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AccueilDroit européen

Droit européen — EUR-Lex

433 541textes du droit de l'Union européenne.

433 541

Total documents

433 541

Avec texte intégral

275 757

Résumés IA

0

En vigueur

Grandes catégories

Législation

Règlement · Directive · Décision · Recommandation

87 505

Jurisprudence UE

Arrêt CJUE · Ordonnance · Conclusions

46 371

Textes consolidés

Versions consolidées des textes

28 588

Actes préparatoires

Propositions · Communications · Initiatives

83 486

Par année

202420232022202120202019201820172016201520142013
En vigueurAbrogé
Communication52025XC06686

Statistiques relatives aux réglementations techniques notifiées en 2024 en vertu de la procédure de notification de la directive (UE) 2015/1535 — Informations fournies par la Commission conformément à l’article 8, deuxième alinéa, de la directive (UE) 2015/1535 du Parlement européen et du Conseil du 9 septembre 2015 prévoyant une procédure d’information dans le domaine des réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l'information (texte codifié)

Cette communication de la Commission européenne présente les statistiques des notifications de réglementations techniques reçues en 2024 au titre de la directive (UE) 2015/1535. Elle offre un aperçu quantitatif et qualitatif des projets de textes nationaux susceptibles de créer des obstacles au marché intérieur, permettant aux professionnels du droit d'évaluer les tendances réglementaires et les secteurs les plus actifs en matière de notification.

18 décembre 2025

Détail →
Communication52025XC06439

Communication de la Commission — Orientations accompagnant le règlement délégué (UE) 2025/2273 de la Commission visant à faciliter l’application du cadre méthodologique révisé de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts

Cette communication de la Commission fournit des orientations pratiques pour accompagner la mise en œuvre du règlement délégué (UE) 2025/2273, qui révise le cadre méthodologique de calcul des niveaux optimaux en fonction des coûts. Elle vise à faciliter l'application de cette nouvelle méthodologie par les États membres et les autorités compétentes, notamment dans le domaine des aides d'État et des services d'intérêt économique général. Le texte clarifie les modalités de calcul et les critères à retenir pour assurer une évaluation cohérente et conforme au droit européen.

18 décembre 2025

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Relations extérieures

Accord international · PESC · Traité

23 130

Autres

Budget · Avis · Résolution · Divers

164 461
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Jurisprudence CJUE62024CA0550

Affaire C-550/24 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025 – Société générale / BCE [Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Mécanisme de surveillance unique – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Article 4 – Fixation des exigences prudentielles – Article 16 – Risque lié aux engagements de paiement irrévocables (EPI) souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution – Déduction intégrale des sommes versées en tant que garantie des EPI des fonds propres de base de catégorie 1 – Pouvoir discrétionnaire de la BCE – Contrôle juridictionnel]

La Cour de justice de l'Union européenne confirme le pouvoir discrétionnaire de la Banque centrale européenne (BCE) d'imposer la déduction intégrale des engagements de paiement irrévocables (EPI) des fonds propres de base de catégorie 1 des établissements de crédit, dans le cadre de sa mission de surveillance prudentielle. L'arrêt précise que cette exigence, fondée sur l'article 16 du règlement (UE) n° 1024/2013, relève d'une appréciation discrétionnaire de la BCE soumise à un contrôle juridictionnel restreint, et non d'une simple application mécanique des règles prudentielles. Cette décision a une portée significative pour les banques françaises soumises au Mécanisme de surveillance unique, en clarifiant les limites du contrôle juridictionnel sur les décisions de la BCE en matière de fonds propres.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0481

Affaire C-481/24, E. (Compensation de créances): Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy dla m.st. Warszawy w Warszawie – Pologne) – E. sp.j. / C. sp. z o.o. (Renvoi préjudiciel – Directive 2011/7/UE – Lutte contre le retard de paiement dans les transactions commerciales – Article 3, paragraphe 1, et paragraphe 3, sous a) – Intérêts pour retard de paiement – Article 6, paragraphes 1 et 2 – Indemnisation pour les frais de recouvrement – Conditions – Réglementation nationale prévoyant la compensation de créances réciproques par déclaration ayant un effet rétroactif – Extinction simultanée des créances à concurrence de la moins élevée – Effets sur les intérêts et sur l’indemnisation)

Cet arrêt de la CJUE précise que la compensation de créances réciproques, lorsqu'elle produit un effet rétroactif en droit national, ne peut priver le créancier de son droit aux intérêts de retard et à l'indemnisation forfaitaire pour frais de recouvrement prévus par la directive 2011/7/UE. La Cour juge que ces droits naissent dès l'expiration du délai de paiement et ne peuvent être anéantis par une déclaration de compensation ultérieure, même rétroactive. Cette décision impose donc au juge national de vérifier que l'application des règles de compensation ne vide pas de leur substance les objectifs de la directive en matière de lutte contre les retards de paiement.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0422

