Jurisprudence — Tribunal Administratif de Bordeaux
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N° TA33-2602036(TA33-2602036)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, saisi en référé-suspension par le préfet de la Gironde, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de La Teste-de-Buch pour la reconstruction d'une cabane. Le juge a estimé que les moyens soulevés, fondés sur le code de l'urbanisme (notamment la méconnaissance de la loi littoral et des règles sur la reconstruction à l'identique en zone naturelle et en espace boisé classé), créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal. La suspension est prononcée en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales et de l'article L. 554-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2602375(TA33-2602375)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de Mme B... A... visant à enjoindre au conseil départemental de la Gironde un versement provisionnel du RSA et de la prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié de l'urgence caractérisée, condition essentielle de la procédure de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ni apporté d'éléments précis sur la gravité de sa situation. La décision a donc été rendue sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, permettant un rejet sans audience lorsque la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis.
N° TA33-2602202(TA33-2602202)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette la requête du Collectif Citoyens Victimes de Maire visant à contester l'élection municipale de Talence. Le juge estime que le collectif, n'étant ni électeur ni éligible, n'a pas la qualité pour agir en contestation électorale. La décision s'appuie sur l'article L. 248 du code électoral et rejette la requête comme manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2602127(TA33-2602127)
Le Tribunal administratif de Bordeaux, statuant par ordonnance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à annuler les opérations de vote du premier tour des élections municipales de Jumilhac-Le-Grand. Le juge estime la requête manifestement irrecevable car elle concerne un scrutin qui n'a abouti à la proclamation d'aucun candidat élu. Cette décision d'irrecevabilité est fondée sur l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative.
N° TA33-2305527(TA33-2305527)
**Sujet principal** : Recours en annulation contre un arrêté municipal n'opposant pas d'opposition à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (6ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que le projet relève bien du régime de la déclaration préalable (et non d'un permis de construire) au regard de l'article R. 421-9 du code de l'urbanisme, et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'est pas fondé en l'espèce. **Textes appliqués** : Code de l'urbanisme (notamment article R. 421-9) et Charte de l'environnement (article 5).
N° TA33-2508438(TA33-2508438)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté du 4 août 2025, considérant que l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai était insuffisamment motivée, méconnaissant ainsi les exigences du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5). Les autres griefs, notamment ceux relatifs à la méconnaissance de la vie privée et familiale, n'ont pas été examinés en raison de cette illégalité.
N° TA33-2508064(TA33-2508064)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent et que l'examen de la situation personnelle du requérant était suffisant. Les moyens invoqués, fondés notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), ont été écartés.
N° TA33-2500435(TA33-2500435)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux statue sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal estime que la décision explicite de refus ultérieure du préfet s'est substituée à la décision implicite contestée, et que l'annulation de cette décision explicite par un autre tribunal a privé le litige de son objet. Par conséquent, il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et aucune condamnation de l'État aux frais n'est prononcée.
N° TA33-2304944(TA33-2304944)
La décision concerne un litige contractuel entre la société Segonzac et l'ESPASS de Podensac portant sur le solde d'un marché public de travaux. Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en premier ressort, a rejeté la requête de l'entreprise, considérant notamment que le décompte de résiliation notifié était devenu définitif. La juridiction s'est fondée sur les dispositions du Code de la commande publique et du cahier des clauses administratives générales (CCAG) Travaux de 2009.
N° TA33-2305140(TA33-2305140)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de la SARL Isachrisma visant à annuler un permis de construire et un permis modificatif délivrés à une SCI. Le tribunal a estimé que la requérante avait qualité pour agir, mais a jugé non fondés ses moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence, à l'insuffisance de motivation ou à la méconnaissance des règles d'urbanisme et du plan de prévention des risques. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA33-2500466(TA33-2500466)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant congolais. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde, en ne répondant pas à la demande de communication des motifs de son refus tacite, a méconnu les dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Cette illégalité, tenant au défaut de motivation, a conduit à l'annulation de la décision sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant.
