Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2304280(TA33-2304280)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 207,22 euros pour la période de juin à novembre 2022. La requérante soutenait notamment que son absence d'Espagne (69 jours) ne justifiait pas l'indu, contrairement aux 109 jours retenus par l'administration. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses moyens, considérant que la décision implicite de rejet n'était pas illégale et que les conditions de résidence n'étaient pas remplies. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 262-47 et R. 262-90 du code de l'action sociale et des familles.
N° TA33-2303884(TA33-2303884)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, a rejeté la requête de M. A contestant le montant de son allocation d'aide au retour à l'emploi fixé à 45,89 euros par jour. Le juge a écarté comme inopérant le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision de Pôle emploi, rappelant qu'il exerce un contrôle de plein contentieux sur les droits du demandeur. Sur le fond, le tribunal a considéré que France Travail avait correctement pris en compte la rémunération habituelle de M. A, y compris ses primes, en se fondant sur les bulletins de paie antérieurs à son congé de longue durée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 5424-1 et L. 5422-3 du code du travail.
N° TA33-2303776(TA33-2303776)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. A contre le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de lui accorder une aide individuelle à la formation pour un certificat en cybersécurité. Le juge a rappelé que France Travail dispose d'une marge d'appréciation pour attribuer ces aides, qui sont subsidiaires aux financements publics. En l'espèce, le tribunal a constaté que M. A avait déjà suivi la formation avec l'aide de la région, rendant sa demande d'aide sans objet. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA33-2504510(TA33-2504510)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 4 juillet 2025 par laquelle le directeur territorial de l'OFII de Bordeaux a refusé d'accorder à Mme B, ressortissante russe, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. La requérante, entrée en France le 15 février 2025, avait déposé sa demande d'asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Toutefois, le tribunal juge que sa pathologie cancéreuse et son suivi médical constituent un motif légitime justifiant ce retard, et que l'OFII a fait une inexacte application des textes. Le tribunal enjoint à l'OFII d'allouer ces conditions matérielles d'accueil à Mme B.
N° TA33-2504541(TA33-2504541)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, un ressortissant sénégalais, contestant le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen d'incompétence du signataire, validant la délégation de signature. Il a également jugé que la décision de refus, fondée sur l'article L. 551-15 du CESEDA pour demande d'asile tardive, était suffisamment motivée et que la procédure, incluant l'information prévue à l'article L. 551-10, avait été respectée. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la décision de l'OFII.
N° TA33-2504578(TA33-2504578)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant les arrêtés du préfet du Lot-et-Garonne du 4 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a estimé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les vices de procédure, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction, sur la base des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2504542(TA33-2504542)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C, ressortissant tunisien, contestant un refus de titre de séjour, une obligation de quitter le territoire français et une assignation à résidence pris par la préfète de la Dordogne. Le tribunal a annulé ces décisions, estimant que la préfète avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a jugé que le mariage de M. C avec une Française et la naissance de leur enfant français, malgré le placement de ce dernier, établissaient une vie privée et familiale suffisamment intense pour justifier la délivrance d'un titre de séjour.
N° TA33-2303966(TA33-2303966)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du conseil départemental de l’ordre des médecins de la Gironde de porter plainte contre le Dr B.... La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas d’exposé de faits intelligibles ni de moyens de droit compréhensibles, les allégations de persécutions et de tests médicaux à son insu étant considérées comme inopérantes. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables ou dépourvues de moyens sérieux.
N° TA33-2504610(TA33-2504610)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du directeur territorial de l’OFII du 7 juillet 2025 lui refusant le bénéfice des conditions matérielles d’accueil au motif qu’elle n’avait pas sollicité l’asile dans le délai de quatre-vingt-dix jours suivant son entrée en France. La requérante invoquait notamment un vice de procédure (absence d’entretien de vulnérabilité) et une méconnaissance des articles L. 551-15 du CESEDA et 20 de la directive 2013/33/UE. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du vice de procédure, constatant qu’un entretien de vulnérabilité avait bien eu lieu le 7 juillet 2025. La solution retenue par le tribunal n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le rejet du moyen principal suggère un maintien de la décision de refus, fondée sur l’article L. 551-15 du CESEDA.
