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Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Jura du 6 décembre 2024 l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'erreur de droit et d'erreur d'appréciation, jugeant la mesure fondée sur l'article L.731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a considéré que l'éloignement de l'intéressé, faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, demeurait une perspective raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme B contre une décision de la CDAPH du Jura refusant la prestation de compensation du handicap (PCH), a constaté son incompétence. En application des articles L. 134-3 et L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève de la compétence du juge judiciaire. Par ordonnance du 24 décembre 2024, le tribunal a rejeté la requête et transmis le dossier au tribunal judiciaire de Lons-le-Saunier (pôle social), conformément à l’article 32 du décret n°2015-233 modifié.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la SAS Acouphène. Celle-ci demandait la suspension de l'arrêté municipal du 9 décembre 2024 réduisant de 6h à 4h l'heure de fermeture de son établissement de nuit "Le QG" pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la société n'apportant pas la preuve d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation économique. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal administratif de Besançon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A visant à suspendre la sanction d'exclusion de trois ans prononcée par la section disciplinaire de l'université de Franche-Comté. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (insuffisance de motivation, défaut d'information sur le droit de se taire, non-communication du rapport d'instruction, méconnaissance du contradictoire, disproportion de la sanction) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence. La requête a été rejetée dans son ensemble, y compris les conclusions à fin d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a pris acte du désistement de M. A B, qui contestait l’immatriculation de son véhicule auprès de l’Agence nationale des titres sécurisés. Le requérant n’ayant pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois suivant la demande du tribunal, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s’être désisté. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du même code, donne acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. et Mme G et de M. B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire une maison individuelle délivré par le maire de Cousance. Les requérants soutenaient notamment que le projet méconnaissait l'article 11-U du plan local d'urbanisme et l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, en raison de son impact sur le caractère des lieux avoisinants et de la configuration de son balcon et de sa toiture. Le tribunal a jugé ces moyens non fondés, estimant que le projet ne portait pas une atteinte suffisante à l'intérêt des lieux. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de sa demande de pension d'invalidité pour une tendinite chronique et une coxalgie. Le requérant soulevait notamment des moyens relatifs à l'irrégularité de l'instruction, à la violation du secret médical et au défaut d'impartialité des experts. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement s'appuyer sur l'ensemble des pièces médicales nécessaires à l'instruction, sans se limiter aux seuls documents fournis par le demandeur. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, notamment les articles L. 151-5 et R. 151-10.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SAS Roland Claudet contestant une amende administrative de 4 000 euros infligée par le DREETS de Bourgogne-Franche-Comté. Cette amende sanctionnait le non-respect d’une décision d’arrêt des travaux prise par l’inspection du travail sur un chantier, en raison de l’absence de protections contre les chutes de hauteur. Le tribunal a estimé que la sanction, fixée à 20 % du maximum légal, n’était pas entachée d’erreur d’appréciation, l’administration ayant tenu compte de la gravité du manquement, du comportement de l’employeur et de ses difficultés financières. La décision s’appuie sur les articles L. 4752-1 et L. 8115-4 du code du travail.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la société Logicités contestant l'attribution d'un marché public de conseil en logistique urbaine par Grand Besançon Métropole (GBM). La société requérante demandait l'annulation ou la résiliation du contrat conclu avec la société Interface Transport, ainsi que des dommages et intérêts pour son éviction. Le tribunal a estimé que la multiplication des consultations par GBM n'était pas fautive et que les moyens soulevés contre la procédure de passation n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les règles du code de la commande publique, notamment en matière de définition et de pondération des critères de sélection des offres.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de l'association Dar Al Hadith, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 2 février 2024 par lequel la présidente de la communauté urbaine Grand Besançon Métropole (GBM) avait exercé son droit de préemption urbain renforcé sur un local professionnel. Le tribunal a jugé que la décision de préemption était suffisamment motivée et que la réalité du projet d'aménagement justifiant la préemption était établie, conformément aux articles L. 210-1 et L. 300-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi en plein contentieux par M. C I et sa mère Mme D, a examiné leur demande d'indemnisation des préjudices résultant de fautes commises par l'hôpital Nord-Franche-Comté lors de sa naissance en 1998. Après avoir ordonné une expertise médicale collégiale, le tribunal a constaté que l'hôpital, en versant des provisions et en formulant une offre amiable, avait reconnu sa responsabilité, laquelle avait été définitivement jugée par un jugement de 2006 et un arrêt de la cour administrative d'appel de Nancy de 2007. Le tribunal a donc écarté la contestation de l'hôpital sur le principe de sa responsabilité et la théorie de la perte de chance, retenant un lien de causalité direct et certain entre les fautes et l'état neurologique de M. I. La solution retenue est la condamnation de l'hôpital à indemniser l'intégralité des préjudices subis, incluant les dépenses échues et futures, ainsi que le préjudice économique de Mme D, sur le fondement de la responsabilité pour faute et des principes de l'autorité de la chose jugée.