Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2205055(TA33-2205055)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la demande de M. B, professeur territorial d'enseignement artistique, qui contestait le refus de la communauté d'agglomération du Grand Villeneuvois de lui accorder la protection fonctionnelle pour des faits de harcèlement moral. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que les éléments fournis par M. B ne permettaient pas de présumer l'existence d'un harcèlement moral, et que les décisions de l'administration n'étaient entachées d'aucune erreur de droit ou d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet des conclusions à fin d'annulation, d'injonction et de frais de justice, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 134-5 du code général de la fonction publique.
N° TA33-2205882(TA33-2205882)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. A, qui contestait une saisie administrative à tiers détenteur émise pour recouvrer des pénalités fiscales (51 958 euros) liées à un rappel de TVA, pour lequel il avait été condamné solidairement par un jugement correctionnel. Le tribunal a jugé inopérants les moyens de M. A remettant en cause le montant des pénalités, car ils tendaient à contester le bien-fondé de la créance, ce qui est interdit par l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Il a également estimé que M. A n'apportait pas la preuve du paiement de la somme réclamée. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes, y compris celle relative aux frais de justice.
N° TA33-2205787(TA33-2205787)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête du syndicat de la mesure, qui demandait l'annulation d'un certificat d'examen de type délivré par le laboratoire national de métrologie pour un modèle de répartiteur de frais de chauffage. Le tribunal s'est déclaré compétent en application de l'article R. 312-10 du code de justice administrative, le litige relevant d'une activité professionnelle industrielle. La solution retenue est le rejet de la requête, sans que le résumé ne précise les motifs exacts du rejet au fond. Les textes appliqués incluent le code de justice administrative, le code des relations entre le public et l'administration, et le code de la construction et de l'habitation.
N° TA33-2205760(TA33-2205760)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. F, qui demandait la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux au titre de 2018, résultant d'une plus-value de cession immobilière. M. F soutenait que le bien cédé constituait sa résidence principale, ce qui l'exonérait d'impôt en application de l'article 150 U du code général des impôts. Le tribunal a estimé que les éléments produits ne démontraient pas une occupation effective et habituelle du logement à titre de résidence principale, notamment en raison de l'absence de preuves de vie quotidienne et de la vente rapide du bien après son acquisition. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant l'imposition de la plus-value.
N° TA33-2406387(TA33-2406387)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi par Mme A d’un recours contre un arrêté de la rectrice de l’Académie de Bordeaux mettant fin au versement de la nouvelle bonification indiciaire, s’est déclaré incompétent territorialement. Constatant que l’agent est affectée dans un lycée des Landes, le tribunal a fait application des articles R. 312-12 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au tribunal administratif de Pau.
N° TA33-2206052(TA33-2206052)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par M. A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de l’Académie de Bordeaux de lui accorder la protection fonctionnelle. En application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. En l’absence de confirmation dans le délai imparti, M. A est réputé s’être désisté de l’ensemble de sa requête. Par ordonnance du 17 octobre 2024, le président de la 1ère chambre a donné acte de ce désistement.
N° TA33-2405016(TA33-2405016)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B, qui contestait une décision de la commission pluridisciplinaire unique du centre pénitentiaire de Neuvic. Le requérant invoquait sa situation familiale (couple avec une ressortissante française et père d’un enfant) sans critiquer utilement le motif de la décision attaquée. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que les moyens soulevés étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de la requête.
N° TA33-2103677(TA33-2103677)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi par la préfète de la Gironde d'une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l'État une somme de 408 792,96 euros en réparation du préjudice subi lors de l'achat de véhicules utilitaires lourds entre 2007 et 2011. Ce préjudice résulterait d'ententes sur les prix sanctionnées par la Commission européenne en 2016 et 2017. En défense, les sociétés mises en cause ont notamment soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le litige, portant sur des achats effectués par l'État en tant que personne privée et non dans le cadre d'une mission de service public, relevait de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA33-2103676(TA33-2103676)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a été saisi par la préfète de la Gironde d’une demande de condamnation solidaire de plusieurs constructeurs de camions à verser à l’État une somme de 1 259 879,84 euros en réparation du préjudice subi lors de l’achat de véhicules utilitaires et poids lourds entre 2006 et 2011. La requérante se fondait sur des décisions de la Commission européenne de 2016 et 2017 sanctionnant ces constructeurs pour des pratiques anticoncurrentielles (entente sur les prix). Les défendeurs ont soulevé l’incompétence de la juridiction administrative et l’irrecevabilité de la requête, faute de lien contractuel direct avec l’État. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les conditions d’engagement de la responsabilité quasi-délictuelle des constructeurs n’étaient pas réunies, sans se prononcer sur la compétence.