N° TA33-2500703(TA33-2500703)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les conclusions à fin d'injonction et de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
N° TA33-2507829(TA33-2507829)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la demande d'expertise relative à des hospitalisations sans consentement. Il estime que le juge judiciaire (juge des libertés et de la détention) est seul compétent pour contrôler la régularité de telles mesures de soins psychiatriques, en application des articles L. 3211-12 et L. 3216-1 du code de la santé publique. Par conséquent, la requête est jugée irrecevable devant la juridiction administrative.
N° TA33-2602240(TA33-2602240)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête en annulation du scrutin municipal d'Augignac du 15 mars 2026. Le requérant ne justifie pas de sa qualité d'électeur ou d'éligible dans la commune, et manque donc d'intérêt à agir. Ses moyens, fondés sur un taux élevé de bulletins non exprimés et le contexte local, sont jugés manifestement insusceptibles d'établir un doute sérieux sur la sincérité du scrutin, conduisant à un rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA33-2504181(TA33-2504181)
Le Tribunal administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant le séjour, ordonnant l'éloignement et prononçant une interdiction de retour de cinq ans à l'encontre d'un ressortissant syrien. La juridiction a jugé que la mesure d'éloignement, fondée sur des condamnations pénales anciennes et peu graves, portait une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté de son séjour et de son intégration en France. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de trois mois.
N° TA33-2602053(TA33-2602053)
Sujet principal : Contestation de l'absence de bulletin ou feuille blanche lors d'élections municipales avec une seule liste candidate. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête par ordonnance, car le moyen n'est pas assorti des précisions nécessaires et le grief est infondé. Textes appliqués : Article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement infondées) et article L. 65 du code électoral (prévoyant qu'une enveloppe vide vaut bulletin blanc, sans obligation de fournir un matériel spécifique).
N° TA33-2602198(TA33-2602198)
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête d'une candidate aux élections municipales qui demandait des informations sur le traitement d'une réclamation et sur la régularité de l'enregistrement d'une liste concurrente. Le juge estime que ces demandes sont irrecevables, car seul un recours en annulation des opérations électorales est ouvert, et non une procédure d'information ou de vérification. La décision s'appuie sur les articles L. 248 du code électoral et R. 222-1 du code de justice administrative, considérant également que les griefs soulevés, même établis, n'auraient pas affecté le résultat du scrutin.
N° TA33-2300680(TA33-2300680)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en annulation de plusieurs arrêtés municipaux relatifs à un permis de construire et à un permis modificatif. Le tribunal a jugé que le recours contre le permis initial était irrecevable pour cause de tardiveté, ayant été formé après l'expiration du délai de recours contentieux. Concernant le permis modificatif, les moyens soulevés, fondés sur le règlement du plan local d'urbanisme (articles UPA) et la charte paysagère, ont été écartés comme étant infondés. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été rejetée.
N° TA33-2301394(TA33-2301394)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé l'arrêté municipal du 13 février 2023 s'opposant à un détachement de parcelle, ainsi que la décision préfectorale de refus du 19 décembre 2022. La juridiction a jugé que le maire, en situation de compétence liée par l'avis défavorable du préfet, avait pris sa décision sur un fondement juridique erroné, notamment en ne tenant pas compte des dispositions applicables du III de l'article 42 de la loi du 23 novembre 2018. Elle a enjoint au maire de délivrer un arrêté de non-opposition dans un délai d'un mois.
N° TA33-2303050(TA33-2303050)
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête d'une praticienne hospitalière visant à annuler le refus du CHU de Bordeaux de lui restituer des documents personnels et à obtenir une indemnisation. Le tribunal a jugé ses conclusions en annulation irrecevables, la restitution ayant déjà eu lieu avant l'introduction de la requête, les privant ainsi d'objet. Sur le plan indemnitaire, il a estimé que le préjudice allégué, lié à la perte d'œuvres et de données, n'était pas établi et que le CHU n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité.