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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

24 187 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

24 187

Décisions totales

383 581

Ordonnances

386 943

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 440)Ordonnance(383 581)
Type de recours
Excès de pouvoir(574 795)Plein contentieux(187 046)Autres(398)Recours en révision(205)
Avocat : LOEffacer tout
TA80Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Amiens — N° TA80-2404112

Le Tribunal Administratif d’Amiens a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 15 octobre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le Mali comme pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le juge a estimé que M. A n’établissait pas contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de ses deux enfants français, condition nécessaire pour obtenir un titre de séjour de plein droit sur le fondement de l’article L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également considéré que la mesure d’éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme) ni à l’intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant). En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : WACQUIER LOUIS

30 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405420

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant russe, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 16 mai 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et avaient fait l'objet d'un examen complet de la situation du requérant. Il a écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme comme inopérant contre l'obligation de quitter le territoire, et a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la même Convention. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : LOUAFI RYNDINA

30 octobre 2024• JU 7ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112134

Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé la décision du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans la demande de naturalisation de Mme A. Le ministre s'était fondé sur le fait que Mme A avait introduit sa nièce en France hors de la procédure de regroupement familial. Le tribunal a jugé que ce motif était entaché d'une erreur de fait, la requérante n'ayant pas elle-même introduit l'enfant sur le territoire. Il a enjoint au ministre de réexaminer la demande de Mme A dans un délai de deux mois.

Avocat : BELLO

30 octobre 2024• 5ème Chambre
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410496

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait une injonction à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, car le silence gardé pendant quatre mois par l'administration avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de péril grave, la requête a été jugée mal fondée et rejetée.

Avocat : MUSCILLO

30 octobre 2024
TA69Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400939

Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par M. A d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Postérieurement à l’introduction de la requête, la préfète a délivré à l’intéressé une carte de séjour temporaire valable un an. Le tribunal constate, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer. Il condamne l’État à verser 800 euros au conseil de M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : MUSCILLO

30 octobre 2024
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407086

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant assorti d’une obligation de quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d’incompétence du signataire de l’arrêté préfectoral, la délégation de signature étant régulière. Il a également jugé que la préfète du Rhône n’avait pas méconnu les dispositions de l’article L. 422-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni commis d’erreur manifeste d’appréciation, en estimant que les études de M. C ne présentaient pas une progression suffisamment sérieuse et cohérente. Par conséquent, la décision de refus de titre de séjour étant légale, l’obligation de quitter le territoire français qui en découlait l’était également.

Avocat : LEGRAND-CASTELLON

30 octobre 2024• 5ème chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2005078

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté l’intégralité des demandes de la SA Léon Grosse, qui sollicitait la condamnation de la commune de Mont-Saint-Aignan au paiement de 1 664 868,70 euros HT pour le solde du lot n°1 du marché de construction du centre culturel Marc Sangnier, ainsi que la décharge des pénalités de retard. Le tribunal a estimé que les retards et surcoûts invoqués n’étaient pas imputables à des fautes du maître d’ouvrage ou à des sujétions imprévues, et que la société ne justifiait pas de la réalité des préjudices allégués. Les conclusions subsidiaires contre les membres de la maîtrise d’œuvre (Mme E, société Pax Ingénierie, société TPF Ingénierie) ont également été rejetées, faute de lien de causalité direct établi. En conséquence, la commune a été déchargée de toute obligation indemnitaire, et la requérante condamnée à verser 3 000 euros à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : LOGOS

30 octobre 2024• 4 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202073

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la SAS Bonaud, entreprise attributaire d’un lot dans le cadre d’un marché public de construction d’un groupe scolaire, afin d’obtenir le paiement d’un solde de 7 044,84 euros TTC que la commune de Mont-Saint-Aignan refusait de lui verser en raison de l’application de diverses pénalités contractuelles. La commune, en défense, a soutenu le bien-fondé de ces pénalités et a formé des appels en garantie contre les membres du groupement de maîtrise d’œuvre. Le tribunal a partiellement fait droit à la requête en annulant certaines pénalités jugées infondées (notamment celles relatives au nettoyage, au démontage de clôture et à l’absence aux réunions), mais a validé d’autres pénalités et la somme due pour exécution aux frais et risques, fixant le solde dû à la société Bonaud à 1 500 euros. La décision s’appuie sur les stipulations du cahier des clauses administratives générales (CCAG) applicables aux marchés publics de travaux et sur les principes du droit administratif des contrats.

Avocat : LOGOS

30 octobre 2024• 4 ème Chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2209314

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, un ancien harki, qui demandait l'annulation de la décision de la commission de recours de l'invalidité refusant la révision de sa pension militaire d'invalidité pour aggravation de son psycho-syndrome post-traumatique. Le tribunal a jugé que l'aggravation alléguée n'était pas établie, car les symptômes décrits en 2021 étaient déjà présents dans les expertises médicales antérieures de 2013. La solution retenue est fondée sur l'article L. 154-1 du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui exige que le supplément d'invalidité soit exclusivement imputable aux infirmités initiales.

Avocat : LONCKE

30 octobre 2024• 7ème chambre
TA44Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2112244

Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes (5ème Chambre) rejette la requête de M. A, qui contestait l'ajournement à trois ans de sa demande de naturalisation. Le tribunal considère que la requête doit être regardée comme exclusivement dirigée contre la décision du ministre de l'intérieur, qui s'est substituée à celle de la préfète. Il écarte les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de la décision ministérielle. Enfin, le tribunal juge que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant sa décision sur l'article 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, la requête étant rejetée dans son ensemble.

