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Le Tribunal administratif de Besançon, saisi par M. A... d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de l’Agence nationale pour l’habitat (ANAH) relative au retrait de la prime « MaPrimeRénov’ », s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le logement concerné par le litige est situé au Paradou (Bouches-du-Rhône), il a fait application des articles R. 312-7 et R. 351-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 5 décembre 2025, il a transmis le dossier au tribunal administratif de Marseille, seul compétent pour en connaître.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension d'une saisie sur salaire présentée par M. et Mme B.... La condition d'urgence n'est pas établie, les requérants ne fournissant aucun justificatif de leurs charges et ressources. Par ailleurs, la demande de suspension "définitive" est irrecevable, le juge des référés ne pouvant préjudicier au principal. La requête est donc rejetée sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif de Besançon a examiné la requête de M. C... contre un arrêté préfectoral du 13 novembre 2025 l'assignait à résidence. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, estimant que la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ne privait pas le litige d'objet. Sur le fond, le juge a annulé l'arrêté au motif que la décision d'obligation de quitter le territoire français n'était pas exécutoire, l'annulation du délai de départ volontaire n'ayant pas été remplacée, ce qui constitue une erreur de droit au regard des articles L. 251-8 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Besançon a été saisi par le préfet du Jura d’un déféré en excès de pouvoir, sur le fondement de l’article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales, visant à annuler un arrêté du 5 février 2025 du président du centre communal d’action sociale de Lons-le-Saunier accordant une délégation de signature. En cours d’instance, le centre communal a informé le tribunal du retrait de l’arrêté litigieux par un nouvel arrêté du 8 septembre 2025, ce qui a conduit le préfet à se désister de son recours. Par une ordonnance du 5 décembre 2025, la présidente de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement pur et simple, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant togolais, contestant l'arrêté du préfet du Doubs du 28 février 2025 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a estimé que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considérant que l'absence de validation de sa première année de licence après quatre inscriptions ne justifiait pas de la réalité ni du sérieux de ses études, malgré son assiduité. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été écarté comme inopérant à l'encontre d'un refus de titre étudiant. Par conséquent, les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi, dépourvues d'illégalité, ont été maintenues.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov'". La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B..., malgré une demande de régularisation, n'a pas produit la décision attaquée comme l'exige l'article R. 412-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code, rejette la demande sans examen au fond.
Le Tribunal administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... qui contestait la décision de la rectrice de la région académique Bourgogne-Franche-Comté lui attribuant une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux à l’échelon 0bis pour l’année 2025/2026. La requérante invoquait notamment une discordance entre le salaire réel de sa mère et le montant pris en compte, ainsi que ses difficultés financières. Le tribunal a jugé ces moyens inopérants, car les ressources du foyer fiscal correspondaient bien à l’échelon attribué en application de l’arrêté du 4 juillet 2024 fixant les plafonds de ressources. La requête a été rejetée sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme B..., atteinte de sclérose en plaques, qui contestait le refus du département du Doubs de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis, notamment l'avis de la MDPH et les certificats médicaux, ne démontraient pas que son périmètre de marche était inférieur à 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision de refus a donc été jugée légale.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de la SAS Acouphène, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 ordonnant la fermeture administrative de son établissement « Le QG » pour une durée de 30 jours. Le tribunal a écarté les moyens de légalité externe, jugeant que l'arrêté était suffisamment motivé et que l'urgence justifiait de déroger à la procédure contradictoire prévue à l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration. Sur la légalité interne, il a estimé que les faits de violences graves survenus le 8 novembre 2024 en lien direct avec l'activité de la discothèque constituaient une atteinte à l'ordre public justifiant la fermeture sur le fondement de l'article L. 3332-15 du code de la santé publique.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en juge unique, a rejeté la demande de Mme A... épouse B... tendant à l’annulation du refus du département du Doubs de lui délivrer une carte « mobilité inclusion » portant la mention « stationnement pour personnes handicapées ». La requérante invoquait ses douleurs et difficultés de mobilité liées à une algoneurodystrophie et à de l’arthrose. Le tribunal a appliqué les dispositions de l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et l’arrêté du 3 janvier 2017, qui conditionnent l’attribution de cette carte à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique. La solution retenue est le rejet de la requête, faute pour la requérante de démontrer remplir ces critères stricts.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par l’association Jura nature environnement d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du 13 décembre 2024 par lequel le préfet du Jura a délivré un permis de construire pour un parc photovoltaïque au sol à Pimorin. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l’absence d’autorisation de défrichement (articles L. 425-6 du code de l’urbanisme et L. 341-1 du code forestier), de l’insuffisance de l’étude d’impact (articles L. 122-3 et R. 122-5 du code de l’environnement), et de la méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme intercommunal. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité du permis de construire délivré.