Affaire C-422/24, Storstockholms Lokaltrafik: Arrêt de la Cour (première chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Högsta förvaltningsdomstolen – Suède) – Integritetsskyddsmyndigheten / AB Storstockholms Lokaltrafik [Renvoi préjudiciel – Protection des données à caractère personnel – Règlement (UE) 2016/679 – Articles 13 et 14 – Champ d’application – Données à caractère personnel collectées au moyen d’une caméra-piéton portée par des contrôleurs dans les transports publics – Base juridique de l’obligation d’information de la personne concernée pesant sur le responsable du traitement]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 13 et 14 du RGPD dans le cadre de l'utilisation de caméras-piétons par des contrôleurs dans les transports publics. Elle précise le champ d'application de l'obligation d'information due à la personne concernée lorsque les données sont collectées via un tel dispositif, ainsi que la base juridique sur laquelle repose cette obligation pour le responsable du traitement. Cet arrêt clarifie les conditions dans lesquelles un responsable du traitement doit informer les personnes filmées, notamment en situation de contrôle.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0366

Affaire C-366/24, Amazon EU (Tarifs minimaux de livraison de livres): Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Conseil d'État – France) – Amazon EU Sàrl / Ministre de la Culture, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique (Renvoi préjudiciel – Marché intérieur – Libre prestation de services – Libre circulation des marchandises – Protection ou promotion de la diversité culturelle – Service de livraison à domicile de livres – Mesure nationale prévoyant une tarification minimale pour un tel service – Directive 2006/123/CE – Applicabilité – Articulation avec les articles 34 et 56 TFUE)

La Cour de justice de l'Union européenne, dans l'affaire C-366/24, se prononce sur la compatibilité avec le droit de l'Union de la réglementation française imposant un tarif minimal pour la livraison de livres à domicile. Elle examine si cette mesure nationale, visant à protéger la diversité culturelle, constitue une restriction à la libre prestation de services et à la libre circulation des marchandises au regard de la directive 2006/123/CE et des articles 34 et 56 TFUE. L'arrêt précise les conditions dans lesquelles un État membre peut justifier une telle entrave par des objectifs culturels impérieux d'intérêt général.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0353

Affaire C-353/24, Europark Latvia et Skidata: Arrêt de la Cour (septième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’administratīvā rajona tiesa, Rīgas tiesu nams – Lettonie) – SIA EUROPARK LATVIA, SKIDATA GmbH / Valsts ieņēmumu dienests [Renvoi préjudiciel – Politique industrielle – Procédure d’information dans le domaine des normes et réglementations techniques et des règles relatives aux services de la société de l’information – Directive (UE) 2015/1535 – Notion de règle technique – Réglementation nationale obligeant à fournir le code source d’un logiciel enregistré dans la base de données de l’administration fiscale à un organisme d’évaluation de la conformité des exigences techniques fiscales – Article 34 TFUE – Mesure d’effet équivalent à la restriction quantitative à l’importation – Principe de proportionnalité]

Cet arrêt de la CJUE précise qu'une réglementation nationale imposant la communication du code source d'un logiciel à un organisme d'évaluation de la conformité fiscale constitue une "règle technique" au sens de la directive (UE) 2015/1535, devant être notifiée à la Commission. Il examine également si une telle obligation peut constituer une mesure d'effet équivalent à une restriction quantitative à l'importation au sens de l'article 34 TFUE, en la soumettant à un contrôle de proportionnalité.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0345

Affaire C-345/24, AGCOM: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Consiglio di Stato – Italie) – Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM) / BRT SpA, Federazione Italiana Trasportatori (FEDIT), e.a. [Renvoi préjudiciel – Services de livraison de colis postaux au public – Directive 97/67/CE – Articles 22 et 22 bis – Règlement (UE) 2018/644 – Article 4 – Décision de l’autorité nationale réglementaire mettant des obligations d’information à la charge des prestataires de services de livraison de colis – Fondement juridique de la compétence de cette autorité pour imposer des obligations d’information spécifiques à l’égard d’opérateurs n’effectuant pas de livraison transfrontière de colis – Proportionnalité]

