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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal d’Arès du 2 février 2023, portant désaffectation, déclassement et cession de parcelles du domaine public communal à un promoteur immobilier. Les requérants, dont trois conseillers municipaux, contestaient notamment la légalité de la procédure de cession. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, reconnaissant l’intérêt à agir des conseillers municipaux. Sur le fond, il a annulé la délibération en tant qu’elle autorisait la cession, au motif que la commune n’avait pas sollicité l’avis préalable de l’autorité compétente de l’État, en méconnaissance des articles L. 2241-1 du code général des collectivités territoriales et L. 3211-14 du code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 14 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 425-9, L. 435-1 et L. 423-23) ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés par la requérante, notamment ceux relatifs à la motivation, à la procédure médicale et à l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a rejeté la requête de Mme I..., ressortissante congolaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 24 février 2025 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte manquait en fait, dès lors que le préfet avait régulièrement délégué sa signature à Mme E. par un arrêté publié le 30 septembre 2024.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B..., annule l’arrêté d’alignement individuel du 6 mars 2023 du maire de Fals. Cet arrêté délimitait la voie communale de Miquelot au droit des parcelles du requérant en incluant un talus enherbé dans l’emprise de la voie publique. Le tribunal juge que, faute de plan d’alignement, l’arrêté aurait dû se borner à constater les limites réelles de la voie, sans intégrer une dépendance non nécessaire à la chaussée, en méconnaissance de l’article L. 112-1 du code de la voirie routière. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, sans qu’il soit besoin de statuer sur les conclusions à fin d’injonction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B..., ressortissant camerounais, contestant l'arrêté préfectoral du 11 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation régulière. Il a jugé inopérant le moyen tiré de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, M. B... n'ayant pas sollicité de titre de séjour sur ce fondement. Enfin, le tribunal a estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le requérant ne justifiant pas de la continuité de son séjour ni d'une insertion professionnelle et familiale suffisamment établie.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté le déféré du préfet de la Gironde, qui demandait l'annulation d'un arrêté de non-opposition à une déclaration préalable délivré par le maire de Saint-Laurent du Médoc pour l'implantation d'un poste de transformation électrique par Enedis. La solution retenue est un rejet pour irrecevabilité manifeste, fondé sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Le tribunal a constaté que l'arrêté litigieux avait été retiré par le maire le 17 juillet 2025, soit avant l'introduction du recours le 30 septembre 2025, rendant les conclusions sans objet.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B..., élu d'opposition à Saint-Médard-en-Jalles, qui déposait une « plainte » sans formuler de conclusions précises. L'ordonnance, fondée sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelle l'obligation pour une requête en excès de pouvoir d'énoncer des conclusions soumises au juge.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le refus du préfet de Lot-et-Garonne d’accorder le regroupement familial pour sa conjointe. Le requérant soutenait que seuls lui-même et son épouse étaient à charge, mais le tribunal a jugé que ce moyen n’était pas assorti de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance comme manifestement infondée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la requête de M. A..., a rejeté l'ensemble de ses demandes. Le juge a d'abord rappelé qu'il n'appartient pas au juge des référés de statuer sur un recours en excès de pouvoir, rendant les conclusions à fin d'annulation irrecevables. Ensuite, concernant la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas introduit de requête distincte au principal, ce qui rend sa demande de référé irrecevable. Enfin, le juge a également relevé que le recours était irrecevable faute pour M. A... d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le juge.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la demande de suspension d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur du 12 juin 2025, présentée par M. A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Le juge des référés retient que la requête est irrecevable, faute pour le requérant de justifier de l’introduction d’une requête distincte en annulation devant la même juridiction. Il estime également que la condition d’urgence n’est pas établie, en l’absence de pièces justificatives des difficultés financières alléguées. Enfin, le juge relève que M. A... n’a pas exercé le recours préalable obligatoire prévu par les articles L. 281-1 et R. 281-1 du livre des procédures fiscales, rendant sa contestation irrecevable. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’un titre de recette émis par la CAF de la Gironde pour un indu de RSA de 6 071,44 euros. Le juge a constaté que la contestation du bien-fondé du titre, introduite par M. B..., avait un caractère suspensif en application des articles 112 et 117 du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012. Dès lors, la requête en suspension était dépourvue d’objet et a été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de Seine-et-Marne. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait ni conclusions ni moyens, et le demandeur n'a pas contesté utilement le motif d'incomplétude de son dossier. En application de l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, un classement sans suite pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible de recours pour excès de pouvoir. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le tribunal administratif de Bordeaux a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B... contestant le refus implicite du préfet de la Gironde d'abroger un arrêté de 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante n'a pas démontré de changement de circonstances de fait ou de droit postérieur à cet arrêté, devenu définitif, de nature à justifier une demande d'abrogation sur le fondement de l'article L. 243-2 du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions en annulation, ainsi que celles aux fins d'injonction et de frais d'instance, ont été rejetées par ordonnance prise en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A... concernant un avis favorable à un congé de formation professionnelle émis par l'administration pénitentiaire. Le juge a considéré que cet avis ne constitue pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours contentieux. En outre, le requérant n'a pas produit la décision contestée ni déposé de requête en annulation, rendant ses conclusions manifestement irrecevables. La requête a été rejetée sans examen de la condition d'urgence ou du doute sérieux sur la légalité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la requête de M. D... qui demandait la suspension de la décision de recrutement de Mme B... par la commune de Salignac-Eyvigues. Le juge a constaté que la requête n'était pas accompagnée des actes attaqués, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative, et que cette irrecevabilité était manifeste. En application de l'article L. 522-3 du même code, la demande a été rejetée sans instruction ni audience, faute pour le requérant de justifier d'une impossibilité de produire ces documents. Les conclusions accessoires aux fins d'injonction et de frais d'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l’exécution des décisions du 3 octobre 2025 par lesquelles la commission académique de Bordeaux a refusé l’autorisation d’instruction en famille pour les enfants de Mme A... et M. E.... La requête est jugée manifestement irrecevable car les requérants n’ont pas introduit de requête distincte en annulation, comme l’exige l’article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge des référés applique la procédure simplifiée de l’article L. 522-3 pour rejeter la demande sans audience.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A... B... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a édité et mis à disposition du requérant un récépissé valable jusqu'au 22 avril 2026. Constatant que cette délivrance rendait la demande initiale sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a par ailleurs admis provisoirement M. A... B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a mis à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 1 200 euros à son avocat au titre des frais de justice, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la SARL AMC d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Cadaujac du 9 juin 2023, qui s’opposait à sa déclaration préalable pour la rénovation de façades et la modification d’ouvertures d’un entrepôt. Par un mémoire du 24 octobre 2025, la société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 27 octobre 2025. Aucune autre solution au fond n’a donc été retenue.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A... d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur. La requérante, adjointe administrative affectée à Tarbes, contestait un indu sur rémunération. Le juge des référés a rejeté la requête en se déclarant incompétent, estimant que le litige relevait de la compétence territoriale du tribunal administratif de Pau en application des articles R. 312-1 et R. 312-12 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. D... pour suspendre l'arrêté préfectoral du 22 octobre 2025 interdisant son spectacle "Best’Of" en Gironde. Le juge a examiné si cette interdiction portait une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'expression et à la liberté de travailler, en raison d'un risque de trouble à l'ordre public. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait, mais le juge rappelle que l'autorité de police doit prendre des mesures nécessaires, adaptées et proportionnées pour prévenir des troubles à l'ordre public, notamment le respect de la dignité humaine, sans porter une atteinte excessive aux libertés fondamentales.