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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

433 541textes du droit de l'Union européenne.

433 541

Total documents

433 541

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 505

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 371

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 588

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 486

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Jurisprudence CJUE62024CJ0325_SUM

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#Procédure pénale contre HG.#Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2014/41/UE – Décision d’enquête européenne en matière pénale – Article 3 – Champ d’application matériel – Notion de “mesure d’enquête” – Finalité – Obtention de preuves – Article 10 – Recours à un type différent de mesure d’enquête – Article 11 – Motifs de non-reconnaissance ou de non-exécution – Droits fondamentaux – Article 22 – Transfèrement temporaire de la personne détenue vers l’État membre d’émission aux fins de la réalisation d’une mesure d’enquête – Article 24 – Audition par vidéoconférence de la personne poursuivie – Article 24, paragraphe 2, sous b) – Principes fondamentaux du droit de l’État membre d’exécution.#Affaire C-325/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise le champ d'application de la directive 2014/41/UE relative à la décision d'enquête européenne (DEE), en jugeant que le transfèrement temporaire d'une personne détenue vers l'État d'émission pour y être entendue constitue une "mesure d'enquête" au sens de l'article 3. Elle encadre les conditions de ce transfèrement, notamment par rapport aux droits fondamentaux et à l'obligation de recourir à la vidéoconférence prévue à l'article 24 lorsque cela est possible et conforme aux principes fondamentaux de l'État d'exécution.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0345

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 décembre 2025.#Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM) contre BRT SpA e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato.#Renvoi préjudiciel – Services de livraison de colis postaux au public – Directive 97/67/CE – Articles 22 et 22 bis – Règlement (UE) 2018/644 – Article 4 – Décision de l’autorité nationale réglementaire mettant des obligations d’information à la charge des prestataires de services de livraison de colis – Fondement juridique de la compétence de cette autorité pour imposer des obligations d’information spécifiques à l’égard d’opérateurs n’effectuant pas de livraison transfrontière de colis – Proportionnalité.#Affaire C-345/24.

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 130

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 461

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, l'étendue des pouvoirs des autorités nationales de régulation (ANR) en matière de services de livraison de colis. Elle juge que la directive 97/67 et le règlement 2018/644 n'habilitent pas une ANR à imposer des obligations d'information spécifiques à des prestataires de services de livraison de colis qui n'effectuent pas de livraisons transfrontalières, sauf si ces obligations sont nécessaires et proportionnées pour assurer le contrôle du respect des obligations de service universel ou pour garantir la transparence du marché. L'arrêt rappelle ainsi que la compétence des ANR pour imposer de telles obligations doit reposer sur une base légale claire et respecter le principe de proportionnalité.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0345_SUM

Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 décembre 2025.#Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM) contre BRT SpA e.a.#Renvoi préjudiciel – Services de livraison de colis postaux au public – Directive 97/67/CE – Articles 22 et 22 bis – Règlement (UE) 2018/644 – Article 4 – Décision de l’autorité nationale réglementaire mettant des obligations d’information à la charge des prestataires de services de livraison de colis – Fondement juridique de la compétence de cette autorité pour imposer des obligations d’information spécifiques à l’égard d’opérateurs n’effectuant pas de livraison transfrontière de colis – Proportionnalité.#Affaire C-345/24.

La Cour de justice de l'Union européenne a jugé que la directive 97/67 et le règlement 2018/644 ne confèrent pas à une autorité nationale de régulation le pouvoir d'imposer des obligations d'information spécifiques à des prestataires de services de livraison de colis qui n'effectuent pas de livraisons transfrontalières. Une telle compétence doit reposer sur un fondement juridique national distinct et respecter le principe de proportionnalité.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0366

Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025.#Amazon EU Sàrl contre Ministre de la Culture et Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur – Libre prestation de services – Libre circulation des marchandises – Protection ou promotion de la diversité culturelle – Service de livraison à domicile de livres – Mesure nationale prévoyant une tarification minimale pour un tel service – Directive 2006/123/CE – Applicabilité – Articulation avec les articles 34 et 56 TFUE.#Affaire C-366/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive "services" (2006/123/CE) et les articles 34 et 56 TFUE à propos d'une mesure française imposant un prix minimal pour la livraison de livres à domicile. Elle examine si cette réglementation, visant à protéger la diversité culturelle, constitue une restriction injustifiée à la libre prestation de services et à la libre circulation des marchandises. L'arrêt précise les conditions de compatibilité de telles mesures nationales avec le droit de l'UE, en particulier leur proportionnalité au regard de l'objectif culturel poursuivi.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0422