La Cour de justice de l'Union européenne interprète les articles 22 et 22 bis de la directive 97/67/CE ainsi que l'article 4 du règlement (UE) 2018/644 pour déterminer si une autorité nationale de régulation (l'AGCOM italienne) peut imposer des obligations d'information à des prestataires de services de livraison de colis qui n'effectuent pas de livraisons transfrontières. L'arrêt précise le fondement juridique de cette compétence et examine si de telles obligations sont proportionnées, notamment au regard de la finalité de transparence du marché postal.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0325

Affaire C-325/24, Bissilli: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Tribunale Ordinario di Firenze – Italie) – procédure pénale contre HG (Renvoi préjudiciel – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2014/41/UE – Décision d’enquête européenne en matière pénale – Article 3 – Champ d’application matériel – Notion de mesure d’enquête – Finalité – Obtention de preuves – Article 10 – Recours à un type différent de mesure d’enquête – Article 11 – Motifs de non-reconnaissance ou de non-exécution – Droits fondamentaux – Article 22 – Transfèrement temporaire de la personne détenue vers l’État membre d’émission aux fins de la réalisation d’une mesure d’enquête – Article 24 – Audition par vidéoconférence de la personne poursuivie – Article 24, paragraphe 2, sous b) – Principes fondamentaux du droit de l’État membre d’exécution)

L'arrêt C-325/24, Bissilli, précise le champ d'application de la directive 2014/41/UE relative à la décision d'enquête européenne (DEE). La Cour y clarifie notamment la notion de "mesure d'enquête" et les conditions dans lesquelles l'État d'exécution peut recourir à un type différent de mesure, en particulier pour l'audition par vidéoconférence d'une personne poursuivie. Il encadre également les motifs de non-reconnaissance ou de non-exécution d'une DEE, en les articulant avec le respect des droits fondamentaux et des principes fondamentaux du droit de l'État membre d'exécution.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0323

Affaire C-323/24, Deity Shoes: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle du Juzgado de lo Mercantil no 1 de Alicante – Espagne) – Deity Shoes, S.L. / Mundorama Confort, S.L., Stay Design, S.L [Renvoi préjudiciel – Propriété intellectuelle – Dessins ou modèles communautaires – Règlement (CE) no 6/2002 – Articles 4 à 6 et 14 – Conditions de protection du dessin ou modèle – Nouveauté – Caractère individuel – Caractéristiques d’apparence prédéterminées par un tiers – Liberté du créateur dans l’élaboration du dessin ou modèle – Notion d’utilisateur averti – Influence des caractéristiques liées aux tendances de la mode]

L'arrêt Deity Shoes (C-323/24) précise les conditions de protection des dessins ou modèles communautaires, notamment l'appréciation de la nouveauté et du caractère individuel. La Cour juge que les caractéristiques d'apparence prédéterminées par un tiers limitent la liberté du créateur, ce qui influence l'évaluation de l'utilisateur averti, et que les tendances de la mode ne sont pas un critère autonome pour écarter la protection. Cette décision clarifie la marge d'appréciation des juges nationaux dans le contentieux de la contrefaçon de dessins ou modèles.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0320

Affaire C-320/24, Soledil: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de la Corte suprema di cassazione – Italie) – CR, TP / Soledil Srl, sous concordat préventif (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 – Pouvoir de contrôle et obligations du juge national – Clause pénale – Absence de contrôle d’office du caractère abusif de cette clause – Autorité de la chose jugée – Principe d’effectivité – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Invocation du caractère abusif d’une clause contractuelle dans le cadre d’une procédure sur renvoi après cassation)

Dans l'arrêt C-320/24, la CJUE précise que le principe d'effectivité et l'article 47 de la Charte imposent au juge national saisi sur renvoi après cassation de contrôler d'office le caractère abusif d'une clause pénale, même si ce moyen n'a pas été soulevé en première instance ou en appel et que la décision de première instance est passée en force de chose jugée sur d'autres points. Cette solution limite l'autorité de la chose jugée pour garantir la protection effective du consommateur, conformément aux articles 6 et 7 de la directive 93/13.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0260

Affaire C-260/24, Lukoil Bulgaria: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad Sofia-oblast – Bulgarie) – Lukoil Bulgaria EOOD / Komisia za zashtita na konkurentsiata (Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 102 TFUE – Abus de position dominante – Marché du commerce de gros des carburants en Bulgarie – Compression des marges des concurrents ou effet de ciseaux tarifaires – Définition du marché de produits – Marché divisé verticalement – Prise en compte du régime des droits d’accise)

