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Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux

20 755 décisions disponibles — page 442/1038

DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406090(TA33-2406090)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 24 septembre 2024 plaçant M. C à l'isolement au centre de détention de Neuvic-sur-l'Isle. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'administration ayant fait valoir des circonstances particulières liées au profil du détenu et à la nécessité de préserver l'ordre et la sécurité dans l'établissement. Il a également considéré qu'aucun des moyens soulevés, tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte ou de l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA33-2206052(TA33-2206052)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’Académie de Bordeaux de lui accorder la protection fonctionnelle. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2406437(TA33-2406437)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 août 2024 de la commission académique de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant C. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2401749(TA33-2401749)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A B, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur l'avis du collège de médecins de l'OFII, qui estimait qu'un traitement approprié était disponible au Sénégal. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA33-2406282(TA33-2406282)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contre une décision de la caisse d’allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de prime d’activité, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Pau, seul compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision contestée se situe dans le ressort de ce dernier.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2103677(TA33-2103677)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Gironde d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l'État une somme de 408 792,96 euros en réparation du préjudice subi lors de l'achat de véhicules utilitaires lourds entre 2007 et 2011. Ce préjudice résulterait d'ententes sur les prix sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. En défense, les sociétés mises en cause ont notamment soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le litige, portant sur des achats effectués par l'État en tant que personne privée et non dans le cadre d'une mission de service public, relevait de la compétence des juridictions judiciaires.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2103676(TA33-2103676)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi par la préfète de la Gironde d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État une somme de 1 259 879,84 euros en réparation du préjudice subi lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 2006 et 2011. La requérante se fondait sur des décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017 sanctionnant ces constructeurs pour des pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix). Les défendeurs ont soulevé l’incompétence de la juridiction administrative et l’irrecevabilité de la requête, faute de lien contractuel direct avec l’État. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’engagement de la responsabilité quasi-délictuelle des constructeurs n’étaient pas réunies, sans se prononcer sur la compétence.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2204356(TA33-2204356)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A D visant à obtenir le rétablissement d’un déficit foncier de 21 887 euros au titre de l’année 2018 et la décharge des impositions correspondantes pour 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable, déposée en juin 2022, était tardive au regard du délai de deux ans prévu à l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, expirant le 31 décembre 2021 pour l’année 2018. Par ailleurs, le tribunal a rappelé que les déficits fonciers d’une année définitivement imposée ne peuvent plus être reportés sur les années suivantes.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2405016(TA33-2405016)

Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la commission pluridisciplinaire unique du centre pénitentiaire de Neuvic. Le requérant invoquait sa situation familiale (couple avec une ressortissante française et père d’un enfant) sans critiquer utilement le motif de la décision attaquée. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402996(TA33-2402996)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2204188(TA33-2204188)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la délibération du jury de validation des acquis de l'expérience (VAE) lui refusant l'unité d'enseignement "pédagogie" du diplôme d'État de professeur de danse. La requérante invoquait notamment l'absence d'accompagnement, le niveau inadapté des élèves lors de la mise en situation professionnelle et une contradiction avec son expérience. Le tribunal a jugé que la décision du jury, prise au vu du dossier et de la mise en situation, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code de l'éducation et de l'arrêté du 23 juillet 2019. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

N° TA33-2406215(TA33-2406215)

Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre une décision de sa propre présidente fixant sa rétribution d’avocat, a estimé que l’impartialité de la juridiction était objectivement mise en cause. En application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin qu’un autre tribunal soit désigné pour statuer.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2204858(TA33-2204858)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant de l'indemnité de 11 000 euros qui lui avait été accordée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis. La requête en annulation a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen à l'appui des conclusions dans le délai de recours, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires, visant à obtenir 350 000 euros pour divers préjudices, ont également été rejetées, faute pour la requérante de démontrer l'existence de préjudices distincts de ceux déjà indemnisés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205055(TA33-2205055)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, professeur territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que les décisions de l'administration n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA33-2303677(TA33-2303677)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de la SAS Sopresma contestant une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 juin 2023 lui imposant le paiement de 103 870 euros pour l'emploi de cinq étrangers sans titre. La société invoquait notamment la méconnaissance du contradictoire, un défaut de motivation et l'absence de condamnation pénale. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que la décision était suffisamment motivée, l'absence de poursuites pénales étant sans incidence sur le bien-fondé des contributions. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, fondé sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402706(TA33-2402706)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 4ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme A H et de M. C G dirigées contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 4 août 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, confirmant la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2402785(TA33-2402785)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA33-2205756(TA33-2205756)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. B d’une demande indemnitaire dirigée contre la communauté d’agglomération Grand Périgueux, en raison d’une faute qu’il impute au service public d’assainissement non collectif (SPANC) dans le cadre du contrôle de conformité de son installation. Le tribunal a relevé d’office son incompétence pour connaître de ce litige, estimant que la mission de contrôle du SPANC constitue une prestation d’un service public industriel et commercial, dont les rapports avec ses usagers relèvent du droit privé et, par conséquent, de la compétence des juridictions judiciaires. En application des articles L. 2224-8 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales, la requête de M. B a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2204688(TA33-2204688)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait son ajournement à la licence professionnelle "métiers de la gestion et de la comptabilité - révision comptable". Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation des jurys d'examen sur la valeur des prestations des candidats, sauf en cas de considérations étrangères au mérite, ce qui n'était pas établi. La note de 0 sur 20 à l'unité "compétences professionnelles" a été jugée légalement fondée sur le règlement des études, qui sanctionne toute absence par un zéro, même justifiée. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et l'arrêté du 6 décembre 2019 portant réforme de la licence professionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA33-2205054(TA33-2205054)

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, agent territorial, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 9 mai 2022 s'était substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, il a considéré que les éléments invoqués par Mme C, notamment le retrait de ses missions et des reproches, ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme C.

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