmant que le lien du requérant avec une personne physique sanctionnée justifiait les mesures de gel de fonds. L'arrêt clarifie ainsi les critères d'application de cette notion pour les professionnels du droit français confrontés à des contentieux similaires.
26 novembre 2025
Jurisprudence CJUE — 62024TJ0690
26 novembre 2025
Affaire C-762/25, Foodinho: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunale amministrativo regionale per il Lazio (Italie) le 26 novembre 2025 – Foodinho Srl/Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM)
Cette demande de décision préjudicielle, introduite par une juridiction italienne, interroge la Cour de justice sur l'interprétation du droit de l'Union européenne, potentiellement en matière de régulation des communications électroniques ou de protection des consommateurs, dans le cadre d'un litige opposant Foodinho Srl à l'autorité italienne de régulation des communications (AGCOM). La réponse de la CJUE précisera les obligations des États membres et des opérateurs privés face aux pouvoirs de contrôle et de sanction des autorités nationales de régulation.
26 novembre 2025
Arrêt du Tribunal (chambre préjudicielle) du 26 novembre 2025.#Inspecteur van de Douane contre FL.#Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Droits d’accise – Directive 2008/118/CE – Article 10, paragraphes 2 et 4, de la directive 2008/118 – Irrégularité commise au cours d’un mouvement de produits soumis à accise – Mouvement de produits sous un régime de suspension de droits – Constatation de l’irrégularité au cours du mouvement – Quantité de produits manquants constatée lors du déchargement du moyen de transport.#Affaire T-690/24.
Le Tribunal de l'Union européenne, dans l'affaire T-690/24, précise les conditions de détermination de l'irrégularité au sens de l'article 10, paragraphes 2 et 4, de la directive 2008/118/CE lors d'un mouvement de produits soumis à accise sous régime de suspension de droits. Il juge que la constatation d'une quantité manquante de produits lors du déchargement du moyen de transport constitue une irrégularité survenue au cours du mouvement, ce qui entraîne l'exigibilité des droits d'accise dans l'État membre où cette irrégularité a été constatée. Pour le praticien français, cet arrêt confirme que le lieu de constatation du manquant (déchargement) détermine l'État membre compétent pour le recouvrement, et non le lieu de départ ou de destination initiale.
26 novembre 2025
Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 25 novembre 2025.#G-Core Innovations Sàrl contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative G CORE – Marque de l’Union européenne verbale antérieure CORE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit.#Affaire T-660/24.
Le Tribunal de l'Union européenne rejette comme manifestement infondé le recours de G-Core Innovations Sàrl contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "G CORE" en raison d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "CORE". Cette ordonnance confirme l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001, en retenant que l'élément dominant "CORE" crée une similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre les signes pour des produits et services identiques ou similaires.
25 novembre 2025
Affaire T-808/25: Recours introduit le 25 novembre 2025 – Rotenberg/Council
L'affaire T-808/25 concerne un recours introduit par Rotenberg contre le Conseil de l'Union européenne, visant à contester des mesures restrictives (sanctions) adoptées dans le contexte du conflit en Ukraine. Le requérant demande l'annulation des actes l'ayant inscrit ou maintenu sur les listes de gel de fonds et de restrictions d'entrée, invoquant des moyens tirés d'une erreur d'appréciation et d'une violation de ses droits fondamentaux. Cette affaire s'inscrit dans la jurisprudence constante sur le contrôle juridictionnel des sanctions individuelles et la charge de la preuve incombant au Conseil.
25 novembre 2025
Affaire T-814/25: Recours introduit le 25 novembre 2025 – Holding Tourisme/EUIPO – Agora (MAGORA)
L'affaire T-814/25 oppose Holding Tourisme à l'EUIPO et à Agora concernant la marque de l'Union européenne "MAGORA". Le recours vise à contester une décision de l'EUIPO relative à l'enregistrement de cette marque, soulevant des questions sur le risque de confusion avec des marques antérieures. Pour un professionnel du droit français, cette affaire illustre les critères d'appréciation du risque de confusion en droit des marques de l'UE, notamment la similitude visuelle, phonétique et conceptuelle entre signes.
25 novembre 2025
Affaire T-809/25: Recours introduit le 25 novembre 2025 – Pumpyanskiy/Conseil
L'affaire T-809/25 concerne un recours introduit par M. Pumpyanskiy contre le Conseil de l'Union européenne, visant à contester les mesures restrictives (sanctions) prises à son encontre dans le cadre de la situation en Ukraine. Le requérant demande l'annulation des actes du Conseil qui le maintiennent sur les listes de gel des fonds et de restrictions en matière d'admission, invoquant des erreurs d'appréciation et une violation de ses droits fondamentaux. Cette affaire est pertinente pour les praticiens du droit français car elle illustre les conditions de contestation des sanctions européennes et la portée du contrôle juridictionnel exercé par le Tribunal de l'UE.
