1 234 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
1 234
Décisions totales
383 581
Ordonnances
275 315
Avec résumé IA
Avocat : CABINET PIERRE PINTAT AVOCAT
Avocat : PIERRE
Avocat : FRASSA PIERRE
Avocat : DESFARGES PIERRE-HENRY
Avocat : SELARL PERES PIERRE-ANTOINE
Avocat : BERTHILIER JEAN-PIERRE
Le Tribunal administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L.521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C B, ressortissante dominicaine, qui demandait la suspension de l'obligation de quitter le territoire français prononcée le 27 août 2024. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile, mais le juge a constaté qu'elle avait pu préser sa demande d'asile en rétention et que le préfet avait pris un arrêté de maintien en rétention pour examen de cette demande, conformément aux articles L.754-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire n'a pas porté une telle atteinte, et la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme A d’une contestation portant sur leur obligation de payer diverses sommes réclamées au titre de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur la fortune immobilière, assorties de majorations. Les requérants soutenaient que l’administration fiscale avait commis une erreur dans le décompte de leur dette, qu’ils estimaient à 15 530 euros. Le tribunal a rejeté leur requête, jugeant que les conclusions relatives à l’impôt de solidarité sur la fortune et à l’impôt sur la fortune immobilière relevaient de la compétence du juge judiciaire, et que les impositions des années 2011 à 2020 ayant été soldées, il n’y avait plus lieu de statuer sur ces points. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 281 et L. 199 du livre des procédures fiscales.
Avocat : SELARL PIERRE NATALIS ET JULIEN PRAMIL-MARRONCLE
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a été saisi par la société "Ourry" d'un recours en excès de pouvoir visant à contester le rejet de son offre et l'attribution d'un marché public de collecte de déchets. La requérante s'est désistée de sa requête par un mémoire enregistré le 29 février 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, constatant que rien ne s'opposait à cette demande. L'ordonnance applique les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.
Avocat : PIERRE PINTAT AVOCAT
Le Tribunal Administratif de Montreuil a examiné la requête de Mme C, ressortissante algérienne, contestant le refus du préfet de la Seine-Saint-Denis d’autoriser le regroupement familial pour son époux. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’accord franco-algérien de 1968, et une méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet avait légalement motivé sa décision sur le fondement des conditions de logement et de ressources, et que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie familiale. La solution retenue confirme la légalité du refus, en application des articles L. 434-10 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que de l’article 4 de l’accord franco-algérien.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A C, contestant un arrêté du 27 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans, et un arrêté du 11 juillet 2024 l'assignant à résidence. La requérante invoquait notamment la méconnaissance du droit d'être entendu, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées. En conséquence, il a rejeté les demandes d'annulation et d'injonction, sans faire droit à la demande de frais irrépétibles.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B, infirmière de bloc opératoire au CHU de Saint-Étienne, contestant le refus de l’établissement de lui attribuer une nouvelle bonification indiciaire (NBI) de 13 points majorés et le versement des rappels de traitement depuis 2018. En cours d’instance, le CHU a fait droit à sa demande à compter du 1er juin 2018. Invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, Mme B n’a pas répondu dans le délai d’un mois, ce qui la rend réputée s’être désistée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du CHU au titre de l’article L. 761-1 du même code, la requérante n’étant pas la partie perdante.
Avocat : SELARL JEAN-PIERRE & WALGENWITZ AVOCATS ASSOCIES
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour. Le préfet a soulevé un non-lieu à statuer, le requérant ayant obtenu une carte de séjour temporaire valide. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d’un mois, M. B n’a pas répondu. En application des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal lui a donné acte de son désistement.
Le Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du 23 avril 2024 par lequel le préfet de la Guyane a refusé l'admission au séjour de M. A et l'a obligé à quitter le territoire français. Le juge a reconnu l'urgence, car la mesure d'éloignement pouvait être mise en œuvre à tout moment. Cependant, il a rejeté la requête, estimant qu'aucun des moyens soulevés (vice de compétence, insuffisance de motivation, méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA, de l'article 8 de la CEDH, ou erreur manifeste d'appréciation) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Montreuil a été saisi par M. C, sur le fondement de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, en raison de l'inexécution par le préfet de la Seine-Saint-Denis d'un précédent jugement du 6 juin 2023. Ce jugement enjoignait au préfet de délivrer à M. C un récépissé de demande de carte de séjour l'autorisant à travailler. Constatant que cette obligation n'était toujours pas exécutée, le tribunal a prononcé une astreinte de 50 euros par jour de retard à l'encontre de l'État, à défaut d'exécution complète dans un délai de deux mois suivant la notification de la présente décision.