N° TA33-2204356(TA33-2204356)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de M. A D visant à obtenir le rétablissement d’un déficit foncier de 21 887 euros au titre de l’année 2018 et la décharge des impositions correspondantes pour 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la réclamation préalable, déposée en juin 2022, était tardive au regard du délai de deux ans prévu à l’article R. 196-1 du livre des procédures fiscales, expirant le 31 décembre 2021 pour l’année 2018. Par ailleurs, le tribunal a rappelé que les déficits fonciers d’une année définitivement imposée ne peuvent plus être reportés sur les années suivantes.
N° TA33-2204188(TA33-2204188)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la délibération du jury de validation des acquis de l'expérience (VAE) lui refusant l'unité d'enseignement "pédagogie" du diplôme d'État de professeur de danse. La requérante invoquait notamment l'absence d'accompagnement, le niveau inadapté des élèves lors de la mise en situation professionnelle et une contradiction avec son expérience. Le tribunal a jugé que la décision du jury, prise au vu du dossier et de la mise en situation, n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions du code de l'éducation et de l'arrêté du 23 juillet 2019. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA33-2203870(TA33-2203870)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande de Mme A, agent contractuel, qui sollicitait la condamnation de la communauté de communes Médoc Estuaire pour des fautes liées au recours abusif à des contrats à durée déterminée successifs et au non-renouvellement de son dernier contrat sans entretien préalable, ainsi que pour harcèlement moral. Le tribunal a estimé que l'utilisation de contrats à durée déterminée pour faire face à un accroissement saisonnier d'activité était justifiée et non abusive, et que la procédure de non-renouvellement était régulière. Les conclusions relatives au harcèlement moral ont également été rejetées, faute de preuves suffisantes. La décision s'appuie sur les articles 3 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et 38-1 du décret n°88-145 du 15 février 1988.
N° TA33-2406215(TA33-2406215)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A B contre une décision de sa propre présidente fixant sa rétribution d’avocat, a estimé que l’impartialité de la juridiction était objectivement mise en cause. En application de l’article R. 312-5 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au président de la section du contentieux du Conseil d’État afin qu’un autre tribunal soit désigné pour statuer.
N° TA33-2406282(TA33-2406282)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contre une décision de la caisse d’allocations familiales des Pyrénées-Atlantiques lui réclamant le remboursement d’un trop-perçu de prime d’activité, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il transmet l’affaire au tribunal administratif de Pau, seul compétent car le siège de l’autorité ayant pris la décision contestée se situe dans le ressort de ce dernier.
N° TA33-2406437(TA33-2406437)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 26 août 2024 de la commission académique de Bordeaux refusant l'autorisation d'instruction en famille pour l'enfant C. Les requérants invoquaient l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment une méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et une erreur manifeste d'appréciation. Le juge a estimé que la demande ne présentait pas un caractère d'urgence ou était manifestement mal fondée, permettant un rejet sans instruction ni audience en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA33-2302460(TA33-2302460)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné les requêtes de M. A, ressortissant guinéen, contestant le classement sans suite de sa demande de renouvellement de titre de séjour "travailleur temporaire" et le rejet implicite de sa demande de changement de statut "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que la décision de classement sans suite du 27 janvier 2023 ne faisait pas grief et était donc irrecevable. Sur le fond, le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre le refus implicite de changement de statut, estimant que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-22 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Les demandes d'injonction et les frais de justice ont été rejetés.
N° TA33-2204688(TA33-2204688)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C, qui contestait son ajournement à la licence professionnelle "métiers de la gestion et de la comptabilité - révision comptable". Le juge a rappelé qu'il ne lui appartient pas de contrôler l'appréciation des jurys d'examen sur la valeur des prestations des candidats, sauf en cas de considérations étrangères au mérite, ce qui n'était pas établi. La note de 0 sur 20 à l'unité "compétences professionnelles" a été jugée légalement fondée sur le règlement des études, qui sanctionne toute absence par un zéro, même justifiée. La décision s'appuie sur le code de l'éducation et l'arrêté du 6 décembre 2019 portant réforme de la licence professionnelle.
N° TA33-2402886(TA33-2402886)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. I, ressortissant arménien, qui contestait un arrêté préfectoral du 6 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulièrement publiée. Il a également jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son maintien irrégulier en France et de la présence de sa mère en situation irrégulière.
N° TA33-2402518(TA33-2402518)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a examiné la requête de Mme C, ressortissante étrangère, contestant l'arrêté préfectoral du 29 mars 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons de santé, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière devant l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, estimant que la procédure était régulière et que la décision n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires et celles fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2305090(TA33-2305090)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Pessac à la SARL Majure pour un projet de 8 logements collectifs. Les requérants contestaient notamment l'insuffisance de motivation des prescriptions du permis, des incohérences dans le dossier de demande et une méconnaissance du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi). Le tribunal a jugé que les prescriptions étaient suffisamment motivées par leur contenu même et que les autres moyens n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 424-3 et R. 424-5 du code de l'urbanisme.