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#Integritetsskyddsmyndigheten contre AB Storstockholms Lokaltrafik.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Högsta förvaltningsdomstolen.#Renvoi préjudiciel – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Articles 13 et 14 – Champ d’application – Données à caractère personnel collectées au moyen d’une caméra‑piéton portée par des contrôleurs dans les transports publics – Base juridique de l’obligation d’information de la personne concernée pesant sur le responsable du traitement.#Affaire C-422/24.

La Cour de justice de l'Union européenne précise, dans cette affaire, que l'obligation d'information prévue aux articles 13 et 14 du RGPD s'applique à la collecte de données à caractère personnel via des caméras-piétons portées par des contrôleurs dans les transports publics. Elle clarifie que le responsable du traitement doit fournir ces informations, même si la base juridique du traitement est une obligation légale nationale, et que cette obligation d'information ne peut être limitée que dans les conditions strictes prévues à l'article 14, paragraphe 5, du RGPD.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0481_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025.#E. sp.j. contre C. sp. z o.o.#Renvoi préjudiciel – Directive 2011/7/UE – Lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales – Article 3, paragraphe 1, et paragraphe 3, sous a) – Intérêts pour retard de paiement – Article 6, paragraphes 1 et 2 – Indemnisation pour les frais de recouvrement – Conditions – Réglementation nationale prévoyant la compensation de créances réciproques par déclaration ayant un effet rétroactif – Extinction simultanée des créances à concurrence de la moins élevée – Effets sur les intérêts et sur l’indemnisation.#Affaire C-481/24.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète la directive 2011/7/UE concernant la lutte contre le retard de paiement. Elle précise qu'une réglementation nationale permettant la compensation de créances réciproques avec un effet rétroactif ne peut priver le créancier des intérêts de retard et de l'indemnisation forfaitaire pour frais de recouvrement, dus avant la compensation. En conséquence, le droit à ces sommes est maintenu malgré l'extinction rétroactive des créances.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0548

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Crédit agricole SA e.a. contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Mécanisme de surveillance unique – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Article 4 – Fixation des exigences prudentielles – Article 16 – Risque lié aux engagements de paiement irrévocables (EPI) souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution – Déduction intégrale des sommes versées en tant que garantie des EPI des fonds propres de base de catégorie 1 – Pouvoir discrétionnaire de la BCE – Contrôle juridictionnel.#Affaire C-548/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne a rejeté le pourvoi de Crédit agricole SA contre la BCE, confirmant que cette dernière dispose d'un pouvoir discrétionnaire pour imposer la déduction intégrale des sommes versées en garantie des engagements de paiement irrévocables (EPI) des fonds propres de base de catégorie 1 (CET1). Ce faisant, la Cour valide l'approche prudentielle de la BCE, qui considère que ces garanties constituent un risque de perte effective, et précise que le contrôle juridictionnel de cette décision se limite à vérifier l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt confirme la marge de manœuvre de la BCE dans la fixation des exigences prudentielles, notamment pour les EPI souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0552_INF

Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Confédération nationale du Crédit mutuel e.a. contre Banque centrale européenne (BCE).#Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Mécanisme de surveillance unique – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Article 4 – Fixation des exigences prudentielles – Article 16 – Risque lié aux engagements de paiement irrévocables (EPI) souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution – Déduction intégrale des sommes versées en tant que garantie des EPI des fonds propres de base de catégorie 1 – Pouvoir discrétionnaire de la BCE – Contrôle juridictionnel.#Affaire C-552/24 P.

