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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

10 745 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

10 745

Décisions totales

383 581

Ordonnances

333 205

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : DUEffacer tout
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202160

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 par laquelle le préfet du Var avait refusé sa demande de création d'une hélisurface sur sa propriété à Hyères. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, jugeant que le courrier du 4 juillet 2022 constituait bien une décision faisant grief. Sur le fond, le tribunal a considéré que le préfet se trouvait en situation de compétence liée pour refuser l'autorisation, dès lors que le terrain de M. B se situait dans la zone d'interdiction de 18,5 km autour de l'aéroport de Hyères-Toulon, défini par l'arrêté du 22 février 1971 pris pour l'application du code de l'aviation civile. Par conséquent, les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'erreur d'appréciation et de l'illégalité de la carte OACI, ont été jugés inopérants.

Avocat : BRL - BAUDUCCO ROTA LHOTELLIER

5 décembre 2024• 3ème chambre
TA54Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2203598

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté du 23 juin 2022 de la préfète de la Meuse lui ordonnant de se dessaisir de ses armes de catégorie C et lui interdisant d'en acquérir ou détenir, avec inscription au FINIADA. Le tribunal a exercé un entier contrôle sur la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 312-3-1 et L. 312-11 du code de la sécurité intérieure. Il a estimé que le comportement de M. B, notamment sa condamnation pour défaut d'assurance en 2019 et des mentions au fichier TAJ pour violences, laissait craindre une utilisation dangereuse des armes. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : SCP DUBOIS - MARRION- MOUROT

5 décembre 2024• Chambre 3
TA86Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300513

Le Tribunal administratif de Poitiers a été saisi par M. A, ressortissant russe, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite du préfet de la Charente-Maritime refusant son admission au séjour. En cours d’instance, le préfet a délivré à M. A le titre de séjour sollicité, puis une carte pluriannuelle, rapportant ainsi la décision attaquée. Le tribunal constate que ce retrait est définitif et que la requête est devenue sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il condamne l’État à verser 800 euros à l’avocat de M. A au titre des frais de justice, en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : DUMAZ-ZAMORA

5 décembre 2024• 2ème chambre
TA95Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2312937

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 31 juillet 2023 par lequel le ministre de l'intérieur a révoqué M. B, gardien de la paix, pour des faits d'escroquerie. La sanction est annulée car M. B n'a pas été informé de son droit de se taire lors de son audition administrative, en méconnaissance du principe découlant de l'article 9 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen et de la décision du Conseil constitutionnel du 4 octobre 2024. Le tribunal enjoint au ministre de réintégrer M. B, sans se prononcer sur les autres moyens de la requête.

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

5 décembre 2024• 3ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400272

Avocat : DUGOUJON & ASSOCIES

4 décembre 2024• R222-13 (JU 2)
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2202125

Le Tribunal Administratif de Rennes a été saisi par Mme C d’une demande d’indemnisation de 15 000 euros pour les préjudices subis du fait de procédures de recouvrement de taxes foncières et d’habitation dont elle n’était que partiellement redevable en raison de son appartenance à une indivision successorale. Le tribunal a reconnu que l’administration fiscale avait commis une faute en poursuivant le recouvrement de la totalité des cotisations, en méconnaissance de l’article 1403 du code général des impôts, et en ne tenant pas compte de l’autorité de la chose jugée par le juge de l’exécution. Cette faute a engagé la responsabilité de l’État, ouvrant droit à réparation pour le trouble dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis par la requérante.

Avocat : CABINET GERVAISE DUBOURG

4 décembre 2024• 2ème Chambre
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403336

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. A, réfugié politique, qui contestait le refus de la commission de médiation du Loiret de reconnaître son éligibilité au recours DALO. La commission avait motivé son refus par l'absence de condition de séjour régulier pour l'ensemble des membres de sa famille, en application des articles R. 300-1 et R. 300-2 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a confirmé cette décision, jugeant que M. A ne remplissait pas les conditions de permanence de résidence régulière requises pour ses enfants, bien que lui-même soit titulaire d'une carte de résident. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et l'arrêté du 20 avril 2022 fixant la liste des titres de séjour.

Avocat : CABINET DUPLANTIER

4 décembre 2024• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2205098

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SAS Arkéa Crédit-Bail, qui demandait la réduction de ses cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2020 et 2021. La société soutenait qu'un abattement de 20 % devait être appliqué sur la valeur locative de son immeuble de bureaux en raison de sa surface supérieure à celle du local-type de référence, conformément à l'article 324 AA de l'annexe III au code général des impôts. Le tribunal a opposé une fin de non-recevoir pour l'année 2020, la réclamation préalable ayant été jugée tardive. Sur le fond pour l'année 2021, le moyen a été écarté comme non fondé.

Avocat : DUMEZ

4 décembre 2024• MSS 2ème chambre M. ALBOUY
CAA59Décision• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Douai — N° CAA59-23DA01024

Avocat : DUBOIS

4 décembre 2024• 3e chambre - formation à 3
TA25Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2400068

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant après renvoi du Conseil d'État, a rejeté la demande de la SAS Descassette. Celle-ci sollicitait la réduction de cotisations supplémentaires de taxe sur les surfaces commerciales pour les années 2016 à 2018, estimant que les ventes de fromage et de charcuterie à la coupe ne relevaient pas du champ de cette taxe. Le tribunal a jugé que la simple découpe et le conditionnement à la demande du client constituent des transformations mineures, et que ces ventes sont donc bien des ventes au détail en l'état imposables. La solution retenue s'appuie sur l'article 3 de la loi du 13 juillet 1972 et l'article 1er du décret du 26 janvier 1995.

