748 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
748
Décisions totales
383 581
Ordonnances
262 065
Avec résumé IA
Avocat : SCPA BREILLAT-DIEUMEGARD-MASSON
Avocat : LAGARDE
Avocat : SELARL SAGARDOYTHO-MARCO
Avocat : LAGARDERE
Avocat : BAGARD
Avocat : BREILLAT- DIEUMEGARD- MASSON
Avocat : SCP TRIAS VERINE VIDAL GARDIER-LEONIL ROYER
Le Tribunal administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante soudanaise, qui contestait l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône ordonnant son transfert aux autorités espagnoles pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 27 août 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de sept jours suivant la notification de l'arrêté le 19 août 2024, conformément aux articles L. 572-4 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été déclarée irrecevable sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond, et l'aide juridictionnelle provisoire a été refusée.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 31 juillet 2024 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement "Le Bugatti" pour trente jours. La société requérante invoquait notamment un défaut de procédure contradictoire, un défaut de motivation et le caractère disproportionné de la mesure. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés n'était, en l'état de l'instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde sur les dispositions du code de la santé publique et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : DE BEAUREGARD
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme E, ressortissante angolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités portugaises, responsables de l'examen de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation, et une méconnaissance des droits à l'information et à l'entretien individuel prévus par les articles 4 et 5 du même règlement. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, et a donc validé la décision de transfert.
Le Tribunal administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. D, ressortissant mauritanien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités espagnoles, responsables de l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la méconnaissance des règlements européens (UE) n° 604/2013 et n° 603/2013, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A, ressortissant togolais, qui contestait un arrêté préfectoral du 1er juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour M. A de justifier de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels. L'obligation de quitter le territoire n'a pas été jugée disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'entrée récente en France de l'intéressé et de ses attaches familiales au Togo.
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. C B A visant à l’annulation de l’arrêté du préfet du Var du 19 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, assortie d’une interdiction de retour de trois ans et d’une inscription au fichier Schengen. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que le préfet avait justifié de l’existence d’une menace à l’ordre public et d’un risque de fuite, conformément aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du CESEDA. Il a également considéré que l’interdiction de retour était fondée au regard des critères de l’article L. 612-10 du même code, et que la situation personnelle du requérant, notamment ses craintes en cas de retour en Afghanistan, ne démontrait pas une violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme ou de l’article 3 de cette convention.
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait les arrêtés du préfet de la Vienne du 18 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.