Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2203874(TA33-2203874)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme D, ressortissante congolaise, contestant le refus de la CPAM de la Gironde de lui accorder l'aide médicale d'État (AME). La CPAM a finalement accordé à Mme D le bénéfice de l'AME à compter du 16 janvier 2020, postérieurement à l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et en injonction étaient devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. Les conclusions accessoires, notamment celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative, ont été rejetées.
N° TA33-2306827(TA33-2306827)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire du 21 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 22 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la commune de Lacanau au titre des frais de l’article L. 761-1 du même code, faute de frais spécifiques justifiés.
N° TA33-2404969(TA33-2404969)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, contestant le rejet implicite de sa demande de carte de séjour mention "retraité" par le préfet de la Gironde. En défense, le préfet a fait valoir que le titre avait été mis en fabrication après la présentation de l’intéressée au guichet. Constatant que le titre de séjour demandé avait été édité et était valable du 14 octobre 2024 au 13 octobre 2034, le tribunal a estimé que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet. Par ordonnance du 22 octobre 2024, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA33-2306719(TA33-2306719)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son instance par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle rejette également la demande de la commune de Lacanau tendant à la condamnation de l’État aux frais de justice, faute de frais spécifiques justifiés.
N° TA33-2306231(TA33-2306231)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de la requête de Mme C E et Mme D E, agissant en qualité de co-tutrices de M. A E. Cette requête visait à contester un titre de recette émis par le département de la Gironde pour un montant de 1 786,36 euros et à obtenir le remboursement de 7 582,80 euros. Le désistement est intervenu après l'ouverture d'une médiation par le tribunal. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'aucun autre texte ne soit appliqué au fond.
N° TA33-2306104(TA33-2306104)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Carcans pour une annexe d’habitation. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance du 22 octobre 2024. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA33-2305544(TA33-2305544)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la commune de Lacanau tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice, faute de justifier de frais spécifiques.
N° TA33-2305502(TA33-2305502)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A Comte, qui contestait le refus implicite du président du conseil départemental de la Gironde de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a estimé que, malgré le rhumatisme psoriasique dont elle souffre, les pièces du dossier, notamment l'avis de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées, ne démontraient pas que sa capacité de déplacement à pied était réduite à moins de 200 mètres ou qu'elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, comme l'exigent les articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La décision de refus a donc été jugée légale.
N° TA33-2304122(TA33-2304122)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, qui contestait le refus de la commission de recours amiable de la mutualité sociale agricole de la Gironde de lui accorder une remise gracieuse sur un indu de revenu de solidarité active de 1 012,92 euros. Le juge a constaté la bonne foi du requérant, l'indu résultant d'une erreur administrative, et a estimé que sa situation financière précaire ne lui permettait pas de rembourser la totalité de la dette. En application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le tribunal a annulé la décision de refus et accordé une remise partielle de 50 % de la dette, soit 506,46 euros.
N° TA33-2304592(TA33-2304592)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux annule la décision du 27 juillet 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde a refusé de reconnaître Mme A comme prioritaire pour l'attribution d'un logement social. Le juge estime que la requérante, qui vit dans un camping, est dépourvue de logement et remplit les conditions de bonne foi et d'urgence prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, il enjoint à la commission de médiation de faire droit à la demande de Mme A.
N° TA33-2304645(TA33-2304645)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus de France Travail (ex-Pôle emploi) de l'inscrire rétroactivement sur la liste des demandeurs d'emploi au 1er janvier 2022. Le juge a estimé que l'inscription sur cette liste ne peut avoir de caractère rétroactif, conformément à l'article L. 5411-1 du code du travail. M. B n'ayant apporté aucun commencement de preuve de ses démarches d'inscription en janvier 2022, le refus de l'administration a été jugé fondé. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA33-2406321(TA33-2406321)
Requête de M. B demandant au tribunal administratif de Bordeaux de rappeler à la maire de Le Tourne l'article L. 2121-18 du code général des collectivités territoriales avant un conseil municipal. Le tribunal rejette la requête comme manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif d'adresser un tel rappel à la loi. La décision est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2403998(TA33-2403998)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par plusieurs requérants d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler des délibérations du conseil municipal de Lussac du 20 juin 2024. Par un mémoire du 17 octobre 2024, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président de la 4ème chambre a donné acte de ce désistement par ordonnance du 21 octobre 2024. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant achevée par un désistement.
N° TA33-2406227(TA33-2406227)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, ressortissant afghan, contestant la décision du 20 septembre 2024 de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a admis M. A à l'aide juridictionnelle provisoire. Sur le fond, il a rejeté la requête, estimant que la décision de l'OFII était fondée sur le constat d'un état de fuite de M. A, qui ne s'est pas présenté à un embarquement pour la Suède le 29 août 2024. Le tribunal a considéré que la procédure avait été respectée, notamment l'évaluation de la vulnérabilité et la mise en demeure préalable, et que la décision était conforme aux articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et à la directive 2013/33/UE.
N° TA33-2406463(TA33-2406463)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Dordogne refusant d'enregistrer la demande de titre de séjour de M. A, ressortissant malien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée ne constituait ni un refus de renouvellement ni un retrait de titre de séjour, et que le requérant ne justifiait pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. L'ordonnance a été rendue sans instruction ni audience, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA33-2406229(TA33-2406229)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise par une communauté de communes pour le recouvrement d’une créance non fiscale. Le juge a estimé que ce litige, portant sur la régularité d’un acte de poursuite, relève de la compétence du juge de l’exécution et non de la juridiction administrative, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 281 du livre des procédures fiscales. La requête a donc été rejetée pour incompétence manifeste de la juridiction administrative.
N° TA33-2302075(TA33-2302075)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme A C d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de titre de séjour opposé par le préfet de la Gironde. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a délivré le titre sollicité le 2 octobre 2024, rendant sans objet les conclusions en annulation et injonction. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de procès sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA33-2406466(TA33-2406466)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet de la Gironde refusant la délivrance d'un document de circulation pour étranger mineur au fils de M. D. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas suffisamment établie, le requérant se bornant à invoquer l'impossibilité de voyager sans démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision.
N° TA33-2404404(TA33-2404404)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet du Nord classant sans suite une demande de naturalisation, se déclare territorialement incompétent. Il constate que la décision attaquée n’entre pas dans les exceptions de compétence prévues à l’article R. 312-18 du code de justice administrative, qui attribue au tribunal de Nantes les litiges relatifs aux décisions du ministre. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du même code, la compétence revient au tribunal administratif de Lille, dans le ressort duquel se trouve le préfet auteur de l’acte. Par ordonnance, le dossier est transmis à cette juridiction.
N° TA33-2406185(TA33-2406185)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, un ressortissant afghan, qui contestait la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision était signée par une autorité compétente, suffisamment motivée et fondée sur un examen sérieux de la situation du requérant. Il a également estimé que le refus d'embarquer de M. B, motivé par son état de santé, ne constituait pas une erreur de fait justifiant l'annulation. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.