Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2403560(TA33-2403560)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de deux ans pris par le préfet de la Gironde le 7 mai 2024. Le tribunal a notamment substitué à la base légale erronée de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), inapplicable aux Marocains, le pouvoir discrétionnaire de régularisation du préfet. Il a jugé que les moyens soulevés, tirés de l'incompétence, de l'insuffisance de motivation, du défaut d'examen, de l'erreur manifeste d'appréciation, de la méconnaissance de l'accord franco-marocain, des articles L. 421-1 et L. 435-1 du CESEDA, et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés.
N° TA33-2404381(TA33-2404381)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. C d’un recours en plein contentieux visant à obtenir l’annulation du refus implicite du maire de Tourtoirac de lui communiquer des documents d’urbanisme, ainsi qu’une injonction sous astreinte. Après l’ouverture d’une médiation, M. C s’est désisté de sa requête par un mémoire du 8 octobre 2024. Le tribunal, constatant que ce désistement était pur et simple, en a donné acte par ordonnance du 22 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune application de textes relatifs au droit à communication des documents administratifs n’a été nécessaire.
N° TA33-2306827(TA33-2306827)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire du 21 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple par une ordonnance du 22 octobre 2024, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la commune de Lacanau au titre des frais de l’article L. 761-1 du même code, faute de frais spécifiques justifiés.
N° TA33-2306719(TA33-2306719)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son instance par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. L’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Elle rejette également la demande de la commune de Lacanau tendant à la condamnation de l’État aux frais de justice, faute de frais spécifiques justifiés.
N° TA33-2306231(TA33-2306231)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a pris acte du désistement pur et simple de la requête de Mme C E et Mme D E, agissant en qualité de co-tutrices de M. A E. Cette requête visait à contester un titre de recette émis par le département de la Gironde pour un montant de 1 786,36 euros et à obtenir le remboursement de 7 582,80 euros. Le désistement est intervenu après l'ouverture d'une médiation par le tribunal. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, donne acte de ce désistement sans qu'aucun autre texte ne soit appliqué au fond.
N° TA33-2306104(TA33-2306104)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Carcans pour une annexe d’habitation. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. Constatant que ce désistement était pur et simple, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, en a donné acte par ordonnance du 22 octobre 2024. Aucune autre disposition législative ou réglementaire n’a été appliquée au fond.
N° TA33-2305544(TA33-2305544)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Gironde d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Lacanau. Le préfet s’est désisté de son recours par un mémoire enregistré le 21 octobre 2024. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également rejeté la demande de la commune de Lacanau tendant à la condamnation de l’État au titre des frais de justice, faute de justifier de frais spécifiques.
N° TA33-2304107(TA33-2304107)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du centre hospitalier Sud Gironde de lui communiquer l’intégralité de son dossier médical. M. B s’est désisté de ses conclusions principales en annulation et injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le tribunal a rejeté les demandes de frais d’instance présentées par les deux parties sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2201636(TA33-2201636)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a donné acte du désistement de M. A, qui réclamait 41 983 euros à Bordeaux Métropole pour des dégradations subies par le mur de clôture du château Bel Air à Talence lors de travaux publics. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa requête en plein contentieux, après l’ouverture d’une médiation. L’ordonnance, fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, constate ce désistement sans opposition.
N° TA33-2205945(TA33-2205945)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la société Les Jardins d'Arcadie exploitation de deux recours en excès de pouvoir contre des refus du président du conseil départemental de la Dordogne de lui délivrer une autorisation de service d'aide et d'accompagnement à domicile. Concernant la première requête (n°2205945), la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée par le tribunal, elle est réputée s'en être désistée. Sur la seconde requête (n°2300813), le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 7232-4 du code du travail et 47 de la loi du 28 décembre 2015, et a rejeté la demande d'annulation de la décision du 21 décembre 2022.
N° TA33-2205461(TA33-2205461)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de l'adjoint au chef d'établissement de la maison d'arrêt de Périgueux du 20 septembre 2022 de retenir un courrier qu'elle avait adressé à un détenu. La décision attaquée était fondée sur l'interdiction judiciaire de contact entre le détenu et Mme A, prononcée par un jugement correctionnel. Le tribunal a estimé que la requérante n'avait pas utilement contesté ce motif, se bornant à invoquer des principes généraux d'humanité. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, en application des dispositions du code pénitentiaire.