Le Tribunal Administratif de Besançon annule l'arrêté du 9 décembre 2024 par lequel la maire de Besançon avait restreint les horaires d'ouverture de l'établissement « Le QG » pour une durée de six mois. Le tribunal relève d'office que la maire était incompétente pour prendre cette mesure au titre de ses pouvoirs de police générale, en raison de l'existence d'une police spéciale des débits de boissons. Cette police spéciale, prévue aux articles L. 331-1 du code de la sécurité intérieure et L. 3332-15 du code de la santé publique, réserve au représentant de l'État dans le département le pouvoir de prononcer des fermetures administratives pour troubles à l'ordre public. La solution retenue est donc l'annulation de l'arrêté pour incompétence de l'autorité signataire.
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de trois délibérations de la commune d’Arbois du 24 novembre 2025 relatives à la cession de la Maison Vercel et du parc Vercel. Le juge a relevé que la requête était manifestement irrecevable, car l'association requérante n'avait pas présenté de requête distincte en annulation au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. Par ailleurs, il a estimé que le président de l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant au regard de l'objet social de l'association.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par la SAS Haircut by Mehdi d’une requête en excès de pouvoir visant à l’annulation de deux titres de perception émis le 1er mars 2024 pour le recouvrement de la contribution spéciale pour emploi irrégulier d’un travailleur étranger (8 020 euros) et de la contribution forfaitaire représentative des frais de réacheminement (2 124 euros). La société requérante contestait notamment la motivation des titres et la régularité de l’emploi du salarié concerné. Le tribunal a examiné l’affaire au regard des dispositions du code du travail et du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en tenant compte de l’abrogation de l’article L. 822-2 par la loi du 26 janvier 2024. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais la décision s’inscrit dans le cadre du contentieux de la légalité des titres de perception émis par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Le Tribunal Administratif de Besançon, saisi d’un recours en excès de pouvoir par des riverains, a examiné la légalité de l’arrêté préfectoral du 13 décembre 2024 autorisant la construction d’un parc photovoltaïque au sol par la SAS Parc solaire de Pimorin. Les requérants contestaient notamment l’absence d’autorisation de défrichement, l’insuffisance de l’étude d’impact et de la notice architecturale, ainsi que les risques d’incendie et l’atteinte au paysage. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens soulevés, considérant que le projet respectait les dispositions des codes de l’urbanisme et de l’environnement, et a validé le permis de construire. La décision s’appuie sur les articles R. 431-8 et R. 111-2 du code de l’urbanisme, ainsi que sur les articles L. 122-3 et R. 122-5 du code de l’environnement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir visant à annuler sa décision d’ajournement au baccalauréat professionnel session 2023, en raison d’une erreur alléguée dans le report de notes. Par une lettre du 20 octobre 2025, le tribunal a invité la requérante à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, conformément à l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En l’absence de confirmation dans le délai d’un mois, Mme B... est réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. Par ordonnance du 4 décembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. et Mme D... demandant l'annulation du refus d'autorisation d'instruction en famille pour leur fils. La décision de la commission académique a été jugée suffisamment motivée et exempte de défaut d'examen sérieux. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement apprécié l'intérêt supérieur de l'enfant au regard des dispositions des articles L. 131-5 et R. 131-11-2 du code de l'éducation, sans que l'absence de convocation préalable ne constitue une irrégularité.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait à pouvoir reprendre des études en classe de première STMG avec un appui UPE2A. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions claires, ni moyens juridiques, ni demande d'annulation d'une décision administrative, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. Le juge a rappelé qu'il ne peut se substituer à l'administration ou adresser des injonctions en dehors des cas prévus par la loi. La décision a été prise sur le fondement des 4° et 7° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de Mme B... Pernin, qui contestait le refus de l'Office national des forêts de reconnaître l'imputabilité au service de son syndrome anxiodépressif. Le tribunal a estimé que la pathologie ne présentait pas de lien direct et essentiel avec l'exercice des fonctions, car la date de première constatation médicale était antérieure à l'événement invoqué et les conditions de travail alléguées n'étaient pas suffisamment établies. La décision s'appuie sur les articles L. 822-20 du code général de la fonction publique et R. 461-8 du code de la sécurité sociale, qui exigent un lien direct et un taux d'incapacité permanente d'au moins 25 %. Les conclusions indemnitaires de Mme Pernin ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, contestant l'arrêté préfectoral du 26 mai 2025. Cet arrêté lui retirait son attestation de demande d'asile, lui faisait obligation de quitter le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le préfet avait procédé à un examen individuel de la situation de M. A... et n'avait pas commis d'erreur de droit en appliquant l'article L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la décision d'éloignement ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.