N° TA33-2504604(TA33-2504604)
Le Tribunal administratif de Bordeaux annule la décision du 14 avril 2025 par laquelle l'OFII a refusé à M. B, demandeur d'asile sourd et muet, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge retient un vice de procédure, l'entretien de vulnérabilité s'étant déroulé sans interprète en langue des signes, en méconnaissance de l'article L. 141-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a privé l'intéressé d'une garantie et a influencé le sens de la décision. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. B dans un délai d'un mois.
N° TA33-2504625(TA33-2504625)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, un ressortissant biélorusse, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 3 juillet 2025 l'assignant à résidence dans ce département pour 45 jours. Le requérant invoquait une erreur d'appréciation et une atteinte à sa vie privée et familiale, mais n'a apporté aucune preuve de ses attaches familiales ou d'un hébergement en Bourgogne-Franche-Comté. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, jugeant les moyens non fondés et confirmant la légalité de la décision préfectorale.
N° TA33-2504588(TA33-2504588)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme E, ressortissante camerounaise, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 8 juillet 2025 lui faisant obligation de quitter sans délai le territoire français, prononçant une interdiction de retour de trois ans et l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur des actes, du défaut de motivation et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2504454(TA33-2504454)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant les arrêtés du préfet de la Gironde du 30 juin 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour pour trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, en se fondant sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'accord franco-algérien de 1968. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, sans annulation ni injonction.
N° TA33-2501082(TA33-2501082)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé provision, a examiné la demande de M. A... visant à obtenir une avance sur l'indemnisation de ses préjudices résultant d'un accident médical non fautif survenu lors d'une opération d'embolisation en 2019. L'ONIAM ne contestant pas le principe de l'indemnisation au titre de la solidarité nationale, fondé sur les articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique, l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Toutefois, le montant de la provision a été limité à 127 611 euros, correspondant aux seuls préjudices extrapatrimoniaux dont le quantum n'est pas contesté, la somme de 600 000 euros demandée n'étant pas justifiée à ce stade.
N° TA33-2404312(TA33-2404312)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant sur le recours pour excès de pouvoir de Mme A contre le refus implicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale", constate que le préfet a finalement délivré le titre sollicité le 3 février 2025. En conséquence, le tribunal déclare qu'il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il met à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2404617(TA33-2404617)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision implicite par laquelle le préfet de la Gironde a refusé de délivrer un certificat de résidence à M. B, ressortissant algérien. Le tribunal retient que le préfet n'a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette absence de motivation rend la décision illégale. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA33-2407654(TA33-2407654)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule l'arrêté du 22 août 2024 par lequel le préfet de la Gironde a refusé un titre de séjour à M. B, ressortissant algérien, et l'a obligé à quitter le territoire. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de la présence de M. B en France depuis plus de onze ans, de ses liens familiaux étroits avec son frère français et ses neveux, de son intégration sociale exemplaire à Bordeaux, et de promesses d'embauche. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de délivrer un certificat de résidence d'un an à M. B, ainsi qu'un récépissé de demande de titre de séjour, sans astreinte. La décision se fonde notamment sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA33-2500418(TA33-2500418)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 4 janvier 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA33-2405869(TA33-2405869)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait l'annulation du refus implicite de séjour né du silence du préfet de la Gironde sur sa demande de titre. Le tribunal a jugé que M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait non obligatoire la saisine de la commission du titre de séjour. Il a également estimé que l'intéressé ne démontrait pas contribuer effectivement à l'entretien de son enfant français, faute de preuves suffisantes de versements réguliers. La décision s'appuie sur les articles L. 435-1, L. 423-7 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA33-2500386(TA33-2500386)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de M. E et Mme D, ressortissants azerbaïdjanais, qui contestaient les arrêtés du préfet de Lot-et-Garonne du 9 octobre 2024 leur faisant obligation de quitter le territoire français. La juridiction a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur des actes, le signataire bénéficiant d'une délégation régulière. Elle a également jugé que les décisions portant obligation de quitter le territoire français étaient suffisamment motivées, en application de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.