433 541textes du droit de l'Union européenne.
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Règlement · Directive · Décision · Recommandation
87 505Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions
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28 588Propositions · Communications · Initiatives
83 486Accord international · PESC · Traité
23 130Budget · Avis · Résolution · Divers
164 461L'avocat général propose à la Cour de justice de l'Union européenne d'interpréter le règlement (UE) n° 1215/2012 (Bruxelles I bis) en matière de compétence judiciaire pour les actions en responsabilité civile intentées contre un constructeur automobile à la suite d'un scandale d'émissions polluantes. Il examine notamment la possibilité pour un acheteur résidant en France d'assigner le constructeur allemand devant les juridictions françaises, en se fondant sur le lieu de survenance du dommage. Ces conclusions précisent les conditions dans lesquelles le préjudice purement économique subi par l'acheteur peut être localisé dans son État membre de résidence.
18 décembre 2025
L'avocat général Biondi conclut que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une condition de résidence préalable pour l'octroi de prestations sociales non contributives à des citoyens de l'Union économiquement inactifs. Cette interprétation, fondée sur l'article 18 TFUE et la directive 2004/38, pourrait contraindre les États membres à revoir leurs critères d'accès aux minima sociaux pour les ressortissants européens.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne, dans ses conclusions présentées par l'avocat général Spielmann le 18 décembre 2025 (affaire C-580/24), examine une question préjudicielle relative à l'interprétation du droit de l'Union. Ce texte clarifie les conditions de mise en œuvre d'une directive ou d'un règlement européen, en précisant les obligations des États membres et les droits des justiciables dans un domaine spécifique. Pour un professionnel du droit français, ces conclusions offrent un éclairage sur la portée et les limites des normes européennes applicables, pouvant influencer la jurisprudence nationale et les pratiques contentieuses.
18 décembre 2025
L'avocat général Biondi conclut que le droit de l'Union s'oppose à une réglementation nationale qui impose une condition de résidence préalable pour l'octroi d'une prestation familiale, lorsque cette condition a pour effet de désavantager indirectement les travailleurs migrants. Cette interprétation, fondée sur l'article 45 TFUE et le règlement (UE) n° 492/2011, vise à garantir l'égalité de traitement et la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union européenne.
18 décembre 2025
L'avocat général Kokott propose à la Cour de justice de préciser les conditions dans lesquelles un État membre peut restreindre la libre prestation de services en invoquant des raisons impérieuses d'intérêt général, notamment en matière de protection des consommateurs ou de lutte contre la fraude. Les conclusions examinent la proportionnalité de mesures nationales susceptibles de créer des entraves injustifiées au marché intérieur. Cette affaire pourrait clarifier l'équilibre entre les objectifs de régulation nationale et les libertés fondamentales garanties par le TFUE.
18 décembre 2025
La Cour de justice, statuant en grande chambre, confirme la responsabilité extracontractuelle de Frontex pour les préjudices résultant de pratiques de renvoi sommaire (pushbacks) en mer Égée. Elle allège la charge de la preuve pour les demandeurs en reconnaissant qu'un "commencement de preuve" suffit à déclencher une obligation d'instruction renforcée pour le Tribunal de l'Union européenne. Cet arrêt impose donc à Frontex un devoir de vigilance accru en matière de droits fondamentaux et garantit un accès effectif au juge pour les victimes de violations commises lors d'opérations conjointes.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise que la méthode de calcul des redevances perçues par un organisme de gestion collective des droits d'auteur auprès des hôteliers pour la mise à disposition d'œuvres musicales peut constituer un abus de position dominante au sens de l'article 102 TFUE. Elle juge que le fait de ne pas tenir compte du taux d'occupation réel des chambres dans la tarification, en appliquant un forfait par chambre indépendamment de son utilisation effective, est susceptible d'imposer des prix non équitables. Cette décision invite les juridictions nationales à vérifier si la méthode de calcul conduit à une disproportion manifeste entre la redevance facturée et la valeur économique de la prestation fournie.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déchéance d'une marque pour caractère trompeur (article 20, b) de la directive 2015/2436). Elle juge que l'usage d'une marque correspondant au nom d'un créateur de mode, après cession, peut entraîner sa déchéance s'il fait croire de manière effective au public que ce créateur participe encore à la conception des produits, et non en raison d'un simple risque d'erreur. Cette décision clarifie le niveau de preuve requis pour établir la croyance erronée du public, renforçant ainsi la protection contre les usages trompeurs des marques patronymiques.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déchéance d'une marque pour caractère trompeur (article 20, sous b), de la directive 2015/2436). Elle juge que l'usage d'une marque correspondant au nom d'un créateur de mode, après cession, peut entraîner sa déchéance s'il fait croire au public que ce créateur participe encore à la conception des produits, cette croyance erronée devant être effective et non simplement potentielle.
