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Le Tribunal Administratif de Caen a examiné l'opposition de Mme A à une contrainte émise par la Mutualité Sociale Agricole (MSA) pour le recouvrement d’un indu de prime d’activité de 2 924,26 euros. La requérante contestait le montant et invoquait sa bonne foi, mais la MSA a ramené la somme due à 2 660,06 euros après avoir corrigé une erreur de calcul liée au forfait logement. Le tribunal a validé la contrainte pour ce montant réduit, en application des articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale, constatant que l’indu était fondé sur le changement de situation familiale de Mme A (vie maritale) non déclaré. La solution retenue est le rejet de l’opposition et la condamnation de Mme A au paiement de 2 660,06 euros.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de la CAF de la Manche de lui accorder une remise gracieuse sur un indu d'allocation de logement sociale de 3 946 euros. Le juge a estimé que, malgré sa bonne foi, la situation de précarité de M. A n'était pas suffisamment établie au regard de ses ressources et charges, et qu'il pouvait faire face au remboursement. La décision s'appuie sur les articles L. 825-3 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal administratif de Caen a rejeté la requête de Mme A contestant le refus de remise de dette d’un indu de prime d’activité de 537,33 euros pour la période de septembre 2021 à mai 2022. Statuant en plein contentieux, le juge a examiné si la situation de précarité et la bonne foi de la requérante justifiaient une remise gracieuse, conformément à l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Il a estimé que Mme A, percevant environ 1 100 euros par mois, ne démontrait pas une précarité suffisante pour ne pas rembourser le solde de 426,33 euros, tout en lui laissant la possibilité de demander un échelonnement. La décision du 8 janvier 2024 de la caisse d’allocations familiales de la Manche est donc maintenue.
Le Tribunal administratif de Caen a été saisi par l'association UNA du Calvados d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du ministre du travail du 25 août 2023 refusant d'autoriser le licenciement de M. B. Par un mémoire du 7 février 2025, l'association s'est désistée purement et simplement de sa requête. Le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 13 février 2025, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée par un désistement.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par M. A. Ce dernier contestait des permis de construire délivrés par le maire d'Agon-Coutainville à la société JML Invest pour des boxes de stockage et garages. Le juge a estimé que M. A ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisant, car les moyens soulevés n'étaient pas de nature à affecter directement les conditions de jouissance de son bien, conformément à l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme. La requête a donc été déclarée irrecevable.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de l'Epic Space refusant la protection fonctionnelle à M. C, son directeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant en arrêt maladie et ne justifiant pas d'un préjudice grave et immédiat nécessitant une intervention urgente. Il a également considéré qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, l'enquête interne n'ayant pas établi de harcèlement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 134-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour de M. A, ressortissant guinéen. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, erreur manifeste d'appréciation) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La requête a été intégralement rejetée, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la demande de M. A, qui contestait une décision de la caisse d'allocations familiales de la Manche lui accordant une remise partielle de 666,16 euros sur un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 332,31 euros, et sollicitait une remise totale. Le tribunal a rappelé que, pour accorder une remise gracieuse, il doit apprécier la bonne foi et la précarité du débiteur, en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Il a précisé que, lorsque l'indu résulte d'une omission de déclaration de ressources, la bonne foi s'apprécie notamment en fonction de la nature des ressources omises, de l'information reçue et du caractère réitéré ou non de l'omission. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement s'appuie sur les dispositions des articles L. 262-1, L. 262-2, L. 262-3, R. 262-6, R. 262-37 et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la SCI Les Beaux-Arts. Cette société, propriétaire d'un ensemble immobilier traversé par la rivière La Maure, impute au syndicat mixte du Parc naturel régional Normandie Maine des désordres (éboulements, élargissement du lit) consécutifs à des travaux de déplacement de la rivière. Le juge a estimé la mesure utile pour déterminer l'origine des désordres dans la perspective d'un éventuel litige au fond, rejetant les arguments du syndicat mixte sur l'absence de lien avec les travaux. L'expert désigné devra décrire les lieux et l'étendue des dommages.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 2 janvier 2025 par laquelle le préfet de l'Orne a clôturé la demande de renouvellement de carte de séjour pluriannuelle de M. A, ressortissant syrien bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée et remplie, car la clôture plaçait le requérant en situation irrégulière, l'empêchant de travailler et de bénéficier de prestations sociales. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas justifié d'un motif légal pour clôturer la demande, en méconnaissance des articles L. 424-9 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. et Mme A tendant à l'annulation d'un permis de construire accordé par le maire de Cherbourg-en-Cotentin à la SAS Normandie Réalisations pour la construction de 98 logements. Après avoir examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, de l'irrégularité de l'affichage, de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance des articles R.111-2, R.111-26, R.111-27 et R.431-16 du code de l'urbanisme ainsi que des règles du plan local d'urbanisme, le tribunal a jugé que la requête était irrecevable en raison de sa tardiveté. En conséquence, il a rejeté les conclusions principales et condamné les requérants à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à la société pétitionnaire au titre des frais de justice.