N° TA33-2206204(TA33-2206204)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du 17 novembre 2022 par laquelle le directeur du CNAPS refusait à M. B une autorisation provisoire d'accès à la formation aux métiers de la sécurité privée. Le tribunal a jugé que le CNAPS ne pouvait légalement fonder son refus sur des faits inscrits au fichier TAJ, dès lors que ces données faisaient l'objet d'une mention empêchant leur consultation dans le cadre d'une enquête administrative, conformément à l'article 230-8 du code de procédure pénale. En conséquence, le tribunal a enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée, sur le fondement de l'article L. 911-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2206648(TA33-2206648)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B contestant le refus du directeur du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) de lui délivrer l'autorisation préalable d'accès à une formation d'agent de sécurité privée, fondée sur l'article L. 612-22 du code de la sécurité intérieure. Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence territoriale soulevée par le CNAPS, jugeant que le litige relevait de sa compétence en application de l'article R. 312-1 du code de justice administrative, faute de lien avec un établissement ou une activité professionnelle existante. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus, estimant que le CNAPS avait commis une erreur d'appréciation en ne démontrant pas que les condamnations de M. B étaient incompatibles avec l'exercice des fonctions visées. Il a enjoint au CNAPS de délivrer l'autorisation sollicitée dans un délai d'un mois.
N° TA33-2206652(TA33-2206652)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la CPAM de Charente-Maritime d’une action subrogatoire visant à obtenir le remboursement de ses débours (348 197,54 €) exposés pour M. A E, victime d’un accident médical non fautif lors d’une ostéotomie au CHU de Bordeaux le 30 mars 2018. La responsabilité sans faute du CHU a été engagée sur le fondement du I de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique. Le tribunal a appliqué un taux de perte de chance de 65 %, retenu par la cour administrative d’appel de Bordeaux, pour réduire la créance de la CPAM. Il a ainsi condamné le CHU à verser à la CPAM la somme de 226 328,40 €, assortie des intérêts au taux légal, ainsi que l’indemnité forfaitaire de gestion prévue à l’article L. 376-1 du code de la sécurité sociale.
N° TA33-2303861(TA33-2303861)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B contestant le refus de remise totale d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 344,01 euros. Le juge a estimé que, bien que M. B soit de bonne foi, sa situation financière (retraite de 963 euros et propriété de son logement) ne justifiait pas une remise totale, la remise partielle de 86 euros déjà accordée étant suffisante. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
N° TA33-2305628(TA33-2305628)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre une décision de la commission de médiation de la Gironde du 28 septembre 2023, rejetant sa demande de reconnaissance comme prioritaire pour un logement social urgent, fondée sur l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. En cours d’instance, le préfet a indiqué qu’une proposition de logement social avait été faite à la requérante, proposition qu’elle a acceptée et qui s’est avérée adaptée à ses besoins. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer par jugement du 22 octobre 2024.
N° TA33-2403371(TA33-2403371)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. E, ressortissant gabonais, contestant l'arrêté du 21 novembre 2023 du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'irrégularité de la procédure médicale, de la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
N° TA33-2403477(TA33-2403477)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté du préfet de la Dordogne refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
N° TA33-2403597(TA33-2403597)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de sa carte de séjour « travailleur saisonnier » et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain ne traitant pas ce point. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A.
N° TA33-2404969(TA33-2404969)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme C, contestant le rejet implicite de sa demande de carte de séjour mention "retraité" par le préfet de la Gironde. En défense, le préfet a fait valoir que le titre avait été mis en fabrication après la présentation de l’intéressée au guichet. Constatant que le titre de séjour demandé avait été édité et était valable du 14 octobre 2024 au 13 octobre 2034, le tribunal a estimé que les conclusions de la requête étaient devenues sans objet. Par ordonnance du 22 octobre 2024, prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il a prononcé un non-lieu à statuer.