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Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre un refus de délivrance d’une carte de résident de 10 ans, s’est déclaré territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Châtenoy-le-Royal (Saône-et-Loire), il a transmis l’affaire au Tribunal administratif de Dijon, en application des articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de la SAS Negovest, qui sollicitait la condamnation de la commune de Lanton à lui verser 605 377,90 euros en réparation de préjudices liés à des fautes alléguées dans la gestion de ses demandes d'urbanisme (permis d'aménager, certificats d'urbanisme). La société invoquait notamment des renseignements erronés, des délais non respectés et des refus illégaux. Le tribunal a considéré que la responsabilité de la commune n'était pas engagée, relevant que la société avait commis une imprudence caractérisée en acquérant des parcelles sans s'assurer de leur constructibilité, ce qui exonérait la commune. La requête a été rejetée, et la SAS Negovest a été condamnée à verser 2 500 euros à la commune au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A B, qui demandait le réexamen de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable, car il n'appartient pas au juge administratif de se substituer à l'administration. En outre, le requérant n'a pas contesté utilement le motif de classement sans suite de sa demande, fondé sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, en raison de l'absence de production de la copie intégrale de son acte de naissance. La requête a donc été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de non-opposition du maire de Gujan-Mestras à une déclaration préalable pour la construction d'un mur en parpaing. Les requérantes contestaient l'incomplétude du dossier de déclaration préalable au regard des articles R. 431-35 et R. 431-36 du code de l'urbanisme, ainsi que la méconnaissance du règlement du plan local d'urbanisme (zone UC11 et dispositions générales). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en excès de pouvoir, a rejeté la requête de M. B contestant l'arrêté préfectoral du 14 juin 2022. Cet arrêté lui ordonnait de se dessaisir de ses armes, lui interdisait d'en acquérir ou détenir, l'inscrivait au fichier FINIADA et retirait la validation de son permis de chasser. Le tribunal a jugé que la préfète n'avait commis ni erreur d'appréciation ni erreur de droit, en se fondant sur les articles L. 312-3-1, L. 312-11 et L. 312-16 du code de la sécurité intérieure, ainsi que sur l'article L. 423-15 du code de l'environnement, pour estimer que le comportement de M. B était incompatible avec la détention d'armes. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné le recours de M. C, ressortissant camerounais, contre la décision implicite de rejet du préfet de la Gironde sur sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet a délivré à M. C un titre de séjour "vie privée et familiale" valable jusqu'en janvier 2025 après l'introduction de la requête. Le tribunal a constaté que les conclusions en annulation et injonction étaient devenues sans objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a condamné l'État à verser 1 200 euros à M. C au titre des frais de justice, sans se prononcer sur le fond des textes invoqués (articles L. 423-7 et L. 421-5 du CESEDA, article 8 de la CEDH).
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de la société Hivory contestant l'opposition du maire de Pujols à sa déclaration préalable pour un pylône de téléphonie de 42 mètres, puis le retrait de la décision tacite de non-opposition. Le tribunal a jugé que le courrier du 1er juin 2023 était un acte informatif non décisoire, irrecevable, et a constaté un non-lieu à statuer sur la première requête après le retrait de l'arrêté initial. Sur le fond, il a annulé l'arrêté de retrait du 19 juillet 2023, estimant que la décision tacite initiale était légale et que le motif de retrait tiré de l'absence de mutualisation des infrastructures n'était pas opposable en droit de l'urbanisme. La décision s'appuie sur les articles L. 424-1 et R. 424-1 du code de l'urbanisme, ainsi que sur le principe de légalité des décisions tacites.