Refus de délivrance de carte nationale d'identité et de passeport. Le Tribunal administratif de Caen se déclare incompétent et transmet l'affaire au Tribunal administratif de Cergy-Pontoise. La solution retenue est fondée sur les articles R. 312-8 et R. 351-3 du code de justice administrative, en raison du lieu de résidence du requérant (Asnières-sur-Seine).
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. B, qui contestait des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour la période 2017-2020. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, faute de rappels de TVA sur la période concernée par le défaut de motivation allégué. Sur le fond, le juge a examiné la qualification d'activité occulte au sens de l'article L. 176 du livre des procédures fiscales, en lien avec les articles 256, 283 et 293 B du code général des impôts. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge des impositions et pénalités.
Le Tribunal Administratif de Caen (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2018 à 2020. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité de la procédure d'imposition pour défaut de motivation de la réponse à ses observations, et soutenait que ses ventes de pièces détachées relevaient d'une activité de collectionneur non imposable. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, car les observations du contribuable sur la période du 1er avril au 31 décembre 2020 ne contestaient pas utilement le bien-fondé des rehaussements. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de décharge, sur le fondement des articles L. 57 du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Caen a examiné la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant un arrêté préfectoral du 23 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an, et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du droit d'être entendu, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), et un défaut de motivation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens, considérant que les décisions étaient suffisamment motivées, que la procédure était régulière et que l'atteinte à la vie privée n'était pas disproportionnée au regard de la situation irrégulière de l'intéressé. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité des arrêtés pris sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Cherbourg-en-Cotentin sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette décision ordonne une expertise visant à constater l'état des immeubles voisins avant des travaux de démolition de bâtiments publics. La mission de l'expert, désigné en la personne de M. E H, pourra être étendue, en cours de chantier, à la recherche des causes et de l'étendue d'éventuels dommages. La commune est chargée de notifier l'ordonnance aux propriétaires des immeubles susceptibles d'être affectés.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Vaast-La-Hougue sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette décision ordonne une expertise visant à constater l'état des immeubles situés à proximité de travaux publics de démolition et d'aménagement. L'expert désigné devra recenser les immeubles susceptibles d'être affectés, décrire leur état initial, et identifier les mesures de sauvegarde nécessaires. Sa mission pourra être étendue, à l'initiative de la commune, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant l'exécution des travaux.
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet de la Manche du 21 janvier 2025 l'obligeant à quitter le territoire sans délai, avec interdiction de retour de trois mois, et l'assignant à résidence. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la violation du droit d'être entendu, l'erreur de fait, le défaut de motivation et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, le juge estimant que les décisions étaient légales et proportionnées. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la Convention européenne des droits de l'homme, et la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour avec autorisation de travailler. Le préfet du Calvados ayant convoqué l'intéressé pour la délivrance de ce document en cours d'instance, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction, devenues sans objet. En revanche, il a fait droit à la demande de frais d'instance en condamnant l'État à verser 600 euros à M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un élève prononcée par le conseil de discipline du collège Saint-Exupéry d'Alençon. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave à sa situation personnelle avant l'expiration du délai d'un mois dont dispose le recteur pour statuer sur le recours administratif préalable obligatoire prévu aux articles R. 511-49 et suivants du code de l'éducation. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée.