Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2307401(TA95-2307401)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 10 janvier 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que ce classement sans suite, ne précisant ni les pièces manquantes ni le délai pour les fournir, constituait une décision faisant grief. Il a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie privée et familiale stable en France. Le préfet a été enjoint de réexaminer la demande de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2303043(TA95-2303043)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 13 janvier 2023 refusant le regroupement familial pour son fils majeur. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que l’abrogation de l’arrêté n’a pas fait disparaître rétroactivement son exécution. Il a annulé la décision en retenant que l’âge de l’enfant doit être apprécié à la date de dépôt de la demande, soit le 25 mars 2021, date à laquelle il était encore mineur, en application des articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2418556(TA95-2418556)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Dijon (Côte-d'Or) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Dijon, seul compétent pour connaître du litige.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2201897(TA95-2201897)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de retrait de deux points du permis de conduire de M. B, consécutive à une infraction relevée par radar automatique le 1er novembre 2020. La juridiction a jugé que le ministre de l’Intérieur n’avait pas apporté la preuve que le requérant avait reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle conditionnant la régularité du retrait de points. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’administration de restituer les points et de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2400033(TA95-2400033)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser M. B, reconnu prioritaire par la commission de médiation du droit au logement opposable le 19 mai 2021, pour le préjudice subi du fait de l'absence de relogement. La carence fautive de l'État a été constatée à compter du 19 novembre 2021, date d'expiration du délai imparti pour proposer un logement. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour engager la responsabilité de l'État, en tenant compte des conditions de logement précaires du requérant, de son épouse et de ses huit enfants. L'État a été condamné à verser 3 000 euros à M. B en réparation de ses troubles dans les conditions d'existence.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2312498(TA95-2312498)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, rejette la requête de M. D contestant le refus de la CAF du Val-d'Oise de lui accorder une remise gracieuse de sa dette d'aide personnalisée au logement (APL) de 484 euros. Le juge, appliquant les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation ainsi que l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, a examiné la situation de précarité alléguée par le requérant. Il a estimé que M. D ne justifiait pas de manière suffisante sa situation financière difficile, notamment en raison d'incohérences dans ses déclarations de charges et de revenus. En conséquence, le tribunal a considéré que les conditions pour une remise gracieuse n'étaient pas réunies et a rejeté la demande.

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DécisionPlein contentieuxANNULE

N° TA95-2316179(TA95-2316179)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’un indu d’aide au logement sociale de 1 638 euros. En cours d’instance, la caisse a annulé la créance litigieuse et reversé les sommes retenues à l’allocataire. Constatant que la contestation était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. La décision se fonde sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2418522(TA95-2418522)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 obligeant M. A à quitter le territoire français et prononçant une interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal constate que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée. Par conséquent, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2201899(TA95-2201899)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision de retrait d'un point du permis de conduire de M. B, prise à la suite d'une infraction relevée par radar automatique le 10 décembre 2020. Le juge estime que le ministre de l'Intérieur n'a pas prouvé que le requérant avait reçu les informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal enjoint à l'administration de restituer le point litigieux et de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2400498(TA95-2400498)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a été saisi par M. A d’une demande d’indemnisation de 5 550 euros en raison de l’absence de relogement suite à sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 24 juin 2022 et à une injonction du tribunal du 18 avril 2023 restée inexécutée. Le tribunal a jugé que la carence fautive de l’État engage sa responsabilité pour les troubles dans les conditions d’existence subis, appréciés en fonction de la durée de la carence et des conditions de logement. Il a condamné l’État à verser à M. A une somme de 1 500 euros, en application des articles L. 300-1 et suivants du code de la construction et de l’habitation.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2307131(TA95-2307131)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme D contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 23 397,99 euros réclamé par le département des Hauts-de-Seine. La décision attaquée est jugée régulière, le signataire disposant d’une délégation de compétence valable. Sur le fond, le tribunal estime que Mme D ne démontre pas l’absence de communauté de vie avec son époux, dont les ressources doivent donc être prises en compte pour le calcul du RSA, conformément aux articles L. 262-2 et R. 262-6 du code de l’action sociale et des familles. La requête est par conséquent rejetée dans son ensemble.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2418657(TA95-2418657)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 30 décembre 2024, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

N° TA95-2418588(TA95-2418588)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Plaisir, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2400008(TA95-2400008)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la limitation du périmètre de marche à moins de 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision du président du conseil départemental.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2411843(TA95-2411843)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident à M. B, ressortissant guinéen reconnu réfugié. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de plein droit une carte de résident de dix ans aux réfugiés. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer ce titre dans un délai de deux mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2416361(TA95-2416361)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi en référé par Mme A pour obtenir, sous astreinte, un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le préfet du Val-d'Oise a convoqué la requérante le 27 novembre 2024, ce qui a conduit Mme A à se désister de sa requête. La juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 30 décembre 2024, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Aucune mesure supplémentaire n'a été ordonnée.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2403332(TA95-2403332)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 26 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme C. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'inadaptation du logement au handicap du fils de la requérante, situation prévue par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2413046(TA95-2413046)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 2001 et de liens familiaux suffisamment intenses et stables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2409210(TA95-2409210)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a rejeté la requête de M. A. Ce dernier, reconnu prioritaire par la commission de médiation des Hauts-de-Seine, contestait le refus d'une offre de logement qu'il jugeait insalubre et située dans un quartier non sécurisé. Le tribunal a estimé que les motifs de refus n'étaient pas démontrés par des pièces suffisantes et que l'offre, qui informait le demandeur des conséquences d'un refus non impérieux, était adaptée. En application des articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-3 du code de la construction et de l'habitation, la demande d'injonction de logement a donc été rejetée.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2407044(TA95-2407044)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ne démontrant pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 10 avril 2024.

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