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B, ressortissante géorgienne, qui contestait l'arrêté préfectoral du 4 avril 2024 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 6ème chambre, a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet C refusait un titre de séjour à Mme B, ressortissante tunisienne, et l'obligeait à quitter le territoire français. La solution retenue se fonde sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, le juge estimant que le refus portait une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante. Le tribunal a relevé que Mme B résidait régulièrement en France depuis plus de neuf ans, y avait suivi un parcours universitaire et professionnel stable, et n'avait pas été condamnée pour les faits de recel pour lesquels elle était mise en examen. L'arrêté a donc été annulé pour méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la CESDH.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A D, ressortissant marocain, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" assorti d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et d'examen réel et sérieux, considérant que la décision était signée par une autorité compétente et suffisamment motivée. Il a jugé que le préfet avait correctement instruit la demande de renouvellement sur le fondement de l'article L. 421-34 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans erreur de droit. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. D, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les recours de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a joint les deux requêtes et a annulé la décision implicite de refus née le 31 décembre 2023, faute pour le préfet d’avoir produit un mémoire en défense établissant la légalité de cette décision. En revanche, il a rejeté la requête dirigée contre l’arrêté du 12 mars 2024, estimant que le refus de titre de séjour et l’obligation de quitter le territoire n’étaient pas entachés d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ni de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de la Gironde. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation étant régulière. Il a également jugé que l'erreur de droit invoquée concernant les articles L. 423-7 et L. 423-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'était pas fondée, ces dispositions ne dispensant pas l'auteur d'une reconnaissance de paternité de prouver sa contribution effective à l'entretien et à l'éducation de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. F.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté du 26 décembre 2023 par lequel le préfet de la Gironde refusait un titre de séjour à Mme E, ressortissante arménienne, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en ne prenant pas suffisamment en compte l'ancienneté du séjour en France (neuf ans), la scolarisation de sa fille mineure, son insertion professionnelle stable et ses liens privés et familiaux. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, avec injonction de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale".
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de M. et Mme A contestant deux délibérations de la commune de Villeréal relatives à l'échange de terrains et à la modification du tracé du chemin rural de Fage Basse. La délibération n° 2022-025 du 19 mai 2022, considérée comme un acte préparatoire, a été jugée irrecevable car elle ne constitue pas une décision faisant grief. Concernant la délibération n° 2022-040 du 30 juin 2022, le tribunal a rejeté les moyens soulevés, estimant que la convocation des élus était régulière et que les dispositions des articles L. 161-10 et L. 161-10-1 du code rural et de la pêche maritime n'étaient pas applicables en l'espèce. Par conséquent, la requête a été rejetée dans son ensemble.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour de cinq ans prononcés par le préfet de la Gironde. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire et de défaut d'examen sérieux. S'appuyant sur l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le tribunal a estimé que la condamnation de Mme A pour des violences aggravées sur son compagnon, avec usage d'une arme, caractérisait une menace pour l'ordre public justifiant le refus de titre et les mesures d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de Lot-et-Garonne refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, estimant que la décision était suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a jugé que le refus de séjour ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'absence de communauté de vie avec son épouse et du défaut d'insertion professionnelle. En conséquence, la décision portant obligation de quitter le territoire français a été confirmée comme légale.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation collégiale, a examiné les requêtes de M. C, ressortissant marocain, contestant le refus implicite puis explicite du préfet de la Gironde de lui délivrer un titre de séjour, assorti d’une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l’arrêté du 12 mars 2024 s’étant substitué à la décision implicite, les conclusions dirigées contre cette dernière étaient devenues sans objet. Sur le fond, il a rejeté les moyens soulevés, estimant que la décision de refus de séjour n’était pas entachée d’erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et qu’elle ne méconnaissait pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de M. C.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde du 12 septembre 2023 portant obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire, dont l'identité et la délégation étaient établies. Il a également rejeté les autres moyens, notamment ceux fondés sur la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'erreur de droit concernant le refus de délai de départ volontaire, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en formation de 1ère chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B, ressortissante ivoirienne, contre un arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de droit sur l’impossibilité de recourir au regroupement familial pour un concubin, ainsi qu’une méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et de l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n’avait pas commis d’erreur de droit ni d’erreur manifeste d’appréciation, et que les décisions contestées étaient légales au regard des textes applicables.
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Gironde refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen réel de sa situation. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.