Avocat : DULATIER & ASSOCIES

3 décembre 2024• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2200482

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C, détenu, qui contestait la sanction disciplinaire de quatorze jours de cellule disciplinaire (dont quatre avec sursis) infligée pour violences. Le requérant invoquait une méconnaissance du principe du contradictoire et l'absence de faute justifiant la sanction. Le tribunal a estimé que la procédure disciplinaire, notamment la consultation des pièces et l’audition des témoins, n’avait pas méconnu les droits de la défense au regard des articles 726 et R. 57-7-16 du code de procédure pénale. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.

Avocat : DURANÇON DELPHINE

3 décembre 2024• 2ème chambre
TA87Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2101779

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. et Mme A, propriétaires d'un étang, qui contestaient un arrêté préfectoral du 3 septembre 2021 les mettant en demeure d'abaisser le niveau d'eau de leur retenue pour assurer la sécurité de la digue. Les requérants invoquaient notamment une insuffisance de motivation, un délai insuffisant pour présenter leurs observations, et une absence d'urgence ou de manquement à leurs obligations. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que l'arrêté, fondé sur les articles L. 171-7 et L. 171-8 du code de l'environnement, était justifié par l'urgence et le danger immédiat pour la sécurité publique, sans erreur de fait ou d'appréciation.

Avocat : DUBOIS DUDOGNON VILLETTE

3 décembre 2024• 2ème chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301864

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté du 29 septembre 2022 par lequel le maire de Rumilly avait refusé un permis de construire à la SNC Chavanne pour un projet de 111 logements. Le tribunal a jugé que le motif de refus fondé sur l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme (atteinte à la salubrité publique) était illégal, car l'administration n'a pas démontré que l'assainissement du projet présentait un risque pour la salubrité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment l'article R. 111-2, et constate que les autres motifs de refus invoqués par la commune ne sont pas fondés. En conséquence, le tribunal a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire dans un délai d'un mois.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

3 décembre 2024• 2ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2402169

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C visant à annuler l'arrêté du 14 mars 2024 par lequel le maire de Saint-Gervais-les-Bains avait interrompu ses travaux de rénovation. Le tribunal a jugé que le maire était compétent pour prendre cet arrêté, tant au nom de l'État sur le fondement des articles L. 480-1 et suivants du code de l'urbanisme qu'au titre de ses pouvoirs de police générale pour un péril imminent. Il a également écarté les moyens tirés de l'absence de visite préalable (les constats ayant été faits depuis la voie publique) et de la méconnaissance du principe du contradictoire, la procédure contradictoire ayant été respectée. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation.

Avocat : SELARL CLDAA LIOCHON ET DURAZ

3 décembre 2024• 2ème Chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2315979

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de la commission de recours contre les décisions de refus de visa de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de visiteur. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée, qu'elle ne procédait pas d'un défaut d'examen particulier de sa situation et que l'appréciation des ressources de l'intéressée n'était pas erronée au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.

Avocat : ANDUJAR

3 décembre 2024• 11ème chambre
CAA31Décision

Cour administrative d'appel de Toulouse — N° CAA31-22TL21574

Avocat : FIDUCIAL LEGAL BY LAMY

3 décembre 2024• 3ème chambre
TA21Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402050

Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la société TotalEnergies Electricité et Gaz France d’un recours en plein contentieux contestant un titre exécutoire émis par le lycée Emiland Gauthey. En cours d’instance, le lycée a retiré le titre et renoncé à recouvrer la somme, ce qui a conduit le tribunal à demander à la société de confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, la société est réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS

3 décembre 2024
TA21Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2402032

Le Tribunal Administratif de Dijon, saisi par le garde des sceaux sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise pour déterminer les causes et origines des désordres affectant le bâtiment annexe de la direction interrégionale des services pénitentiaires de Dijon, notamment les déformations d'enduits de façade et le défaut d'étanchéité. La solution retenue est l'organisation d'une mesure d'expertise, jugée utile pour éclairer le litige potentiel, malgré les contestations de certains constructeurs et assureurs. Le tribunal a rejeté les demandes de mise hors de cause de la SAS Allegro acoustique et les objections de la SAS Apave, tout en accueillant l'intervention volontaire de la SAS Axa France Iard. La mission de l'expert inclut l'évaluation des responsabilités et des préjudices, sans préjudice des garanties décennales applicables.

Avocat : DUFLOT ET ASSOCIES

3 décembre 2024
CAA33Ordonnance• excès de pouvoir

Cour administrative d'appel de Bordeaux — N° CAA33-24BX01549

Avocat : PEUDUPIN

3 décembre 2024• Juge des référés
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2206159

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Pharmacie de la Méditerranée, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 octobre 2022 du directeur général de l'Agence Régionale de Santé (ARS) Occitanie refusant le transfert de son officine. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que la société n'apportait pas la preuve que le transfert permettrait une desserte optimale en médicaments de la population résidente du quartier d'accueil, conformément aux articles L. 5125-3 et suivants du code de la santé publique.

Avocat : SCP LES AVOCATS DU THELEME

3 décembre 2024• 5ème Chambre