330 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
330
Décisions totales
383 581
Ordonnances
261 692
Avec résumé IA
Avocat : NAILI
Avocat : CABINET YOUSSEF NAILI
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour assorti d’une obligation de quitter le territoire. Faute pour le requérant d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. Par ordonnance du 29 août 2024, la présidente de la 5ème chambre donne acte de ce désistement pur et simple.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait les décisions de la préfète de l'Ain du 31 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était fondée sur le 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), M. B s'étant maintenu irrégulièrement en France après l'expiration de son visa, et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'absence de risque de fuite, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l'ensemble des mesures d'éloignement et de surveillance, en application des articles L. 611-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 612-10 du CESEDA.
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de l'Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an, et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et a jugé que la décision d'éloignement ne violait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le mariage récent de l'intéressé avec une Française ne suffisant pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. Les autres décisions, fondées sur une obligation de quitter le territoire légalement prise, ont également été validées. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du 5 août 2024 ordonnant son transfert aux autorités portugaises (responsables de sa demande d'asile selon le règlement Dublin III) et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que les craintes du requérant concernant les conditions d'accueil au Portugal ne démontraient pas de défaillances systémiques dans cet État membre, respectueux du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, fondé notamment sur le règlement (UE) n° 604/2013 et la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, ressortissant moldave, contestant l'arrêté du 5 août 2024 de la préfète du Rhône lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte et a jugé que la mesure d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du maintien irrégulier de l'intéressé après le rejet de sa demande d'asile et de son comportement constituant une menace pour l'ordre public. Il a également estimé que la décision fixant le pays de destination ne méconnaissait pas l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute de preuve de risques personnels. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 612-6 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.