446 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
446
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 015
Avec résumé IA
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 18 janvier 2023 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constitue ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre, et que le requérant, en situation irrégulière, ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate. La simple possession d'une promesse d'embauche n'a pas été jugée suffisante pour caractériser l'urgence.
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné les requêtes de M. B E contestant un refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire français, d’une interdiction de retour et d’une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’incompétence de l’auteur des actes, un défaut de motivation, une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et des articles L. 435-1, L. 612-7 et L. 731-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, estimant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés et que les décisions préfectorales étaient légales. Aucune injonction ni frais de justice n’ont été accordés.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 31 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé le rétablissement des conditions matérielles d'accueil à un couple de demandeurs d'asile nigérians et leurs trois enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car les requérants, bien que vulnérables et sans ressources, n'ont pas justifié d'une situation d'urgence suffisamment grave et immédiate au sens de l'article L. 521-1, compte tenu de leur entrée en France en 2022 et de l'absence d'élément nouveau depuis le refus initial. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté les requêtes de M. B E dirigées contre l'arrêté du 4 octobre 2023 du préfet de la Seine-Maritime lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour, ainsi que contre l'arrêté du 6 août 2024 l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 435-1, L. 612-7, L. 612-10, L. 721-4 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a annulé la décision du 17 juillet 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) refusait à M. A, ressortissant haïtien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que l'OFII n'avait pas examiné la situation personnelle du requérant, notamment son motif légitime de présenter tardivement sa demande d'asile en raison de son séjour régulier sous couvert d'un visa étudiant. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 531-27 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la directive 2013/33/UE.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sierra-léonaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Maritime du 29 juillet 2024 ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles 4, 5 et 17 du règlement (UE) n° 604/2013, ainsi que la violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, en application du règlement Dublin III et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.