Dans l'affaire C-260/24, Lukoil Bulgaria, la Cour de justice de l'Union européenne précise les critères d'appréciation d'un abus de position dominante par effet de ciseaux tarifaires sur un marché de gros des carburants verticalement intégré, en application de l'article 102 TFUE. L'arrêt clarifie notamment la méthode de définition du marché de produits pertinent dans un tel contexte, en tenant compte du régime spécifique des droits d'accise. Cette décision fournit des orientations importantes pour les autorités de concurrence et les juridictions nationales dans l'analyse des pratiques de compression des marges.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0245

Affaire C-245/24, Lukoil Bulgaria et Lukoil Neftohim Burgas: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de l’Administrativen sad Sofia-oblast – Bulgarie) – Lukoil Bulgaria EOOD, Lukoil Neftohim Burgas AD / Komisia za zashtita na konkurentsiata (Renvoi préjudiciel – Concurrence – Article 102 TFUE – Abus de position dominante – Marché du stockage de carburants pour véhicules automobiles – Exploitation abusive – Refus d’accès à une infrastructure essentielle opposé à des entreprises tierces – Infrastructure financée par des fonds publics – Privatisation de cette infrastructure)

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne (C-245/25), rendu sur renvoi préjudiciel d'une juridiction bulgare, précise les conditions dans lesquelles le refus d'accès à une infrastructure de stockage de carburants, financée par des fonds publics puis privatisée, peut constituer un abus de position dominante au sens de l'article 102 TFUE. La Cour examine notamment si la circonstance que l'infrastructure a été initialement financée par des fonds publics et ensuite privatisée affecte l'appréciation de son caractère "essentiel" et l'existence d'un refus abusif. Pour le praticien français, cet arrêt est utile pour apprécier les obligations d'accès aux infrastructures essentielles dans les secteurs de l'énergie et des transports, en particulier lorsque ces infrastructures ont connu un changement de propriétaire public à privé.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CA0433

Affaire C-433/23: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 18 décembre 2025 – Commission / Espagne (Calcul de l’EH) [Manquement d’État – Article 258 TFUE – Directive 91/271/CEE – Collecte et traitement des eaux urbaines résiduaires – Articles 3 à 5 et 15 – Actualisation de la charge polluante générée par les agglomérations, exprimée en équivalent habitant (EH) – Rejet]

La Cour de justice de l'UE condamne l'Espagne pour manquement à ses obligations en matière de collecte et de traitement des eaux urbaines résiduaires, en raison du défaut d'actualisation de la charge polluante (exprimée en équivalent habitant) de certaines agglomérations. Cet arrêt précise que les États membres doivent réévaluer périodiquement cette donnée pour garantir l'application correcte des seuils prévus par la directive 91/271/CEE. Pour un professionnel du droit français, il confirme l'obligation de mise à jour constante des données techniques conditionnant le régime de traitement des eaux usées.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0448

Jurisprudence CJUE — 62023CJ0448

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0417

Arrêt de la Cour (grande chambre) du 18 décembre 2025.#Slagelse Almennyttige Boligselskab Afdeling Schackenborgvænge e.a. contre MV e.a.#Demande de décision préjudicielle, introduite par l'Østre Landsret.#Renvoi préjudiciel – Égalité de traitement entre les personnes sans distinction de race ou d’origine ethnique – Directive 2000/43/CE – Notions d’“origine ethnique”, de “discrimination directe” et de “discrimination indirecte” – Réglementation nationale exigeant l’adoption de plans d’aménagement destinés à réduire le pourcentage de logements publics familiaux dans certaines zones d’habitation – Identification de ces zones en fonction de la proportion d’“immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants” – Justification – Cohésion sociale et intégration – Politique du logement – Article 7 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Droit au respect du domicile – Proportionnalité.#Affaire C-417/23.

Cet arrêt de la Cour de justice de l'Union européenne, rendu en grande chambre, précise les notions de discrimination directe et indirecte fondée sur l'origine ethnique au sens de la directive 2000/43/CE. Il juge qu'une réglementation nationale qui identifie des zones d'habitation sur la seule base de la proportion d'immigrés originaires de pays non occidentaux et de leurs descendants, en vue d'y réduire le nombre de logements sociaux, constitue une discrimination indirecte, sauf si elle est objectivement justifiée par un objectif légitime de cohésion sociale et d'intégration et proportionnée, notamment au regard du droit au respect du domicile (article 7 de la Charte). Pour le professionnel du droit français, cet arrêt impose un contrôle strict de proportionnalité sur toute mesure de politique du logement utilisant un critère ethnique ou assimilé, même indirectement, et rappelle que la simple référence à l'origine géographique peut être constitutive d'une discrimination prohibée.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62023CJ0633_RES