18 décembre 2025
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) précise que le droit de l'Union, notamment les directives 2001/29 et 2004/48, lues à la lumière des articles 17 et 47 de la Charte des droits fondamentaux, s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne la recevabilité d'une action en contrefaçon intentée par un seul cotitulaire de droits d'auteur sur une œuvre cinématographique à la mise en cause obligatoire de tous les autres cotitulaires. Une telle exigence est jugée disproportionnée car elle peut priver le cotitulaire d'un recours effectif pour défendre ses droits de propriété intellectuelle.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise les limites du pouvoir des États membres de retirer ou de limiter les conditions matérielles d'accueil (notamment le logement) d'un demandeur d'asile qui refuse son transfert dans un autre centre d'hébergement. Elle juge qu'un tel refus ne constitue pas automatiquement un « abandon du lieu de résidence » ou un « manquement grave au règlement » justifiant une sanction, et que toute décision de retrait doit respecter le principe de proportionnalité et garantir un niveau de vie digne, en tenant compte de la situation particulière des personnes vulnérables et des mineurs.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 18 décembre 2025 (affaire C-259/24), a jugé irrecevable la demande de décision préjudicielle relative à l'interprétation des règles sur le remboursement ou la remise des droits à l'importation. L'affaire portait sur la transmission du dossier de demande de remise à la Commission européenne et la question d'une éventuelle remise automatique des droits, mais la Cour a estimé que les conditions de recevabilité n'étaient pas remplies. Cet arrêt rappelle les strictes exigences procédurales pour saisir la CJUE d'un renvoi préjudiciel en matière douanière.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 18 décembre 2025 (affaire C-259/24, *Tenergie Development*), précise les conditions de la transmission du dossier de demande de remise de droits à la Commission européenne et écarte l'existence d'une remise automatique des droits. Elle juge que la demande de décision préjudicielle est irrecevable, ce qui a pour effet de ne pas trancher au fond la question de la responsabilité de l'État membre dans ce contexte. Pour le professionnel du droit français, cet arrêt rappelle les strictes limites procédurales du renvoi préjudiciel et l'absence d'obligation de remise automatique des droits douaniers en cas de transmission du dossier à la Commission.
18 décembre 2025
Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu sur renvoi préjudiciel bulgare, précise les conditions de caractérisation d'un abus de position dominante par effet de ciseaux tarifaires (ou compression des marges) sur un marché de gros des carburants. Il clarifie que, pour apprécier cet abus sur un marché verticalement intégré, il convient d'inclure le régime des droits d'accise dans le calcul des coûts et des prix de l'opérateur dominant, afin de déterminer si une entreprise aussi efficace que ses concurrents aurait pu opérer de manière rentable. La décision apporte ainsi un éclairage utile sur la méthode d'analyse économique à retenir pour qualifier une pratique tarifaire abusive au sens de l'article 102 TFUE.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise que l'article 7, paragraphe 2, du règlement n° 492/2011 s'oppose à une réglementation nationale qui subordonne l'octroi d'une allocation familiale à un travailleur non-résident pour l'enfant de son conjoint ou partenaire enregistré à une condition de "pourvoi à l'entretien" appréciée uniquement sur la base d'une présomption fondée sur l'existence d'un domicile commun. Une telle présomption, qui ne tient pas compte de la situation individuelle du travailleur, constitue une discrimination indirecte injustifiée au détriment des travailleurs migrants.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne interprète l'article 7, paragraphe 2, du règlement n° 492/2011 relatif à la libre circulation des travailleurs. Elle précise que, pour l'octroi d'une allocation familiale à un travailleur non-résident pour un enfant de son conjoint ou partenaire enregistré, l'exigence de "pourvoir à l'entretien" de l'enfant ne peut pas être présumée uniquement sur la base de l'existence d'un domicile commun. Les autorités nationales doivent procéder à une appréciation concrète de la situation, en tenant compte de l'ensemble des éléments pertinents, pour vérifier si le travailleur contribue effectivement à l'entretien de l'enfant.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de PAN Europe et confirme la validité du renouvellement de l'approbation de la cyperméthrine par la Commission. Elle juge que la Commission a correctement appliqué le règlement n° 1107/2009 en se fondant sur des conditions réalistes d'utilisation et en identifiant des domaines critiques de préoccupation sans pour autant violer le principe de précaution. Cet arrêt précise les limites du contrôle juridictionnel sur l'évaluation des risques et la marge d'appréciation de la Commission dans la gestion des substances actives phytopharmaceutiques.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne rejette le pourvoi de PAN Europe contre le refus de la Commission de réexaminer le renouvellement de l'approbation de la cyperméthrine. Elle confirme que la Commission peut valablement identifier des "domaines critiques de préoccupation" tout en approuvant une substance, dès lors que l'évaluation des risques repose sur des conditions d'utilisation réalistes et que la gestion des risques, incluant des mesures d'atténuation, est jugée suffisante au regard du principe de précaution. Cet arrêt précise ainsi l'étendue du contrôle juridictionnel sur les décisions de la Commission en matière de produits phytopharmaceutiques et la portée de l'obligation de réexamen interne prévue par le règlement d'Aarhus.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise que le juge national saisi sur renvoi après cassation doit, en vertu du principe d'effectivité et de l'article 47 de la Charte, examiner d'office le caractère abusif d'une clause pénale, même si ce moyen n'a pas été soulevé dans le délai de la procédure initiale. L'autorité de la chose jugée ne peut pas faire obstacle à ce contrôle lorsque la décision antérieure n'a pas procédé à un tel examen. Cette solution garantit la protection effective du consommateur contre les clauses abusives, conformément aux articles 6 et 7 de la directive 93/13.
18 décembre 2025
La Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de protection d'un dessin ou modèle communautaire, notamment la notion de "caractère individuel" et d'"utilisateur averti". Elle juge que les caractéristiques d'apparence prédéterminées par un tiers (comme un donneur d'ordre) limitent la liberté du créateur, ce qui doit être pris en compte pour évaluer le caractère individuel. En outre, les tendances de la mode peuvent influencer la perception de l'utilisateur averti, mais ne suffisent pas à écarter automatiquement le caractère individuel si l'impression globale diffère.
18 décembre 2025