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. Sala, puis par ses héritiers et la société Jura Pompage, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice résultant de la suspension administrative de son permis de conduire, annulée par la cour d’appel. Le tribunal a jugé que la suspension était illégale, car l’infraction n’était pas établie, engageant ainsi la responsabilité de l’État pour faute. Il a condamné l’État à verser 5 000 € aux héritiers de M. Sala pour son préjudice personnel et 20 577,40 € à la société pour son préjudice financier, sur le fondement des principes de responsabilité administrative. Les textes appliqués sont le code de la route et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de deux requêtes en annulation d’un permis de construire une maison individuelle délivré par le maire de Cousance le 12 juin 2023. Les requérants contestaient notamment la conformité du projet aux dispositions de l’article 11-U du plan local d’urbanisme et à l’article R. 111-27 du code de l’urbanisme, invoquant une atteinte au caractère des lieux avoisinants. Le tribunal a joint les deux instances et, après examen, a rejeté les moyens soulevés, considérant que le projet n’était pas de nature à porter atteinte à l’intérêt des lieux. En conséquence, il a rejeté les demandes d’annulation et condamné les requérants à verser une somme à la commune au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi de deux requêtes (n°2402295 et 2402296) par Mme C B et Mme A B, visant à annuler des arrêtés du préfet du Doubs du 19 novembre 2024 ordonnant leur transfert aux autorités croates pour l'examen de leurs demandes d'asile, ainsi que leur assignation à résidence. Les requérantes invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17.1 du règlement UE n°604/2013, des défaillances systémiques en Croatie, et des vices de procédure (non-respect des articles 4, 5 et 15 des règlements européens). Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les conditions de transfert étaient régulières et que l'assignation à résidence était légale par voie de conséquence. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par deux requérantes, Mme C B et Mme A B, contestant les arrêtés du préfet du Doubs du 19 novembre 2024 ordonnant leur transfert aux autorités croates pour l'examen de leur demande d'asile, ainsi que leur assignation à résidence. Les requérantes invoquaient notamment une erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article 17.1 du règlement (UE) n°604/2013, une méconnaissance des articles 4 et 5 du même règlement, et des défaillances systémiques en Croatie. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que les décisions de transfert étaient légales et que l'assignation à résidence n'était pas illégale par voie de conséquence. En conséquence, les requêtes ont été rejetées, incluant les demandes d'injonction et les conclusions au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B, ressortissante chinoise, contestant son transfert aux autorités espagnoles et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la remise des brochures d'information en anglais et en chinois, ainsi que la traduction orale en tibétain, satisfaisait aux exigences de l'article 4 du règlement (UE) n°604/2013. La décision de transfert a donc été validée, et l'assignation à résidence, qui en découlait, a été maintenue.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. E, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet du Doubs du 5 décembre 2024 renouvelant son assignation à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, en se fondant sur les articles L. 731-1, L. 732-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Concernant la proportionnalité des modalités de l'assignation, le tribunal a estimé que l'état de santé de M. E, bien qu'invoqué, n'était pas suffisamment étayé par des pièces médicales circonstanciées pour justifier un aménagement, et que l'obligation de pointage quotidien n'était pas disproportionnée au regard du risque de soustraction à l'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du ministre de l’intérieur d’annuler un retrait de points sur son permis de conduire. En cours d’instance, le ministre a informé le tribunal que les mentions litigieuses avaient été corrigées et que le capital de points était rétabli à 12 points. Invité à confirmer le maintien de ses conclusions, le requérant n’a pas répondu dans le délai imparti. En application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte du désistement de la requête.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés du préfet du Territoire de Belfort du 26 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d’un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte et le défaut d’examen de la situation personnelle, n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. C et Mme B, ressortissants algériens, qui contestaient les arrêtés préfectoraux du 26 novembre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte et le défaut d'examen particulier, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des demandes d'annulation, sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.