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Le Tribunal Administratif d’Amiens a annulé l’arrêté du 18 mars 2025 par lequel le préfet de l’Oise obligeait M. B, ressortissant turc, à quitter le territoire français sans délai, fixait le pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an, ainsi que l’arrêté d’assignation à résidence. La juridiction a retenu que ces décisions avaient été prises en méconnaissance du droit d’être entendu, principe général du droit de l’Union européenne, dès lors que M. B n’avait pas été mis en mesure de présenter ses observations avant l’édiction des mesures. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant cet examen. Cette solution s’appuie sur l’article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et les articles L. 922-2 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par M. C, ressortissant tunisien, d'une demande d'annulation de l'arrêté du 8 avril 2025 par lequel la préfète de l'Aisne l'a assigné à résidence pour une durée de douze mois. Le tribunal a constaté que la préfète avait fondé sa décision sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui limite la durée de l'assignation à résidence à quarante-cinq jours renouvelable une fois, et non sur l'article L. 731-3 du même code, qui permet une durée maximale d'un an. En conséquence, la décision attaquée est entachée d'illégalité et le tribunal a prononcé son annulation.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté les requêtes de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, lui interdisant le retour pour trois ans, et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure de réadmission vers l'Italie, où M. B détient un titre de séjour de longue durée, n'était pas obligatoire et que l'obligation de quitter le territoire était légale au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés, la situation personnelle et familiale de l'intéressé ne justifiant pas une protection particulière. En conséquence, l'assignation à résidence, fondée sur l'obligation de quitter le territoire, a également été validée.
Le Tribunal administratif d'Amiens a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 3 avril 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de son droit d'être entendu, garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, ainsi qu'une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et, après avoir examiné les moyens, a annulé les décisions contestées en raison du non-respect du droit d'être entendu, sans se prononcer sur les autres moyens.
Le Tribunal administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, d’une demande de suspension de la décision implicite de la préfète de l’Oise refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a rejeté la requête, estimant que la condition d’urgence n’était pas remplie, dès lors que l’administration avait délivré des autorisations provisoires de séjour durant l’instruction de la demande et que l’intéressé n’établissait pas une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s’appuie sur les stipulations de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. D, ressortissant congolais, demandant l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités slovènes pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation et l'irrégularité de la procédure, en se fondant sur le règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif d’Amiens (3ème chambre) a rejeté la requête de Mme B C A, ressortissante congolaise, qui demandait l’annulation de l’arrêté préfectoral du 5 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour, lui faisant obligation de quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte (délégation régulièrement publiée), l’insuffisance de motivation, le défaut d’examen sérieux de sa situation, la méconnaissance du droit d’être entendu et l’erreur manifeste d’appréciation. La décision fixant le pays de destination n’a pas non plus été jugée contraire à l’article 3 de la Convention européenne des droits de l’homme, les craintes de la requérante n’étant pas établies. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a été rejetée comme sans objet.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de la commune de Sainte-Geneviève. Celle-ci demandait au juge d'ordonner le recours à la force publique pour faire cesser des branchements illicites aux réseaux d'eau et d'électricité réalisés par des gens du voyage occupant un terrain privé. Le juge rappelle qu'il n'entre pas dans son office d'ordonner le concours de la force publique, ces conclusions étant irrecevables. Il invite la commune à saisir le préfet sur le fondement de la loi du 5 juillet 2000 relative à l'accueil des gens du voyage, ou le juge des référés pour des atteintes à son domaine public ou à la sécurité publique.
Le Tribunal administratif d'Amiens a pris acte du désistement pur et simple de Mme C, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 novembre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le Nigéria comme pays de destination. La requérante, soutenue par son avocat, avait invoqué des moyens tirés de l'irrégularité de la procédure, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et R. 425-13 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal, constatant que le désistement était pur et simple, en a donné acte par un jugement du 18 avril 2025, mettant ainsi fin à l'instance sans examiner le fond du litige.