La Cour de justice de l'Union européenne valide le pouvoir discrétionnaire de la Banque centrale européenne (BCE) d'exiger des banques la déduction intégrale de leurs fonds propres de base de catégorie 1 des sommes versées en garantie d'engagements de paiement irrévocables (EPI) souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution. Cet arrêt confirme que la BCE peut, dans le cadre de sa mission de surveillance prudentielle, imposer un traitement plus strict que le droit dérivé pour couvrir le risque de liquidité et de crédit associé à ces EPI. Le contrôle juridictionnel de cette décision se limite à vérifier l'absence d'erreur manifeste d'appréciation, la BCE disposant d'une large marge d'appréciation technique en matière prudentielle.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CJ0776

Arrêt de la Cour (sixième chambre) du 18 décembre 2025.#CJ contre Service fédéral des Pensions (SFP).#Demande de décision préjudicielle, introduite par le tribunal du travail francophone de Bruxelles.#Renvoi préjudiciel – Fonctionnaires – Statut des fonctionnaires de l’Union européenne – Annexe VIII – Pensions – Droits à pension acquis avant l’entrée au service de l’Union européenne – Transfert au régime de pension des institutions de l’Union européenne – Demande de transfert du travailleur – Irrévocabilité de ce transfert – Enrichissement sans cause.#Affaire C-776/24.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (sixième chambre) du 18 décembre 2025, rendu sur renvoi préjudiciel du tribunal du travail francophone de Bruxelles, interprète le statut des fonctionnaires de l'UE (annexe VIII) concernant le transfert des droits à pension acquis antérieurement au régime de pension de l'Union. Il précise les conditions de l'irrévocabilité de ce transfert, décidé par le travailleur, et examine si un éventuel enrichissement sans cause de l'institution peut être invoqué pour remettre en cause cette opération.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0240

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Procédure engagée par N.T.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le zastępca notarialny zastępujący notariusza Justynę Gawlicę w Krapkowicach.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Clerc de notaire – Notion de “juridiction” – Coopération judiciaire en matière civile – Mesures relatives au certificat successoral européen – Règlement (UE) no 650/2012 – Refus d’une banque de reconnaître le certificat successoral européen – Article 71 – Déclenchement d’office, par un notaire, de la procédure de retrait ou de modification du certificat successoral européen – Absence d’exercice d’une fonction juridictionnelle – Irrecevabilité.#Affaire C-240/24.

La Cour de justice de l'Union européenne déclare irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par un clerc de notaire polonais, au motif que ce dernier n'exerce pas une fonction juridictionnelle au sens de l'article 267 TFUE. En effet, la procédure de retrait ou de modification d'office d'un certificat successoral européen, engagée par un notaire face au refus d'une banque de le reconnaître, relève d'une activité non contentieuse et administrative, et non d'une mission de jugement. Par conséquent, le clerc de notaire ne constitue pas une "juridiction" habilitée à saisir la Cour à titre préjudiciel.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0240_SUM

Ordonnance de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025.#Procédure engagée par N.T.#Renvoi préjudiciel – Article 53, paragraphe 2, du règlement de procédure de la Cour – Article 267 TFUE – Clerc de notaire – Notion de “juridiction” – Coopération judiciaire en matière civile – Mesures relatives au certificat successoral européen – Règlement (UE) no 650/2012 – Refus d’une banque de reconnaître le certificat successoral européen – Article 71 – Déclenchement d’office, par un notaire, de la procédure de retrait ou de modification du certificat successoral européen – Absence d’exercice d’une fonction juridictionnelle – Irrecevabilité.#Affaire C-240/24.

La Cour de justice de l’Union européenne déclare irrecevable la demande de décision préjudicielle introduite par un clerc de notaire, au motif que ce dernier n’exerce pas de fonction juridictionnelle au sens de l’article 267 TFUE lorsqu’il agit d’office pour retirer ou modifier un certificat successoral européen. L’ordonnance précise que la notion de « juridiction » au sens du droit de l’Union ne couvre pas les notaires dans le cadre de leurs activités non contentieuses, même lorsqu’ils appliquent le règlement (UE) n° 650/2012 relatif aux successions transfrontalières.

18 décembre 2025

Détail →
Ordonnance CJUE62024CO0745

Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025.#Verband Sozialer Wettbewerb eV contre GLOBUS Handelshof GmbH & Co. KG.#Demande de décision préjudicielle, introduite par le Landgericht Saarbrücken.#Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse ne laissant place à aucun doute raisonnable – Agriculture et pêche – Produits biologiques – Règlement (UE) 2018/848 – Article 3, point 52 – Notion d’“étiquetage” – Notion d’“étiquette” – Article 3, point 53 – Notion de “publicité” – Article 30, paragraphe 1 – Produits portant des termes faisant référence à la production biologique – Article 32, paragraphe 1, sous a) – Obligation d’indiquer sur l’étiquette le numéro de code de l’autorité ou de l’organisme de contrôle dont dépend l’opérateur qui a mené à bien la dernière opération de production ou de préparation – Inapplicabilité à des dépliants publicitaires promouvant ces produits.#Affaire C-745/24.

