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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

44 027 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

44 027

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : ASSOEffacer tout
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405117

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B C, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sans application des textes spécifiques autres que ceux du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne.

Avocat : SELARL BAUR ET ASSOCIÉS

10 décembre 2024• Reconduite à la frontière
TA45Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2100406

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de la SAS Sudmine qui contestait un état exécutoire émis par l'Office national des forêts (ONF) pour le paiement d'une redevance d'occupation du domaine privé de l'État en Guyane. Le tribunal a estimé que le litige, portant sur l'occupation du domaine privé de l'État, ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative mais de celle du juge judiciaire. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SELARL DRAI ASSOCIES

10 décembre 2024
TA45Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2405280

Le Tribunal administratif d’Orléans, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, interdiction de retour et fixation du pays de destination, se déclare territorialement incompétent. Il constate que le requérant est assigné à résidence à Nantes, relevant du ressort du tribunal administratif de Nantes. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du même code, il transmet le dossier à cette juridiction.

Avocat : CABINET ATLANTIQUE AVOCATS ASSOCIES

10 décembre 2024
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2200593

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné les requêtes de M. et Mme I contestant le permis de construire une maison d'habitation délivré par le maire de Thil à M. G. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, jugeant que les requérants justifiaient d’un intérêt à agir. Il a ensuite analysé les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du vice de procédure, de l’incomplétude du dossier et de la méconnaissance des articles UC 3 et UC 4 du plan local d’urbanisme intercommunal. En application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme, le tribunal a sursis à statuer pour permettre la régularisation des vices identifiés dans un délai de quatre mois.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

10 décembre 2024• Chambre 1
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2201393

Le Tribunal Administratif de Nancy a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. et Mme I contre un permis de construire une maison d'habitation délivré par le maire de Thil à M. G. Les requérants contestaient notamment la compétence de l’autorité signataire, un vice de procédure, l’incomplétude du dossier et la méconnaissance des articles UC 3 et UC 4 du plan local d’urbanisme intercommunal. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, admis l’intervention de M. C, et a envisagé un sursis à statuer en application de l’article L. 600-5-1 du code de l’urbanisme pour permettre la régularisation des vices identifiés. La solution finale n’est pas encore rendue, le tribunal ayant sollicité les observations des parties sur cette possibilité de régularisation.

Avocat : SCP LEBON & ASSOCIES

10 décembre 2024• Chambre 1
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301932

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B, détenu, qui demandait réparation du préjudice subi suite à une sanction de placement en cellule disciplinaire de dix jours, annulée pour inexactitude matérielle des faits. L'administration pénitentiaire a reconnu sa faute et a versé 270 euros à M. B après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que cette somme correspondait à une indemnisation partielle et a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions indemnitaires à hauteur de ce montant. Pour le surplus, le tribunal a condamné l'État à verser 90 euros supplémentaires, portant l'indemnité totale à 60 euros par jour de cellule effectué, en application des principes de responsabilité pour faute et du code pénitentiaire.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 décembre 2024• CH 2 JU
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2301990

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B, qui demandait la condamnation de l'État pour des fouilles à nu subies en détention. Le requérant soutenait que ces fouilles, réalisées sans motif valable, constituaient une faute engageant la responsabilité de l'administration pénitentiaire. Le tribunal a jugé que les fouilles étaient justifiées par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire, conformément aux articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. La solution retenue est donc le rejet des conclusions indemnitaires et des demandes accessoires.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 décembre 2024• CH 2 JU
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2303150

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. F E, détenu, qui contestait son placement en régime contrôlé de détention par le directeur du centre de détention de Joux-la-Ville le 1er août 2023. Le tribunal a jugé que la décision était fondée sur les dispositions des articles L. 211-4 et D. 211-36 du code pénitentiaire, qui permettent d'adapter le régime de détention en fonction de la personnalité et du comportement du détenu. Il a écarté le moyen d'incompétence du signataire, une délégation de signature étant établie, et a estimé que les faits reprochés (comportement irrespectueux et antécédents disciplinaires) justifiaient légalement cette mesure non disciplinaire. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 décembre 2024• 2ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403939

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite du directeur du centre de détention de Joux-la-Ville refusant de mettre fin au réveil systématique de M. A toutes les deux heures lors des rondes de nuit. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas apporté de justifications suffisantes démontrant un préjudice grave et immédiat pour sa santé ou ses conditions de détention. En l'absence d'urgence caractérisée, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES

10 décembre 2024
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2403979

Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 9 octobre 2024 par lequel le maire de Coulanges-les-Nevers a infligé à Mme A, animatrice principale, la sanction de mise à la retraite d'office. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d'information sur le droit de se taire, inexactitude matérielle des faits, erreur d'appréciation de la sanction) n'était propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée, le doute sérieux faisant défaut.

Avocat : GUENOT AVOCATS ET ASSOCIES

10 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2200022

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS Le coin voiture, qui contestait des rappels de TVA pour la période 2015-2018. La société invoquait notamment un défaut de destruction des fichiers informatiques par l'administration, en méconnaissance de l'article L. 47 A du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que cette obligation de destruction, destinée à garantir le contribuable contre des impositions futures, est sans incidence sur la régularité des impositions déjà mises en recouvrement. Par conséquent, le moyen a été écarté comme inopérant.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

10 décembre 2024• 5ème Chambre
TA31Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201648

Le Tribunal Administratif de Toulouse a examiné la requête de M. B et Mme A contestant la décision du 23 septembre 2021 de la maire de Marminiac, qui les informait d'une mise en demeure potentielle pour la mise aux normes d'une canalisation et les mettait en demeure de réparer un mur. Le tribunal a relevé d'office l'irrecevabilité des conclusions dirigées contre la lettre concernant la canalisation, celle-ci ne présentant pas de caractère décisoire et ne faisant pas grief. La solution retenue est le rejet de la requête, la commune ayant conclu au rejet en faisant valoir que les moyens n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code rural et de la pêche maritime, le code général des collectivités territoriales, et le code de justice administrative.

Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS

10 décembre 2024• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2201665

Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la demande de la SAS FG4, qui contestait des rappels de TVA pour un montant total de 49 923 euros. La société, exerçant une activité de marchand de biens, avait appliqué le régime de la TVA sur la marge à la cession de terrains à bâtir issus de la division de maisons d'habitation acquises en 2016. Le tribunal a jugé que ce régime, prévu à l'article 268 du code général des impôts pour transposer l'article 392 de la directive TVA, ne s'applique pas lorsque le bien acquis est un immeuble bâti et non un terrain à bâtir, même s'il est destiné à être démoli. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi les rappels de droits et pénalités.

Avocat : SCP ALCADE & ASSOCIES

10 décembre 2024• 5ème Chambre
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301794

Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a été saisi par Mme A D d’une demande d’expertise médicale afin d’évaluer les préjudices subis lors de sa césarienne du 17 décembre 2019 au CHU de Toulouse, en raison d’une erreur médicale non contestée (injection prématurée de carbétocine). Le CHU de Toulouse ne s’est pas opposé à cette demande, tandis que la CPAM de la Haute-Garonne a réservé ses droits. La juge des référés a fait droit à la requête en ordonnant une nouvelle expertise, confiée à un collège d’experts (gynécologue-obstétricien et psychiatre), sur le fondement des articles R. 532-1 du code de justice administrative et L. 761-1 du même code, afin de déterminer la nature et l’étendue des préjudices de Mme D, notamment le stress post-traumatique et le déficit fonctionnel permanent.

Avocat : SCP VPNG AVOCATS ASSOCIES

10 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302912

Le Tribunal administratif de Toulouse a rejeté la demande d’expertise médicale présentée par Mme A sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Mme A sollicitait cette mesure pour établir les conséquences d’une erreur de compte rendu médical commise par le CHU de Toulouse, qui lui avait attribué par erreur un diagnostic de tumeur. Le juge a estimé que la requête ne présentait pas le caractère d’utilité requis, dès lors que les faits n’étaient pas contestés, que la requérante disposait déjà d’éléments suffisants pour établir la réalité de l’erreur, et que le lien de causalité direct entre cette erreur et les préjudices allégués (perte de revenus, modification du contrat de travail) n’était pas démontré.

Avocat : SCP VPNG AVOCATS ASSOCIES

10 décembre 2024
TA31Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2304549

Le Tribunal Administratif de Toulouse a ordonné une expertise à la demande de Mme C, gérante de la SARL Smoky Brow, afin d'évaluer le préjudice économique subi par son commerce de soins esthétiques. Ce préjudice serait lié aux travaux de détournement des réseaux entrepris par Toulouse Métropole en préparation du chantier de la future 3ème ligne de métro. La solution retenue est fondée sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge estimant la mesure utile. L'expertise est limitée aux périodes de travaux effectifs de Toulouse Métropole, excluant la période postérieure au 1er avril 2023 où les travaux ont été repris par Tisséo Ingénierie. Les demandes de frais au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SCP BOUYSSOU ET ASSOCIES

10 décembre 2024
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2202081

Le Tribunal administratif de Toulouse a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de Pechbonnieu. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité la requérante à confirmer le maintien de ses conclusions sous un délai d’un mois, faute de quoi elle serait réputée s’être désistée. Mme B n’ayant pas répondu, le tribunal a donné acte de son désistement d’office par une ordonnance du 10 décembre 2024. Les conclusions de la commune au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SCP COURRECH & ASSOCIES

10 décembre 2024
TA31Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2205967

Le Tribunal Administratif de Toulouse a constaté le désistement d'office de la requête de M. B, qui contestait la décision du ministre du travail autorisant son licenciement économique. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, M. B n'a pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la demande du tribunal. Par conséquent, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. Les demandes de frais de justice présentées par les mandataires liquidateurs ont été rejetées.

Avocat : SCP CAMILLE ET ASSOCIES

10 décembre 2024
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2203865

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A et de la société SPFSM, qui demandaient la condamnation de la SAS Vinci Autoroutes pour défaut d'entretien de l'autoroute A89 suite à un accident causé par un sanglier. Le tribunal a mis hors de cause la SAS Vinci Autoroutes, car la société des Autoroutes du Sud de la France (ASF) est la seule concessionnaire et exploitante du réseau autoroutier concerné, conformément au décret du 7 février 1992. La requête étant mal dirigée contre la SAS Vinci Autoroutes, elle a été rejetée dans son intégralité. Les frais d'expertise, d'un montant de 1 500 euros, ont été mis à la charge définitive des requérants.

Avocat : SELARL ABEILLE ET ASSOCIÉS

10 décembre 2024• 5ème Chambre
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2205070

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A, détenu, d'une demande en plein contentieux visant à obtenir le versement d'un reliquat de salaire pour son travail en atelier pénitentiaire de février à novembre 2021. Le tribunal a fait droit à sa demande à hauteur de 502,06 euros, en application des articles D. 432-1 et D. 433-4 du code de procédure pénale et des articles R. 381-99 et R. 381-105 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que la rémunération due aux détenus est brute, mais que le montant net versé doit tenir compte des cotisations sociales obligatoires, notamment la CSG et la CRDS, dont le précompte est légal. La solution retenue est donc une condamnation partielle de l'État, conforme à l'offre du ministre de la justice.

Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIÉS

10 décembre 2024• 5ème Chambre