1 502 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 502
Décisions totales
383 581
Ordonnances
257 868
Avec résumé IA
Avocat : DESFARGES
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de Mme B contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 415,87 euros. La requérante invoquait notamment l'absence de fondement de la créance et des vices de procédure. Le département des Hauts-de-Seine a soulevé l'irrecevabilité des requêtes pour tardiveté. Le tribunal a jugé que les conclusions dirigées contre le titre exécutoire et la décision implicite de rejet étaient tardives, car introduites au-delà du délai de deux mois suivant la notification ou la naissance de la décision implicite, et les a donc rejetées comme irrecevables. Les conclusions subsidiaires à fin de remise de dette ont également été rejetées, faute pour la requérante d'avoir justifié d'une demande préalable auprès de l'administration.
Avocat : SCP WAQUET, FARGE, HAZAN
Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi par Mme A pour contester deux titres exécutoires émis par le président du conseil départemental du Var, visant à recouvrer des indus de revenu de solidarité active (RSA) d’un montant total de 16 059,90 euros. La requérante invoquait notamment la violation du caractère suspensif de son recours, l’absence de motivation des titres et le bien-fondé de l’indu, en se prévalant de sa résidence stable en France et du droit à l’erreur. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, en application des articles L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, et L. 123-1 du code des relations entre le public et l’administration, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 18 276,06 euros pour la période de juin 2018 à février 2021. Le juge a écarté les moyens d’incompétence de l’auteur de la décision et de recours à un traitement algorithmique, en application des articles L. 311-3-1 et R. 311-3-1-2 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue confirme le bien-fondé de l’indu et le rejet de la demande de remise gracieuse, sans annulation de la décision du 11 octobre 2021.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête de Mme B... contestant la décision de la CAF des Hauts-de-Seine mettant fin au versement de la prime d’activité. Le juge a rappelé que, dans le cadre d’un recours de plein contentieux, il ne se prononce pas sur les vices propres de la décision attaquée mais examine les droits de l’intéressé. En conséquence, les moyens de légalité externe soulevés par Mme B... (défaut de signature, absence de motivation, etc.) ont été jugés inopérants. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du droit à la prime d'activité, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme C... d’un recours contestant la décision implicite confirmant la fin de son droit au revenu de solidarité active (RSA). Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le juge a rejeté la requête comme manifestement infondée. Il a rappelé que, s’agissant d’un recours de plein contentieux, les moyens de légalité externe (incompétence, défaut de motivation, absence de saisine de la commission de recours amiable) sont inopérants, car ils ne remettent pas en cause le bien-fondé des droits de l’intéressée. En application des articles L. 262-2 et R. 262-5 du code de l’action sociale et des familles, le tribunal a constaté que Mme C... ne justifiait pas d’une résidence stable et effective en France, condition essentielle pour l’octroi du RSA.
Le Tribunal Administratif de Montpellier a examiné les requêtes de M. A E contestant des indus de revenu de solidarité active (RSA) et d'allocation de logement sociale (ALS) notifiés par la CAF de l'Hérault. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'irrégularité du traitement algorithmique, du défaut de motivation, de la violation des droits de la défense et de l'absence de saisine de la commission de recours amiable. Il a jugé que les indus étaient fondés sur la réintégration de revenus d'activité non déclarés par M. E, et a estimé que sa situation de précarité ne justifiait pas une remise de dette. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes d'annulation des décisions attaquées et de décharge des sommes réclamées.