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 18 décembre 2025.#Electrabel SA e.a. contre Commission de Régulation de l’Electricité et du Gaz (CREG).#Renvoi préjudiciel – Marché intérieur de l’électricité – Règlement (UE) 2022/1854 – Intervention d’urgence pour faire face aux prix élevés de l’énergie – Article 2, points 5 et 9 – Articles 6 à 8 – Plafond sur les recettes issues du marché obtenues par les producteurs d’électricité utilisant certaines sources d’énergie – Détermination des “recettes issues du marché” – Réglementation nationale prévoyant le recours à des présomptions soit irréfragables, soit réfragables au moyen d’autres présomptions – Principe de proportionnalité – Article 22, paragraphe 2, sous c) – Période d’application des articles 6 à 8 de ce règlement – Application d’une mesure de plafonnement des recettes pour une période antérieure à celle prévue par ledit règlement, en vertu d’une réglementation nationale adoptée postérieurement à l’entrée en vigueur du même règlement – Principes de primauté et d’effectivité du droit de l’Union – Principe de coopération loyale.#Affaire C-633/23.

La Cour de justice de l'Union européenne interprète le règlement d'urgence 2022/1854 sur les prix élevés de l'énergie. Elle précise que les États membres ne peuvent pas appliquer un plafonnement des recettes des producteurs d'électricité pour une période antérieure à celle prévue par ce règlement, même via une réglementation nationale adoptée après son entrée en vigueur. La décision encadre également les méthodes de calcul des "recettes issues du marché", en prohibant les présomptions irréfragables qui porteraient atteinte au principe de proportionnalité.

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62023CJ0769

Jurisprudence CJUE — 62023CJ0769

18 décembre 2025

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Jurisprudence CJUE62024CA0168

Affaire C-168/24, PMJC: Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 18 décembre 2025 (demande de décision préjudicielle de la Cour de cassation – France) – PMJC SAS / [W] [X], [M] [X], [X] Créative SAS [Renvoi préjudiciel – Marques – Directive 2008/95/CE – Article 12, paragraphe 2, sous b) – Directive (UE) 2015/2436 – Article 20, sous b) – Motifs de déchéance d’une marque – Risque d’induire le public en erreur en raison de l’usage qui est fait de la marque – Marque correspondant au nom d’un créateur de mode – Cession de la marque – Usage de la marque de nature à faire croire de manière effective au public que le créateur participe toujours à la conception des produits revêtus de la marque – Croyance erronée]

Dans cet arrêt, la Cour de justice de l'Union européenne précise les conditions de déchéance d'une marque pour cause d'induction du public en erreur (article 12, §2, b) de la directive 2008/95/CE et article 20, b) de la directive 2015/2436). Elle juge que l'usage d'une marque correspondant au nom d'un créateur de mode, après cession de celle-ci, peut entraîner sa déchéance s'il fait effectivement croire au public que ce créateur participe toujours à la conception des produits, alors que ce n'est pas le cas.

18 décembre 2025

Détail →
Jurisprudence CJUE62024CA0552

Affaire C-552/24 P: Arrêt de la Cour (neuvième chambre) du 18 décembre 2025 – Confédération nationale du Crédit mutuel e.a. / BCE [Pourvoi – Politique économique et monétaire – Surveillance prudentielle des établissements de crédit – Mécanisme de surveillance unique – Règlement (UE) no 1024/2013 – Missions spécifiques de surveillance confiées à la Banque centrale européenne (BCE) – Article 4 – Fixation des exigences prudentielles – Article 16 – Risque lié aux engagements de paiement irrévocables (EPI) souscrits en faveur des systèmes de garantie des dépôts et des fonds de résolution – Déduction intégrale des sommes versées en tant que garantie des EPI des fonds propres de base de catégorie 1 – Pouvoir discrétionnaire de la BCE – Contrôle juridictionnel]

La Cour de justice de l'Union européenne, dans son arrêt du 18 décembre 2025 (affaire C-552/24 P), rejette le pourvoi de la Confédération nationale du Crédit mutuel et d'autres établissements contre la décision de la BCE imposant la déduction intégrale des sommes versées en garantie des engagements de paiement irrévocables (EPI) des fonds propres de base de catégorie 1. La Cour confirme le large pouvoir discrétionnaire de la BCE pour fixer les exigences prudentielles en vertu de l'article 16 du règlement (UE) n° 1024/2013, et limite le contrôle juridictionnel à la vérification de l'absence d'erreur manifeste d'appréciation. Cet arrêt clarifie ainsi le traitement prudentiel des EPI et renforce la marge de manœuvre de la BCE dans l'évaluation des risques liés à ces instruments.

18 décembre 2025

Détail →