Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2406201(TA33-2406201)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, un ressortissant guinéen demandeur d'asile, contestant la décision du directeur territorial de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 septembre 2024 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa vulnérabilité, et l'erreur d'appréciation sur sa situation de fuite. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de la décision de l'OFII. Les textes appliqués sont les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
N° TA33-2401665(TA33-2401665)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande de M. A, agent territorial victime d'un accident de service le 10 janvier 2017. La mesure vise à déterminer la date de consolidation de son état de santé et à évaluer les préjudices personnels non couverts par le régime statutaire des accidents de service. La collectivité employeur ne s'est pas opposée à la mesure, sous réserves. L'expertise a été jugée utile pour éclairer un éventuel futur litige indemnitaire portant sur la réparation intégrale des préjudices.
N° TA33-2406202(TA33-2406202)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. A, un ressortissant burkinabé demandeur d'asile, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de rétablir ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a constaté que la décision initiale du 18 septembre 2024 avait été retirée et remplacée par une nouvelle décision du 7 octobre 2024, et a donc considéré les conclusions comme dirigées contre cette dernière. Il a jugé que la demande d'asile de M. A, enregistrée après son retour de Suisse, constituait une demande de réexamen et non une première demande. En application des articles L. 551-9 et L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a rejeté la requête, validant ainsi le refus de l'OFII.
N° TA33-2406277(TA33-2406277)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. B, titulaire d'un bachelor conférant le grade de licence, qui contestait le refus de saisir le recteur pour son admission en master. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité des décisions. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 612-6 du code de l'éducation.
N° TA33-2406257(TA33-2406257)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de suspension présentée par M. B, qui contestait le refus de l'université de Bordeaux de l'admettre en première année de master "droit de la santé". Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, défaut d'impartialité, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. La condition d'urgence n'a pas été examinée. La requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction.
N° TA33-2406146(TA33-2406146)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant burkinabé, qui sollicitait une injonction pour obtenir la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le préfet de la Gironde a convoqué l'intéressé à plusieurs reprises, sans que ce dernier ne se présente, et une nouvelle convocation a été fixée. La requête est donc rejetée, de même que les conclusions relatives aux frais d'instance.
N° TA33-2406351(TA33-2406351)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B d'une demande d'injonction visant à obtenir la communication d'une décision préfectorale relative à son droit au séjour. En cours d'instance, le préfet de la Gironde a produit une copie de l'arrêté du 3 septembre 2024 portant refus de séjour et obligation de quitter le territoire français, régulièrement notifié à l'intéressé. Le juge a constaté que la demande de communication était ainsi satisfaite, privant le litige d'objet, et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, tout en rejetant les frais de justice sollicités.
N° TA33-2406435(TA33-2406435)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 7 août 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à la procédure de référé-suspension.
N° TA33-2406091(TA33-2406091)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait la suspension de l'exécution de la décision du 24 juillet 2024 mettant fin à son détachement, refusant son intégration, le réintégrant dans le corps des surveillants pénitentiaires et prononçant son licenciement pour inaptitude physique, ainsi que la suspension de la décision mettant fin à son temps partiel thérapeutique. Le tribunal a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, la décision contestée n'ayant pas, par elle-même, d'effet immédiat sur la situation financière du requérant. La demande de suspension a donc été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA33-2406272(TA33-2406272)
Cette décision du Tribunal Administratif de Bordeaux concerne le refus d'admission en master 1 "droit notarial" opposé par l'université de Bordeaux à M. A. Le juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de cette décision. La solution retenue est fondée sur le constat qu'aucun des moyens invoqués par le requérant (incompétence de l'auteur de l'acte, défaut de motivation, vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
N° TA33-2406461(TA33-2406461)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur la demande de Bordeaux Métropole, a désigné un expert pour constater l'état des immeubles riverains avant des travaux de requalification de la rue de la Petite Mission à Talence. La mesure est fondée sur l'article R. 531-1 du code de justice administrative, qui permet de constater des faits susceptibles de donner lieu à un litige. Le juge a estimé la demande utile pour préserver les intérêts des parties en cas de désordres futurs liés aux terrassements, plantations et drains. L'expert devra dresser un état descriptif des immeubles et identifier les éventuelles dégradations préexistantes.
N° TA33-2205055(TA33-2205055)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, professeur territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que les décisions de l'administration n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2204858(TA33-2204858)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant de l'indemnité de 11 000 euros qui lui avait été accordée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis. La requête en annulation a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen à l'appui des conclusions dans le délai de recours, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires, visant à obtenir 350 000 euros pour divers préjudices, ont également été rejetées, faute pour la requérante de démontrer l'existence de préjudices distincts de ceux déjà indemnisés.
N° TA33-2402518(TA33-2402518)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante étrangère, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière devant l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2205882(TA33-2205882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des pénalités fiscales (51 958 euros) liées à un rappel de TVA, pour lequel il avait été condamné solidairement par un jugement correctionnel. Le tribunal a jugé inopérants les moyens de M. A remettant en cause le montant des pénalités, car ils tendaient à contester le bien-fondé de la créance, ce qui est interdit par l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que M. A n'apportait pas la preuve du paiement de la somme réclamée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
N° TA33-2205787(TA33-2205787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du syndicat de la mesure, qui demandait l'annulation d'un certificat d'examen de type délivré par le laboratoire national de métrologie pour un modèle de répartiteur de frais de chauffage. Le tribunal s'est déclaré compétent en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relevant d'une activité professionnelle industrielle. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que le résumé ne précise les motifs exacts du rejet au fond. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2205760(TA33-2205760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2018, résultant d'une plus-value de cession immobilière. M. F soutenait que le bien cédé constituait sa résidence principale, ce qui l'exonérait d'impôt en application de l'article 150 U du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une occupation effective et habituelle du logement à titre de résidence principale, notamment en raison de l'absence de preuves de vie quotidienne et de la vente rapide du bien après son acquisition. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition de la plus-value.
N° TA33-2205756(TA33-2205756)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre la communauté d’agglomération Grand Périgueux, en raison d’une faute qu’il impute au service public d’assainissement non collectif (SPANC) dans le cadre du contrôle de conformité de son installation. Le tribunal a relevé d’office son incompétence pour connaître de ce litige, estimant que la mission de contrôle du SPANC constitue une prestation d’un service public industriel et commercial, dont les rapports avec ses usagers relèvent du droit privé et, par conséquent, de la compétence des juridictions judiciaires. En application des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, la requête de M. B a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
N° TA33-2205054(TA33-2205054)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, agent territorial, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 9 mai 2022 s'était substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, il a considéré que les éléments invoqués par Mme C, notamment le retrait de ses missions et des reproches, ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme C.
N° TA33-2300480(TA33-2300480)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, agent stagiaire, contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par la commune de Sainte-Foy-la-Grande. La requérante soutenait que la décision était entachée d'un vice de procédure (absence d'avis préalable de la commission administrative paritaire) et d'une erreur d'appréciation sur ses compétences. Le tribunal a rejeté le moyen de procédure, estimant que l'avis de la commission avait bien été recueilli avant la signature de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que le licenciement pour insuffisance professionnelle était justifié, en application des articles 5 et 9 des décrets des 4 novembre 1992 et 22 décembre 2006. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.