2 174 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
2 174
Décisions totales
383 581
Ordonnances
256 368
Avec résumé IA
Avocat : CABINET TARIN LEMARIE AVOCATS
Avocat : MARIETTE
Avocat : SCP BILLEBEAU - MARINACCE
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A, ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était inexistante, car les échanges entre le requérant et la préfecture montraient que le dossier était toujours en cours d'instruction, et non refusé implicitement. En conséquence, les conclusions aux fins d'annulation, d'injonction et de frais irrépétibles ont été rejetées.
Avocat : VIEILLEMARINGE
Avocat : AMARI-DE-BEAUFORT
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté les requêtes de M. D, ressortissant marocain, contestant l'arrêté préfectoral du 30 juillet 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'étaient pas fondés. Il a également jugé que la décision d'assignation à résidence était légale, faute d'illégalité des mesures d'éloignement sous-jacentes. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
Avocat : FAURE-CROMARIAS
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a constaté un non-lieu à statuer sur la requête de Mme A, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a finalement rétabli ces conditions par une décision du 11 juin 2024, rendant sans objet les conclusions principales de la requérante. Le tribunal a rejeté la demande de frais irrépétibles présentée au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Cette décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : ESSOUMA AWONA BENJAMIN-MARIE
Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C A B, ressortissant bangladais, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif aux étrangers confiés à l'aide sociale à l'enfance. Le tribunal a estimé que, bien que M. A B ait été pris en charge par l'ASE, il avait mis fin à sa formation en janvier 2022, ce qui ne lui permettait plus de bénéficier de ces dispositions à la date de l'arrêté contesté. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C, ressortissant camerounais, qui demandait l'annulation de la décision du préfet du Puy-de-Dôme du 27 juillet 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que la décision était suffisamment motivée et ne portait pas atteinte à sa vie privée et familiale. Il a également jugé irrecevable l’exception d’illégalité des décisions antérieures (OQTF et assignation initiale), devenues définitives. La solution s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et le code de justice administrative.
Le Tribunal administratif d'Orléans a annulé l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 21 novembre 2022 refusant un titre de séjour à un ressortissant camerounais, ainsi que les décisions subséquentes d'obligation de quitter le territoire et de remise du passeport. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de l'ancienneté du séjour, de l'activité professionnelle stable du requérant dans un métier en tension, et de ses qualifications.
Avocat : SCP MARIJON DILLENSCHNEIDER
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme H C F, ressortissante péruvienne, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la rétention de son passeport pris par le préfet d'Eure-et-Loir. Le tribunal a relevé d'office que la requête, enregistrée le 1er août 2024, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de trente jours suivant la notification de l'arrêté du 3 mai 2024. En conséquence, les conclusions dirigées contre l'arrêté du 3 mai 2024 et la décision de rétention du passeport du 22 mai 2024 ont été jugées irrecevables.
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A contre les arrêtés du 29 juillet 2024 du préfet de la Seine-Maritime lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois mois et ordonnant son assignation à résidence. Le tribunal a substitué la base légale de la décision d'éloignement, fondée sur le 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par le 1° du même article, jugeant que M. A ne justifiait pas d'un droit au séjour. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Avocat : LEPEUC MARIE
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B A, incarcéré, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 26 juillet 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour cinq ans. Le tribunal a substitué la base légale de la décision de refus de titre de séjour, initialement fondée sur l'article L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), par l'article L. 432-3 du même code, qui permet de refuser le renouvellement d'une carte de résident en cas de menace grave pour l'ordre public. Il a estimé que les moyens soulevés par le requérant, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B C, ressortissant géorgien, qui contestait la prolongation de son interdiction de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans et son assignation à résidence pour 45 jours, décidées par le préfet du Puy-de-Dôme le 18 juillet 2024. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence du signataire et de défaut de motivation, jugeant les décisions suffisamment fondées en droit et en fait. Il a également estimé que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ou d’appréciation, ni porté une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l’intéressé. La solution s’appuie notamment sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A. Ce dernier demandait, en urgence, qu'il soit enjoint au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un dossier médical pour l'OFII et un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la demande de renouvellement de titre de séjour, déposée le 16 février 2024, n'a pas encore donné lieu à une décision implicite de rejet au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, l'administration n'a pas porté une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés invoquées.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Calvados d’enregistrer sa demande d’admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, notamment en raison de son maintien irrégulier en France après une obligation de quitter le territoire et de l’absence de preuve de ressources insuffisantes. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur le code de justice administrative.
Avocat : GALY MARIE-SOPHIE
Le Tribunal administratif de Nantes a été saisi par M. et Mme D pour contester les décisions du ministre de l'intérieur ajournant à deux ans leurs demandes de naturalisation. En application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal les a invités à confirmer le maintien de leurs conclusions, faute de quoi ils seraient réputés s'être désistés. Aucune confirmation n'étant parvenue dans le délai imparti, le tribunal a constaté le désistement d'office des requérants et en a donné acte par ordonnance.
Avocat : SCP ERIC NEGRE MARIE CAMILLE PEPRATX
Avocat : ALDAMA MARIE-BRIGITTE