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Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant roumain, qui contestait l'arrêté préfectoral du 19 juillet 2024 fixant le pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire français. Le tribunal a d'abord jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée, contrairement à ce que soutenait le requérant. Il a ensuite estimé que le moyen tiré de l'erreur de droit, fondé sur la contestation de la décision judiciaire d'interdiction du territoire, était inopérant, le juge administratif ne pouvant apprécier la légalité d'une décision judiciaire. Enfin, le tribunal a considéré que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit de M. A au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la CIDE), compte tenu de la gravité des faits ayant justifié l'interdiction judiciaire du territoire.
Recours de M. C B devant le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, pour obtenir l'exécution de la décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un logement de type T2-T3. Le tribunal rejette la requête car le préfet justifie avoir adressé à l'intéressé une proposition de logement adapté, que celui-ci a refusée. La solution retenue est que l'injonction n'est plus nécessaire, l'offre ayant été faite et refusée.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de sa carte de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain ne traitant pas ce point. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de la Gironde le 7 mai 2024. Le tribunal a notamment substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicable aux Marocains, le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance de l'accord franco-marocain, des articles L. 421-1 et L. 435-1 du CESEDA, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. E, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du 21 novembre 2023 du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'irrégularité de la procédure médicale, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de l'adjoint au chef d'établissement de la maison d'arrêt de Périgueux du 20 septembre 2022 de retenir un courrier qu'elle avait adressé à un détenu. La décision attaquée était fondée sur l'interdiction judiciaire de contact entre le détenu et Mme A, prononcée par un jugement correctionnel. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas utilement contesté ce motif, se bornant à invoquer des principes généraux d'humanité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, en application des dispositions du code pénitentiaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 17 novembre 2022 par laquelle le directeur du CNAPS refusait à M. B une autorisation provisoire d'accès à la formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS ne pouvait légalement fonder son refus sur des faits inscrits au fichier TAJ, dès lors que ces données faisaient l'objet d'une mention empêchant leur consultation dans le cadre d'une enquête administrative, conformément à l'article 230-8 du code de procédure pénale. En conséquence, le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer l'autorisation préalable d'accès à une formation d'agent de sécurité privée, fondée sur l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le CNAPS, jugeant que le litige relevait de sa compétence en application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, faute de lien avec un établissement ou une activité professionnelle existante. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, estimant que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en ne démontrant pas que les condamnations de M. B étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions visées. Il a enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la CPAM de Charente-Maritime d’une action subrogatoire visant à obtenir le remboursement de ses débours (348 197,54 €) exposés pour M. A E, victime d’un accident médical non fautif lors d’une ostéotomie au CHU de Bordeaux le 30 mars 2018. La responsabilité sans faute du CHU a été engagée sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a appliqué un taux de perte de chance de 65 %, retenu par la cour administrative d’appel de Bordeaux, pour réduire la créance de la CPAM. Il a ainsi condamné le CHU à verser à la CPAM la somme de 226 328,40 €, assortie des intérêts au taux légal, ainsi que l’indemnité forfaitaire de gestion prévue à l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C Curti, assistante maternelle, qui contestait la décision du 23 décembre 2022 du président du conseil départemental de la Gironde lui retirant son agrément. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la composition de la commission consultative paritaire départementale et une erreur d'appréciation. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que si la parité est requise pour la composition de la commission, sa présence effective en nombre égal lors des délibérations n'est pas une condition de régularité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte, par ordonnance du 22 octobre 2024, du désistement pur et simple de Mme C E et Mme D E, agissant en qualité de co-tutrices de M. A E. Les requérantes contestaient le refus du département de la Gironde de leur rembourser une somme de 7 582,80 euros. Le tribunal, constatant que rien ne s'opposait à ce désistement, a donné acte de celui-ci sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de Mme A, qui contestait le refus de la commission de médiation de la Gironde de la reconnaître comme prioritaire pour un logement social d'urgence. La commission avait estimé que Mme A, hébergée chez un ascendant, n'apportait pas de preuves suffisantes de difficultés justifiant une urgence. Le tribunal confirme cette appréciation, relevant que les allégations de la requérante (absence de domicile stable, conflits) ne sont étayées par aucun commencement de preuve. La décision est fondée sur les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre une décision de la commission de médiation de la Gironde du 28 septembre 2023, rejetant sa demande de reconnaissance comme prioritaire pour un logement social urgent, fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, le préfet a indiqué qu’une proposition de logement social avait été faite à la requérante, proposition qu’elle a acceptée et qui s’est avérée adaptée à ses besoins. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer par jugement du 22 octobre 2024.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 344,01 euros. Le juge a estimé que, bien que M. B soit de bonne foi, sa situation financière (retraite de 963 euros et propriété de son logement) ne justifiait pas une remise totale, la remise partielle de 86 euros déjà accordée étant suffisante. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en juge social, annule la contrainte émise le 20 juillet 2023 par la mutualité sociale agricole de la Gironde à l'encontre de Mme B pour le recouvrement d'un indu de prime d'activité de 557,83 euros. La requérante avait déjà réglé la somme due avant l'émission de la contrainte, ce que l'organisme a reconnu en se désistant. La solution retenue est fondée sur les articles L. 845-1 et L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale (5ème chambre), a examiné les recours de M. B, ressortissant géorgien, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait notamment une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et une méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée aux droits du requérant au regard de sa situation personnelle et familiale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, annule la décision du 29 juin 2023 par laquelle la commission de médiation de la Gironde a refusé de reconnaître M. B comme prioritaire pour l'attribution d'un logement social d'urgence. Le juge estime que M. B, reconnu handicapé psychique, justifie d'un hébergement en structure d'accueil depuis plus de six mois, ce qui correspond aux critères de l'article R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. En conséquence, le tribunal enjoint à la commission de médiation de faire droit à la demande de M. B.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre la décision du 13 juin 2023 de la commission de médiation de la Dordogne, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance comme prioritaire pour l’attribution d’un logement social au titre du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la commission avait légalement fondé son refus sur l’absence de production des pièces justificatives obligatoires (pièce d’identité, justificatifs de ressources et attestation CAF/MSA) dans le délai imparti, conformément aux articles L. 441-2-3 et R. 441-14 du code de la construction et de l’habitation. La solution retenue est donc le rejet de la demande d’annulation et de l’injonction au réexamen.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. B, un apatride, contre un arrêté préfectoral du 25 septembre 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter la France. Le requérant invoquait notamment un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour. Le tribunal a rejeté ce moyen, estimant que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission dès lors que M. B ne remplissait pas les conditions effectives de délivrance du titre sollicité, en application des articles L. 432-13 et L. 424-21 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.