Jurisprudence administrative
966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
966 388
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601967
Le Tribunal Administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté de mise à la retraite pour invalidité d'un fonctionnaire territorial. Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve d'une urgence suffisante, sa situation financière n'étant pas caractérisée comme critique. La demande est examinée sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400447
La requérante conteste devant le **Tribunal Administratif de Bordeaux** le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) attribuée par le département de la Gironde. Le tribunal a **rejeté sa demande**, considérant que le département, dans le cadre de son pouvoir d'administration libre, n'avait pas méconnu les textes applicables, notamment la loi du 14 décembre 2020 et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux régimes indemnitaires. La décision est fondée sur le principe de libre administration des collectivités territoriales et l'absence d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir dans l'élaboration de la délibération contestée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400459
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, qui reconnaissent la compétence des collectivités territoriales en la matière.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601828
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant le transfert d'un demandeur d'asile afghan vers la Belgique au titre du règlement Dublin. La juridiction a retenu que le préfet de la Gironde avait méconnu les dispositions de l'article 23 du règlement (UE) n° 604/2013 en ne saisissant pas les autorités belges dans le délai de deux mois requis à compter de l'enregistrement de la demande d'asile. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Avocat : CONROY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307032
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête d'un militaire contestant un titre de perception pour trop-perçu de rémunération et la décision rejetant son recours administratif. Le juge a estimé que les moyens invoqués contre la décision de rejet (incompétence et insuffisance de motivation) étaient inopérants, car cette décision n'avait pour seul objet que de lier le contentieux. La solution du litige dépend uniquement de l'appréciation de la régularité et du bien-fondé du titre de perception lui-même, régi par les articles du décret du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique.
Avocat : SCP VIAL-PECH DE LACLAUSE-ESCALE-KNOEPFFLER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401000
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir l'annulation de deux décisions accordant seulement une remise partielle sur des indus de prime d'activité et de RSA. Le tribunal, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation financière de la requérante, caractérisée par un quotient familial de 574 euros, ne démontrait pas une précarité justifiant une remise totale de sa dette. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles et L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui encadrent la récupération et la remise gracieuse de ces prestations sociales.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401362
Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours en plein contentieux visant l'annulation du rejet par la Caisse d'Allocations Familiales d'un recours amiable contre la notification d'un indu de prime d'activité. Le tribunal constate que la caisse a, postérieurement à l'introduction de la requête, rapporté l'indu et remboursé les sommes prélevées. Par conséquent, il décide qu'il n'y a pas lieu de statuer, la requête étant devenue sans objet.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507134
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la SARL SIG de son recours contre un arrêté de péril ordinaire. La juridiction rejette la demande de la commune de Saint-Maurice-Navacelles de condamner la société à une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 et L. 761-1 du même code.
Avocat : AARPI CARBONE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2600905
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté municipal de mise en position conservatoire sans traitement. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui autorise à constater un tel désistement. En conséquence, le tribunal ne statue pas sur le fond de l'affaire.
Avocat : DHEROT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601618
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... visant à contester une décision de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH) concernant l'orientation scolaire de son enfant. Le tribunal a estimé qu'il n'était pas compétent pour connaître de ce litige, relevant que les recours contre les décisions d'orientation scolaire d'une CDAPH relèvent, en vertu de l'article L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence du tribunal judiciaire (pôle social). En conséquence, la requête a été rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les requêtes manifestement irrecevables pour incompétence.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601722
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Il a constaté que le requérant était incarcéré dans le Var lors de l'introduction de sa requête. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, le tribunal s'est déclaré incompétent et a transmis le dossier au Tribunal administratif de Toulon, juridiction territorialement compétente.
Avocat : BONOMO FAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601832
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... qui contestait le rejet de sa demande de prestation de compensation du handicap. Le tribunal a estimé que ce litige relevait manifestement de la compétence exclusive du tribunal judiciaire, en vertu des articles L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles et R. 142-10 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été déclarée irrecevable pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507979
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé, rejette la demande de provision de M. B... visant la commune de Saint-Brieuc et Saint-Brieuc Armor Agglomération pour un accident de la circulation. Le juge estime que le caractère sérieusement contestable de la responsabilité des collectivités, notamment au regard des conditions de signalisation et d'éclairage du terre-plein, fait obstacle à l'octroi d'une provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La demande de condamnation au titre des frais irrépétibles est également rejetée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601925
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la MSA de lui verser une allocation de retraite progressive. Le tribunal a jugé que ce litige, relevant de l'application du code de la sécurité sociale, relevait manifestement de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire en vertu des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée pour incompétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602883
Sujet principal : Demande de suspension d'un refus implicite de délivrance de titre de séjour et d'injonction de délivrer un titre provisoire. Juridiction : Tribunal Administratif de Grenoble (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, la juge estimant qu'aucun moyen soulevé ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions de suspension en référé et au rejet des demandes non urgentes ou manifestement mal fondées.
Avocat : DIEYE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2523000
Le Tribunal Administratif de Nantes statue sur une demande d'injonction au préfet pour obtenir un logement adapté. Le requérant s'étant désisté après avoir accepté une offre de logement, le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2601735
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'une demande d'injonction contre le préfet de la Loire-Atlantique pour assurer l'accès à un logement de transition de Mme A... B..., reconnue prioritaire par la commission de médiation. Le tribunal a fait droit à la requête, constatant que l'État, garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé d'offre dans le délai de trois mois fixé par l'article R. 441-18 du code de la construction et de l'habitation. Il a donc ordonné au préfet d'assurer l'accueil de la requérante dans un logement de transition, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du même code.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2514090
Le Tribunal administratif de Nantes rejette par ordonnance la requête de M. A... B... visant à contester le retrait de sa subvention « MaPrimeRénov’ ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas joint la preuve du recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette irrecevabilité est fondée sur le non-respect de l'article 9 du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et des articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2518347
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant l'abrogation de son visa par l'autorité consulaire française à Londres. Le tribunal constate que la requête, introduite en anglais, est manifestement irrecevable car elle n'a pas été régularisée par une traduction en français dans le délai imparti, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le recours est rejeté sans examen au fond.
Avocat : MONTAZERI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2519002
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... contestant un refus de visa. Le juge a constaté une irrecevabilité manifeste, car la requérante résidant en Tunisie n'avait pas régularisé sa demande en élisant domicile sur un territoire de l'UE, de l'EEE ou de la Suisse, comme l'exige l'article R. 431-8 du code de justice administrative. La juridiction a appliqué la procédure de mise en demeure prévue à l'article R. 612-1 du même code, la notification étant réputée effectuée, avant de prononcer l'irrecevabilité en vertu de l'article R. 222-1.