25 novembre 2025
Affaire T-660/24: Ordonnance du Tribunal du 25 novembre 2025 – G-Core Innovations/EUIPO – Coretransform (G CORE) [Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative G CORE – Marque de l’Union européenne verbale antérieure CORE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001 – Recours manifestement dépourvu de tout fondement en droit]
Le Tribunal de l'Union européenne a rejeté comme manifestement infondé le recours de G-Core Innovations contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "G CORE" pour risque de confusion avec la marque verbale antérieure "CORE". Cette ordonnance confirme l'appréciation de l'EUIPO sur le caractère dominant de l'élément "CORE" et l'absence de caractère distinctif suffisant de la lettre "G", illustrant l'application stricte de l'article 8, §1, b) du règlement 2017/1001.
25 novembre 2025
Ordonnance du Tribunal (deuxième chambre) du 25 novembre 2025.#G-Core Innovations Sàrl contre Office de l’Union européenne pour la propriété intellectuelle.#Marque de l’Union européenne – Procédure d’opposition – Demande de marque de l’Union européenne figurative G CORE – Marque de l’Union européenne verbale antérieure CORE – Motif relatif de refus – Risque de confusion – Article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement (UE) 2017/1001.#Affaire T-660/24.
Le Tribunal de l'UE rejette le recours de G-Core Innovations Sàrl contre le refus d'enregistrement de sa marque figurative "G CORE" pour des services informatiques. La décision confirme l'existence d'un risque de confusion avec la marque verbale antérieure "CORE", en raison de la similarité visuelle, phonétique et conceptuelle des signes, ainsi que de l'identité ou de la similarité des services visés. Cette ordonnance illustre l'application stricte de l'article 8, paragraphe 1, sous b), du règlement 2017/1001, rappelant que l'ajout d'un élément distinctif faible ne suffit pas à écarter le risque de confusion lorsque le public pertinent peut percevoir la marque antérieure comme l'élément dominant.
25 novembre 2025
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 25 novembre 2025.#Jakub Cupriak-Trojan et Mateusz Trojan contre Wojewoda Mazowiecki.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Naczelny Sąd Administracyjny.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Articles 20 et 21 TFUE – Articles 7 et 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Citoyens de l’Union de même sexe ayant contracté un mariage lors de l’exercice de ce droit – Obligation pour l’État membre d’origine de reconnaître et de transcrire l’acte de mariage dans le registre d’état civil – Réglementation nationale ne permettant pas une telle reconnaissance et une telle transcription au motif que le mariage entre personnes de même sexe n’est pas autorisé.#Affaire C-713/23.
La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en grande chambre, a jugé que les articles 20 et 21 TFUE, lus à la lumière des articles 7 et 21 de la Charte des droits fondamentaux, imposent à un État membre de reconnaître et de transcrire dans son registre d'état civil le mariage entre personnes de même sexe contracté légalement dans un autre État membre par ses propres ressortissants. Cette obligation découle du droit de libre circulation et de séjour, et prime sur la législation nationale qui interdit le mariage homosexuel. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt signifie que la France doit reconnaître et transcrire les mariages homosexuels célébrés dans un autre État membre, même si le mariage entre personnes de même sexe n'est pas autorisé en droit interne.
25 novembre 2025
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 25 novembre 2025.#Jakub Cupriak-Trojan et Mateusz Trojan contre Wojewoda Mazowiecki.#Renvoi préjudiciel – Citoyenneté de l’Union – Articles 20 et 21 TFUE – Articles 7 et 21 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit de libre circulation et de libre séjour sur le territoire des États membres – Citoyens de l’Union de même sexe ayant contracté un mariage lors de l’exercice de ce droit – Obligation pour l’État membre d’origine de reconnaître et de transcrire le mariage dans le registre d’état civil – Réglementation nationale ne permettant pas une telle reconnaissance et une telle transcription au motif que le mariage entre personnes de même sexe n’est pas autorisé.#Affaire C-713/23.
La Cour de justice de l'Union européenne, statuant en grande chambre, juge que les articles 20 et 21 TFUE, lus à la lumière des articles 7 et 21 de la Charte, imposent à un État membre de reconnaître et de transcrire dans son registre d'état civil le mariage entre personnes de même sexe, valablement contracté dans un autre État membre par ses ressortissants. Cette obligation découle du droit de libre circulation et de séjour, dont l'exercice effectif serait entravé par le refus de reconnaissance, qui affecte l'unité et la stabilité juridique du lien matrimonial. La réglementation nationale interdisant le mariage homosexuel ne saurait justifier un tel refus, car elle porterait une atteinte disproportionnée aux droits conférés par la citoyenneté de l'Union.
25 novembre 2025
Affaire C-758/25, Molkerei Alois Müller: Demande de décision préjudicielle présentée par le Bundesgerichtshof (Allemagne) le 25 novembre 2025 – Molkerei Alois Müller GmbH & Co. KG/Wettbewerbszentrale e.V.
Cette affaire préjudicielle, soumise par la Cour fédérale de justice allemande, porte sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de pratiques commerciales trompeuses dans le secteur agroalimentaire. Elle vise à déterminer si l'utilisation d'allégations environnementales ou de mentions relatives à la durabilité sur l'emballage de produits laitiers peut être considérée comme trompeuse en l'absence de preuves suffisantes ou de certification. La décision de la CJUE clarifiera les critères de loyauté des pratiques commerciales des entreprises agroalimentaires face aux exigences de transparence imposées par les directives européennes.
25 novembre 2025