707 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
707
Décisions totales
383 581
Ordonnances
294 006
Avec résumé IA
Avocat : LAMIRAND
Avocat : MIRAN
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. C B, un ressortissant congolais demandeur d'asile, contestant la décision du 9 août 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a mis fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a annulé cette décision, estimant que l'OFII n'apportait pas la preuve que M. C B avait effectivement reçu les convocations aux entretiens qu'il était accusé d'avoir manqués. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exigent une motivation écrite et la prise en compte de la vulnérabilité du demandeur.
Avocat : AMIRA
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme C, de nationalité arménienne, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 5 mai 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. La juridiction a estimé que la décision était suffisamment motivée et que l'OFII ne s'était pas estimé lié par la déclaration de fuite de la préfecture. Le tribunal a jugé que le non-respect par la requérante des exigences des autorités chargées de l'asile, en ne se présentant pas à l'embarquement pour son transfert vers la Suède, justifiait la suppression des conditions matérielles d'accueil sur le fondement de l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, le tribunal a considéré que la décision avait pris en compte la vulnérabilité de l'intéressée et de ses enfants, et qu'elle ne méconnaissait pas l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, en raison des attaches familiales conservées par le requérant au Bangladesh. Par conséquent, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, compte tenu des attaches familiales conservées par M. A au Bangladesh. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Isère refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation. Il a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 423-22 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 23 août 2024 fixant le pays de destination de son éloignement. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée, que l'auteur de l'acte disposait d'une délégation de signature régulière et que la préfète avait procédé à un examen sérieux de sa situation. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en l'absence d'éléments établissant un risque réel en cas de retour dans son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur une demande de suspension d’une décision implicite de rejet du préfet de l’Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de M. C, a admis l’urgence liée à la situation irrégulière du requérant. Le juge a estimé que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai d’un mois, sous astreinte. Les textes appliqués incluent les articles L. 425-9 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence du préfet de l'Isère sur la demande de renouvellement du titre de séjour "vie privée et familiale" de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme était, en l'état de l'instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B et de lui délivrer, dans l'attente, une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant de délivrer à M. B, ressortissant burkinabé, un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, l'intéressé se trouvant sans ressources pour subvenir à ses besoins et à ceux de son enfant mineur, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de délivrer le récépissé sollicité dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension du refus d'enregistrement de la demande de titre de séjour de M. B, un ressortissant guinéen. Le juge a considéré que le refus d'enregistrement ne constitue pas une décision faisant grief lorsque le dossier est incomplet, ce qui était le cas en l'absence d'une autorisation de travail, document requis par les articles L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 5221-2 du code du travail. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence ou les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A, ressortissante algérienne mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus plaçait la requérante en situation irrégulière et l'empêchait de travailler. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles 6-2 et 7bis a) de l'accord franco-algérien de 1968, qui prévoient la délivrance de plein droit d'un certificat de résidence en cas de communauté de vie effective avec le conjoint français.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite du préfet de l'Isère refusant le renouvellement de la carte de séjour "vie privée et familiale" de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, car le refus plaçait le requérant en situation irrégulière et l'empêchait de travailler. Il a également considéré que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance des articles L.433-1 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que d'une erreur manifeste d'appréciation, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme C, ressortissante angolaise, qui sollicitait qu'il soit enjoint au préfet de l'Isère de lui délivrer un rendez-vous pour obtenir un document provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le tribunal a relevé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois sur sa demande de titre de séjour avait fait naître une décision implicite de rejet le 17 mai 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée aurait pour effet de faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 26 mars 2024 refusant le rétablissement des conditions matérielles d'accueil de Mme B, une demandeuse d'asile rwandaise. Le juge a estimé que la condition d'urgence était caractérisée par la situation de précarité et de vulnérabilité de la requérante et de ses deux enfants mineures, dont l'une souffre d'asthme, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard des articles L. 551-16 et R. 551-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à l'OFII de rétablir ces conditions matérielles d'accueil sous astreinte de 100 euros par jour de retard.