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne clarifie la portée des obligations d'étiquetage des produits biologiques prévues par le règlement (UE) 2018/848. La Cour précise que l'obligation d'indiquer le numéro de code de l'organisme de contrôle sur l'étiquette, prévue à l'article 32, paragraphe 1, sous a), ne s'applique pas aux dépliants publicitaires, car ceux-ci relèvent de la notion de "publicité" et non de celle d'"étiquetage" au sens de l'article 3, points 52 et 53. En conséquence, un professionnel peut promouvoir des produits biologiques dans des supports publicitaires sans y faire figurer ce numéro de code.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0417_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Slagelse Almennyttige Boligselskab Afdeling Schackenborgvænge e.a. contre MV e.a.#Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique – Directive 2000/43/CE – Notions d’“origine ethnique”, de “discrimination directe” et de “discrimination indirecte” – Réglementation nationale exigeant l’adoption de plans d’aménagement destinés à réduire le pourcentage de logements publics familiaux dans certaines zones d’habitation – Identification de ces zones en fonction de la proportion d’“immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants” – Justification – Cohésion sociale et intégration – Politique du logement – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect du domicile – Proportionnalité.#Affaire C-417/23.

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 18 décembre 2025 (affaire C-417/23), interprète la directive 2000/43/CE relative à l'égalité de traitement sans distinction de race ou d'origine ethnique. Elle juge qu'une réglementation nationale qui identifie des zones d'habitation en fonction de la proportion d'« immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants » pour y imposer des plans d'aménagement réduisant le nombre de logements sociaux constitue une discrimination directe fondée sur l'origine ethnique. Cette mesure ne saurait être justifiée par des objectifs de cohésion sociale ou de politique du logement, et elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect du domicile garanti par l'article 7 de la Charte des droits fondamentaux.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0433

Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025.#Commission européenne contre Royaume d'Espagne.#Manquement d’État – Article 258 TFUE – Directive 91/271/CEE – Collecte et traitement des eaux urbaines résiduaires – Articles 3 à 5 et 15 – Actualisation de la charge polluante générée par les agglomérations, exprimée en équivalent habitant (EH) – Rejet.#Affaire C-433/23.

La Cour de justice de l'Union européenne condamne l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de collecte et de traitement des eaux urbaines résiduaires. Le Royaume d'Espagne n'a pas correctement actualisé la charge polluante générée par certaines agglomérations, ni assuré un traitement approprié des rejets conformément aux articles 3 à 5 et 15 de la directive 91/271/CEE. Cette décision rappelle aux États membres l'importance d'une mise à jour rigoureuse des données d'équivalent habitant (EH) pour garantir l'efficacité des systèmes d'assainissement.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0448_RES

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Commission européenne contre République de Pologne.#Manquement d’État – Article 2 TUE – Article 4, paragraphe 3, TUE – Article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – État de droit – Protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l’Union – Principes d’autonomie, de primauté, d’effectivité et d’application uniforme du droit de l’Union – Principe de l’effet contraignant de la jurisprudence de la Cour – Arrêts du Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle, Pologne) – Arrêts de la Cour et mesures provisoires au titre de l’article 279 TFUE relatifs à l’article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Rejet par le Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle) de ces arrêts et de ces mesures provisoires comme étant ultra vires – Identité constitutionnelle nationale – Interdiction faite par le Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle) à tous les organes des pouvoirs publics d’appliquer l’article 2 et l’article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Exigence d’un tribunal indépendant et impartial, établi préalablement par la loi – Composition irrégulière du Trybunał Konstytucyjny (Cour constitutionnelle).#Affaire C-448/23.