Le Tribunal administratif d'Amiens a été saisi par le préfet de la Somme d'un recours en excès de pouvoir contre la délibération du 17 avril 2023 approuvant le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de la communauté de communes de la Somme Sud-Ouest. Le préfet invoquait notamment l'insuffisance du rapport de présentation et du projet d'aménagement et de développement durable, ainsi qu'une méconnaissance des objectifs de la loi Climat et Résilience et une incompatibilité avec le schéma de cohérence territoriale. En cours d'instance, le préfet s'est désisté de sa requête, désistement accepté par la communauté de communes. Par un jugement du 18 avril 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à la procédure sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens rejette la requête de Mme C, ressortissante nigériane, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour « vie privée et familiale » opposé par la préfète de l'Oise. Le tribunal écarte comme inopérant le moyen tiré de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la demande n'ayant pas été présentée sur ce fondement. Il estime que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de la durée et des conditions du séjour de l'intéressée, de l'existence d'une précédente mesure d'éloignement, et de l'absence de preuve de liens familiaux stables en France.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a pris acte du désistement d'instance de la société Sulo France, qui contestait la procédure de passation d'un marché de fourniture de bacs de collecte de déchets alimentaires engagée par la communauté de communes des Deux Vallées. La société soutenait que l'offre de l'attributaire était irrégulière au regard du cahier des clauses techniques particulières. Le juge a donné acte de ce désistement, pur et simple, et a rejeté les conclusions de la communauté de communes tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de Mme A, agente de maîtrise principale, qui demandait le versement de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) à compter du 1er mars 2022. La requérante soutenait que le bénéfice de cette prime devait lui être maintenu pendant son congé de maladie ordinaire puis de longue maladie, faute de remplacement effectif dans ses fonctions d'encadrement. Le tribunal a jugé, sur le fondement de l'article 2 du décret du 18 juin 1993, que Mme A avait été remplacée dans ses fonctions à compter du 1er mars 2022, ce qui justifiait la suppression de la NBI. Par conséquent, l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles à fin d'injonction et au titre des frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Oise du 10 février 2025 l'assignant à résidence pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de l'intéressé. Il a estimé que la mesure d'assignation à résidence était légalement fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'éloignement de M. B demeurant une perspective raisonnable, et que les modalités de contrôle fixées n'étaient pas disproportionnées. Par conséquent, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen et de l'erreur manifeste d'appréciation ont été écartés.
Le Tribunal Administratif d'Amiens (3ème chambre) a examiné la requête de la SARL Com.Sports contestant un titre de recettes de 106 416,43 euros émis par la communauté de communes du Val de Somme pour des frais de remise en état du centre aquatique "Calypso" à Corbie, dont l'exploitation lui avait été déléguée par une convention d'affermage. La société demandait l'annulation du titre et de la lettre de relance, ainsi que la décharge de l'obligation de payer. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conclusions dirigées contre la lettre de relance relevaient de la compétence du juge de l'exécution et que les moyens soulevés contre le titre de recettes, notamment l'incompétence de l'auteur et l'absence de caractère certain de la créance, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code général des collectivités territoriales et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Pas-de-Calais refusant la délivrance d'une carte nationale d'identité et d'un passeport français au fils de Mme C. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, les circonstances invoquées ne caractérisant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate à la situation du requérant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des décrets n° 55-1397 du 22 octobre 1955 et n° 2005-1726 du 30 décembre 2005 relatifs à la délivrance des titres d'identité et de voyage.
Le Tribunal Administratif d'Amiens annule l'arrêté du 28 mars 2025 par lequel le préfet de l'Oise a assigné à résidence M. A, ressortissant congolais, pour une durée de quarante-cinq jours. Le tribunal juge que cette mesure d'assignation à résidence, qui constitue une modalité d'exécution de l'obligation de quitter le territoire français prise le 1er mars 2025, ne pouvait légalement être édictée. En effet, M. A avait déposé une demande d'asile le 6 mars 2025, ce qui lui conférait, en application des articles L. 541-1 et L. 541-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un droit de se maintenir sur le territoire français jusqu'à ce qu'il soit statué sur cette demande, rendant ainsi inexécutable la mesure d'éloignement préexistante.
Le Tribunal administratif d'Amiens, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et obligeant Mme A à quitter le territoire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'examen au fond de l'affaire était déjà programmé à une date proche et que la mesure d'éloignement ne pouvait être exécutée tant que le recours était pendant, conformément à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requérante invoquait un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de son état de santé (article L. 425-9 du CESEDA), mais ce moyen n'a pas été examiné en raison du défaut d'urgence. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif d’Amiens, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution du récépissé de demande de titre de séjour délivré à M. B par le préfet de l’Oise. Le requérant contestait la mention de « premier titre de séjour » sur ce document, qui l’empêchait de voyager hors de France. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute de preuve d’un voyage imminent ou d’une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris la demande d’aide juridictionnelle provisoire, jugée manifestement dénuée de fondement.
Le Tribunal Administratif d'Amiens a rejeté la requête de M. B A, ressortissant tunisien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté attaqué était signé par une autorité compétente bénéficiant d'une délégation régulièrement publiée et qu'il était suffisamment motivé en fait. Il a également estimé que la préfète n'avait pas commis d'erreur de droit ou de fait, ni d'erreur manifeste d'appréciation, en examinant la demande sur le fondement de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et non de l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue confirme la légalité des décisions contestées.