Avocat : GANGLOFF

30 octobre 2024• 5ème Chambre
TA86Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2202922

Le Tribunal Administratif de Poitiers a donné acte du désistement de M. A, qui a abandonné ses conclusions en annulation et injonction contre le refus d’inscription en licence de sociologie opposé par l’université de Poitiers. La requête, fondée sur un recours pour excès de pouvoir, a été jugée sur la base de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant au titre de l’article L. 761-1 du même code et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS

30 octobre 2024
TA13Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2306646

Le tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation, afin d'obtenir une injonction de logement sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas respecté son obligation de résultat en ne proposant pas, dans les délais légaux, un logement adapté aux besoins de la requérante, malgré des démarches en cours. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, il a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône d'attribuer un logement à Mme A dans un délai de trois mois, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.

Avocat : LAMAILLOUX

30 octobre 2024
TA06Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405969

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant sur le recours en excès de pouvoir de M. E, ressortissant kazakh, a annulé l'arrêté du 26 octobre 2024 par lequel le préfet des Alpes-Maritimes avait ordonné son transfert aux autorités croates. Le tribunal a jugé que la procédure était irrégulière en raison de l'absence de preuve de la signature de la demande de prise en charge adressée à la Croatie, méconnaissant ainsi les garanties du règlement (UE) n°604/2013. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande d'asile de M. E et de lui délivrer une attestation de demande d'asile. La requête contre l'arrêté de maintien en rétention a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.

Avocat : SEMPERE FLORIAN

30 octobre 2024• Magistrat Mme RAISON
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2200406

Le Tribunal Administratif de La Réunion a examiné la demande de M. B, qui sollicitait la condamnation de la commune de Saint-Louis ou de la région Réunion pour défaut d'entretien normal de la voirie après une chute sur un regard de la RN5. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que M. B n'apportait pas la preuve suffisante du lien de causalité entre sa chute et l'état du regard, ni d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien des ouvrages publics, sans application spécifique de textes autres que ceux relatifs à la preuve. En conséquence, les conclusions indemnitaires et les demandes accessoires ont été rejetées.

Avocat : LOMARI LAURA-EVA

30 octobre 2024• 3ème chambre
CEOrdonnance• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 497359

Le Conseil d'État, statuant en ordonnance, rejette le pourvoi en cassation de la société Sea Front contre une ordonnance de référé ayant mis fin à la suspension d'un permis de construire. La juridiction estime que les moyens soulevés, relatifs à la motivation de l'ordonnance attaquée et à la légalité du permis de démolir lié au projet, ne sont pas sérieux au sens de l'article L. 822-1 du code de justice administrative. En application de la procédure d'admission prévue à l'article R. 822-5 du même code, le pourvoi est déclaré non admis.

Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS

29 octobre 2024ECLI:FR:CECHS:2024:497359.20241029• 1ère chambre
TA14Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2402813

Le Tribunal Administratif de Caen a pris acte du désistement de M. B C, qui contestait un arrêté du préfet de l'Orne l'assignent à résidence et un précédent refus de titre de séjour avec obligation de quitter le territoire. Le préfet avait abrogé les arrêtés litigieux, et le requérant s'est désisté de ses conclusions. Le tribunal a également admis M. C au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle en application de la loi du 10 juillet 1991. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : STEPHANIE LELONG

29 octobre 2024
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2410675

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, ce dernier ne justifiant d'aucune attache personnelle ou familiale en France. Les autres moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur d'appréciation sur la durée de l'interdiction de retour, ont également été écartés. La décision se fonde notamment sur les articles L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DELOBEL

29 octobre 2024• Reconduite à la frontière
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2405902

Le Tribunal administratif de Nice a été saisi par M. A B d'une demande d'exécution forcée d'un jugement du 12 juin 2024, qui avait annulé un refus de titre de séjour et enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail. Après l'ouverture d'une procédure juridictionnelle pour inexécution, M. B s'est désisté de sa requête, ayant obtenu satisfaction. Par ordonnance du 29 octobre 2024, le président de la 3ème chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : OLOUMI AVOCATS ASSOCIES

29 octobre 2024
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2201891

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de Mme B, qui sollicitait la condamnation de l'État à l’indemniser pour un préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de son exposition à l’amiante dans le bâtiment « Le Tripode » entre 1972 et 1992. Le tribunal a jugé que la créance de Mme B était prescrite en application de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968, le délai de prescription quadriennale ayant commencé à courir le 1er janvier 2015, date à laquelle elle avait eu connaissance de l’étendue du risque par une lettre ministérielle de 2014. La requête a donc été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner le fond de la responsabilité de l’État.

Avocat : TEISSONNIERE TOPALOFF LAFFORGUE ANDREU ASSOCIES

29 octobre 2024• 3ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2006193

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête des consorts K et E, qui demandaient réparation du préjudice résultant du suicide de N K, survenu après un avis du comité médical interdépartemental des agents territoriaux du 14 juin 2018. Les requérants contestaient la régularité de cet avis, invoquant notamment une composition irrégulière du comité et un défaut d’information. Le tribunal a jugé que l’avis litigieux n’était pas susceptible de recours et que les irrégularités alléguées n’étaient pas établies, écartant ainsi toute faute de nature à engager la responsabilité de l’État ou du Centre interdépartemental de gestion (CIG) de la Grande Couronne. La décision s’appuie sur les dispositions des lois n°83-634 du 13 juillet 1983 et n°84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que sur le décret n°87-602 du 30 juillet 1987 relatifs à la fonction publique territoriale.

Avocat : CABINET CALLON AVOCATS & CONSEIL

29 octobre 2024• 7ème Chambre