La Cour de justice de l'Union européenne a constaté que la Pologne a manqué à ses obligations en vertu des traités en rejetant, par sa Cour constitutionnelle, l'autorité des arrêts de la CJUE et en interdisant aux autorités nationales d'appliquer les dispositions de l'article 2 et de l'article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE. Ce faisant, la Pologne a violé les principes d'autonomie, de primauté, d'effectivité et d'application uniforme du droit de l'Union, ainsi que l'obligation de garantir une protection juridictionnelle effective dans les domaines couverts par le droit de l'Union. Pour un professionnel du droit français, cet arrêt réaffirme la suprématie du droit de l'Union sur les identités constitutionnelles nationales et condamne toute tentative de remettre en cause l'autorité de la CJUE, ce qui a des implications directes sur le contrôle de l'indépendance judiciaire et l'application des décisions européennes par les juridictions nationales.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0560

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#H (ved DRC Dansk Flygtningehjælp) contre Udlændingestyrelsen.#Demande de décision préjudicielle, introduite par la Flygtningenævnet København.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 604/2013 – Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Article 29, paragraphe 1 – Délai de transfert – Détermination du point de départ du délai de six mois – Introduction d’un recours juridictionnel assorti d’un effet suspensif – Circonstance nouvelle portée à la connaissance de l’autorité juridictionnelle saisie de ce recours – Annulation de la décision de transfert initiale et renvoi de l’affaire à l’autorité administrative compétente – Adoption d’une seconde décision de transfert faisant également l’objet d’un recours en annulation – Incidence sur la computation du délai de transfert.#Affaire C-560/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne précise le point de départ du délai de six mois pour le transfert d'un demandeur d'asile vers l'État membre responsable, prévu à l'article 29, paragraphe 1, du règlement Dublin III. La Cour juge que, lorsqu'une première décision de transfert est annulée par une juridiction nationale et que l'affaire est renvoyée à l'autorité administrative, le délai de transfert ne recommence à courir qu'à compter de la notification de la seconde décision de transfert, et non à compter de l'acceptation de la reprise en charge par l'État membre requis. Cette solution s'applique même si la seconde décision fait elle-même l'objet d'un recours suspensif, le délai étant alors suspendu jusqu'à la décision juridictionnelle définitive.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0560_RES

Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025.#H (ved DRC Dansk Flygtningehjælp) contre Udlændingestyrelsen.#Renvoi préjudiciel – Règlement (UE) no 604/2013 – Détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Article 29, paragraphe 1 – Délai de transfert – Détermination du point de départ du délai de six mois – Introduction d’un recours juridictionnel assorti d’un effet suspensif – Circonstance nouvelle portée à la connaissance de l’autorité juridictionnelle saisie de ce recours – Annulation de la décision de transfert initiale et renvoi de l’affaire à l’autorité administrative compétente – Adoption d’une seconde décision de transfert faisant également l’objet d’un recours en annulation – Incidence sur la computation du délai de transfert.#Affaire C-560/23.

La Cour de justice de l'Union européenne précise que, lorsqu'une première décision de transfert est annulée par une juridiction nationale et que l'affaire est renvoyée à l'autorité administrative, le délai de six mois pour procéder au transfert de l'intéressé vers l'État membre responsable court à nouveau à compter de l'adoption de la seconde décision de transfert. Ce nouveau délai n'est pas affecté par le recours juridictionnel introduit contre la première décision, même si celui-ci était suspensif.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0633

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025.#Electrabel SA e.a. contre Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG).#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Article 2, points 5 et 9 – Articles 6 à 8 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Détermination des “recettes issues du marché” – Réglementation nationale prévoyant le recours à des présomptions soit irréfragables, soit réfragables au moyen d’autres présomptions – Principe de proportionnalité – Article 22, paragraphe 2, sous c) – Période d’application des articles 6 à 8 de ce règlement – Application d’une mesure de plafonnement des recettes pour une période antérieure à celle prévue par ledit règlement, en vertu d’une réglementation nationale adoptée postérieurement à l’entrée en vigueur du même règlement – Principes de primauté et d’effectivité du droit de l’Union – Principe de coopération loyale.#Affaire C-633/23.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement d'urgence 2022/1854 sur les prix élevés de l'énergie, précisant que les États membres peuvent appliquer un plafonnement des recettes de marché aux producteurs d'électricité utilisant certaines sources d'énergie, mais sous réserve du respect du principe de proportionnalité. Elle juge qu'une réglementation nationale qui établit des présomptions irréfragables pour déterminer ces recettes, ou qui applique le plafonnement à une période antérieure à celle prévue par le règlement, est contraire au droit de l'Union. En conséquence, les États membres ne peuvent pas étendre la portée temporelle ou les modalités de calcul du plafond au-delà de ce que permet strictement le règlement, sous peine de violer les principes de primauté et d'effectivité.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0417

