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Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a constaté que le préfet de la Gironde avait abrogé cet arrêté avant l'introduction de la requête, plaçant M. A en situation régulière en tant que ressortissant européen. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête dirigée contre une décision ayant disparu de l'ordre juridique a été jugée manifestement irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A D visant à obtenir le rétablissement d’un déficit foncier de 21 887 euros au titre de l’année 2018 et la décharge des impositions correspondantes pour 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable, déposée en juin 2022, était tardive au regard du délai de deux ans prévu à l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, expirant le 31 décembre 2021 pour l’année 2018. Par ailleurs, le tribunal a rappelé que les déficits fonciers d’une année définitivement imposée ne peuvent plus être reportés sur les années suivantes.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par Mme A d’un recours contre un arrêté de la rectrice de l’Académie de Bordeaux mettant fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que l’agent est affectée dans un lycée des Landes, le tribunal a fait application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Pau.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, agent territorial, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle, qu'elle estimait due en raison d'un harcèlement moral. Le tribunal a jugé que la décision explicite de rejet du 9 mai 2022 s'était substituée à la décision implicite initiale. Sur le fond, il a considéré que les éléments invoqués par Mme C, notamment le retrait de ses missions et des reproches, ne caractérisaient pas un harcèlement moral au sens des articles L. 133-2, L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Par conséquent, le tribunal a rejeté la requête de Mme C.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande du préfet de la Dordogne visant à suspendre un permis de construire délivré par le maire de Boulazac-Isle-Manoire pour des bâtiments commerciaux. Le préfet soutenait que le projet ne respectait pas les cotes de sécurité du plan de prévention des risques d'inondation (PPRI), soulevant un doute sérieux sur sa légalité. La commune a opposé une fin de non-recevoir et défendu le permis, invoquant une dérogation pour impossibilité technique. Le juge des référés a rejeté la requête préfectorale, considérant que le moyen soulevé n'était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté, en application des articles L. 554-1 du code de justice administrative et du règlement du PPRI.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé précontractuel de la Sarl Sanital, qui contestait le rejet de ses offres pour les lots n° 1 et 3 d'un accord-cadre relatif à l'acquisition de produits d'entretien pour la voirie. Le juge a estimé que la société requérante n'avait pas respecté le formalisme du règlement de consultation, notamment en ne fournissant pas un mémoire technique conforme pour chaque lot et en communiquant des délais de livraison inexploitables, ce qui a conduit à l'irrégularité de ses offres. La solution retenue s'appuie sur les principes de la commande publique et l'article L. 551-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le montant de l'indemnité de 11 000 euros qui lui avait été accordée par la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les Harkis. La requête en annulation a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen à l'appui des conclusions dans le délai de recours, en application de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Les conclusions indemnitaires, visant à obtenir 350 000 euros pour divers préjudices, ont également été rejetées, faute pour la requérante de démontrer l'existence de préjudices distincts de ceux déjà indemnisés.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 4ème chambre, a rejeté les requêtes de Mme A H et de M. C G dirigées contre les arrêtés du préfet de la Gironde du 4 août 2023 leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions des requérants, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme A, agent stagiaire, contestant son licenciement pour insuffisance professionnelle par la commune de Sainte-Foy-la-Grande. La requérante soutenait que la décision était entachée d'un vice de procédure (absence d'avis préalable de la commission administrative paritaire) et d'une erreur d'appréciation sur ses compétences. Le tribunal a rejeté le moyen de procédure, estimant que l'avis de la commission avait bien été recueilli avant la signature de l'arrêté. Sur le fond, il a jugé que le licenciement pour insuffisance professionnelle était justifié, en application des articles 5 et 9 des décrets des 4 novembre 1992 et 22 décembre 2006. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, professeur territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que les décisions de l'administration n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme D C, ressortissante gabonaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a estimé que la décision de refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté les requêtes de la SAS Sopresma contestant une décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 22 juin 2023 lui imposant le paiement de 103 870 euros pour l'emploi de cinq étrangers sans titre. La société invoquait notamment la méconnaissance du contradictoire, un défaut de motivation et l'absence de condamnation pénale. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que la décision était suffisamment motivée, l'absence de poursuites pénales étant sans incidence sur le bien-fondé des contributions. La solution retenue est le rejet des conclusions d'annulation, fondé sur les articles L. 8253-1 du code du travail et L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, titulaire d’un doctorat en pharmacie, qui contestait le refus du jury de l’université de Bordeaux de l’admettre en troisième année d’études médicales. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, jugeant que les délibérations d’un jury d’examen n’ont pas à être motivées. Il a également rejeté le moyen d’erreur manifeste d’appréciation, rappelant qu’il n’appartient pas au juge administratif de contrôler l’appréciation des mérites des candidats par un jury. La décision s’appuie sur les articles L. 631-1 et R. 631-1-3 du code de l’éducation.
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion d'office de M. et Mme D et de leurs enfants, occupants sans droit ni titre d'un logement de gardien dépendant du domaine public communal de Mérignac. La commune justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, les occupants s'étant maintenus dans les lieux malgré une précédente injonction de libérer les lieux prononcée le 8 août 2024. Le tribunal a rejeté la contestation sérieuse soulevée par les défendeurs, fondée sur leur état de santé et la scolarisation de leurs enfants, au regard des stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques relatives à l'occupation sans titre du domaine public.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 8 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la société Repair VTT Vélos Trotinettes Triporteurs Electriques contestant un ordre de recouvrement de 17 043,66 euros pour un trop-perçu d'allocation d'activité partielle. Le tribunal a jugé que le bénéfice de cette allocation fait obstacle au recrutement de personnel pour des missions que les salariés placés en chômage partiel peuvent accomplir. Il a ainsi estimé que la société ne pouvait légalement prolonger un contrat à durée déterminée ou embaucher un nouveau salarié à temps complet tout en continuant à percevoir l'allocation pour ces mêmes salariés. La décision s'appuie sur les articles L. 5221-1 et R. 5122-1 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. I, ressortissant arménien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la situation irrégulière de sa famille en France et de l'absence de liens suffisamment stables et anciens.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de la Dordogne d’une action en responsabilité quasi-délictuelle visant à obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à réparer le préjudice subi par l’État lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 2002 et 2011, en raison d’ententes sur les prix sanctionnées par la Commission européenne. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que la juridiction administrative n’était pas compétente pour connaître d’un litige relatif à des contrats de droit privé conclus par l’administration pour ses besoins propres, sans lien avec une mission de service public ou l’exercice de prérogatives de puissance publique. Il a également écarté la compétence administrative pour statuer sur une action fondée sur des fautes quasi-délictuelles commises par des personnes privées dans le cadre de relations commerciales. En conséquence, l’affaire a été renvoyée à la juridiction judiciaire.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par le préfet de Lot-et-Garonne d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à indemniser l’État pour le surcoût subi lors de l’achat de véhicules utilitaires entre 2002 et 2011, en raison d’ententes illicites sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. Les défenderesses ont soulevé l’incompétence de la juridiction administrative, l’irrecevabilité de la requête et l’absence de responsabilité. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conditions d’engagement de la responsabilité quasi-délictuelle des constructeurs n’étaient pas réunies, sans se prononcer sur la compétence. La décision s’appuie sur les principes généraux de la responsabilité extracontractuelle et les textes applicables, dont la loi du 11 décembre 2001.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. C D, agent de la région Nouvelle-Aquitaine, contestant son exclusion temporaire de fonctions de trois mois avec sursis de deux mois pour des faits de harcèlement moral et sexuel. Le tribunal a estimé que les faits reprochés, principalement fondés sur le témoignage peu circonstancié de l'agent présumée victime et sur des ressentis non corroborés par des témoins directs, n'étaient pas matériellement établis. En conséquence, la sanction a été jugée infondée, la décision a été annulée, et il a été enjoint à la région de retirer la sanction du dossier et de reconstituer la carrière de l'agent. Cette solution s'appuie sur les articles L. 533-1 et suivants du code général de la fonction publique.