Affaire C-417/23, Slagelse Almennyttige Boligselskab, Afdeling Schackenborgvænge: Arrêt de la Cour (Grande chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Østre Landsret – Nordhavn – Danemark) – Slagelse Almennyttige Boligselskab Afdeling Schackenborgvænge, XM, ZQ, FZ, DL, WS, JI, PB, VT, YB, TJ, RK / MV, EH, LI, AQ, LO, Social-, Bolig- og Ældreministeriet (Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique – Directive 2000/43/CE – Notions d’origine ethnique, de discrimination directe et de discrimination indirecte – Réglementation nationale exigeant l’adoption de plans d’aménagement destinés à réduire le pourcentage de logements publics familiaux dans certaines zones d’habitation – Identification de ces zones en fonction de la proportion d’immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants – Justification – Cohésion sociale et intégration – Politique du logement – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect du domicile – Proportionnalité)

La Cour de justice de l'Union européenne, réunie en Grande chambre, interprète la directive 2000/43/CE relative à l'égalité de traitement sans distinction de race ou d'origine ethnique. Elle examine la compatibilité avec le droit de l'Union d'une réglementation danoise qui impose, dans certaines zones d'habitation identifiées par la proportion d'immigrés non occidentaux, des plans d'aménagement visant à réduire le nombre de logements publics familiaux. L'arrêt précise les notions de discrimination directe et indirecte, et juge qu'une telle mesure, bien que poursuivant des objectifs légitimes de cohésion sociale et de politique du logement, doit respecter le droit au domicile (article 7 de la Charte) et être proportionnée, ce qu'il appartient à la juridiction nationale de vérifier.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62025CB0293

Affaire C-293/25, Moguchev: Ordonnance de la Cour (huitième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Apelativen sad – Sofia – Bulgarie) – dans la procédure relative à l’exécution du mandat d’arrêt européen émis contre RT (Renvoi préjudiciel – Article 99 du règlement de procédure de la Cour – Réponse pouvant être clairement déduite de la jurisprudence – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Décision-cadre 2002/584/JAI – Mandat d’arrêt européen émis aux fins d’exécution d’une peine privative de liberté – Article 4, point 6 – Motif de non-exécution facultative du mandat d’arrêt européen – Décision-cadre 2008/909/JAI – Article 8, paragraphe 1 – Reconnaissance d’un jugement prononçant une peine privative de liberté aux fins de l’exécution de la condamnation – Article 25 – Respect des conditions et de la procédure prévues par cette décision-cadre dans le cas où un État membre s’engage à exécuter une condamnation prononcée par un jugement rendu par une juridiction de l’État d’émission du mandat d’arrêt européen – Consentement de l’État d’émission quant à la prise en charge de l’exécution d’une telle condamnation par un État membre – Application de la décision-cadre 2008/909 à la procédure de reconnaissance dans cet État membre)

Cette ordonnance de la Cour de justice de l'Union européenne, rendue sur renvoi préjudiciel de l'Apelativen sad de Sofia (Bulgarie), clarifie l'articulation entre le mandat d'arrêt européen (MAE) et la décision-cadre 2008/909 relative au transfèrement des personnes condamnées. La Cour confirme que, lorsqu'un État membre refuse l'exécution d'un MAE émis aux fins d'exécution d'une peine en application de l'article 4, point 6, de la décision-cadre 2002/584 (motif facultatif de non-exécution lié à la résidence), il doit, pour assurer l'exécution de la peine sur son territoire, respecter les conditions et la procédure prévues par la décision-cadre 2008/909, y compris l'exigence du consentement de l'État d'émission. Cette décision précise donc les obligations procédurales incombant à l'État membre d'exécution lorsqu'il souhaite exécuter lui-même la peine prononcée par l'État d'émission du MAE.

18 décembre 2025

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