Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 1044/2613
N° TA95-2407044(TA95-2407044)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A B, qui contestait le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d'Oise de lui délivrer une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". Le tribunal a estimé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ne démontrant pas un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de la décision du 10 avril 2024.
N° TA95-2405596(TA95-2405596)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du droit au logement opposable (DALO), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de loger M. B, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 22 mars 2023, avant le 1er février 2025. Constatant l’absence d’offre de logement dans le délai légal de six mois et l’absence de contestation du préfet, le juge a appliqué les articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Cette injonction est assortie d’une astreinte de 100 euros par mois de retard, versée au fonds national d’accompagnement vers et dans le logement.
N° TA95-2404348(TA95-2404348)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. La commission avait motivé son refus par le fait que Mme B était locataire dans le parc privé et n'avait pas démontré de démarches préalables pour trouver une solution d'hébergement. Le tribunal a écarté le moyen de la requérante, qui soutenait être hébergée chez un tiers depuis quatre ans avec une fin prochaine, faute de preuves suffisantes. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 441-2-3 et L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA95-2404245(TA95-2404245)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la maison départementale des personnes handicapées du Val-d’Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté la requête, estimant que M. B n’apportait pas la preuve que son état de santé réduisait de manière importante et durable sa capacité de déplacement à pied, notamment en limitant son périmètre de marche à moins de 200 mètres ou en nécessitant le recours systématique à une aide humaine ou technique. La décision s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles, ainsi que sur l’arrêté du 3 janvier 2017 définissant les critères d’attribution.
N° TA95-2402346(TA95-2402346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation de la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 22 novembre 2023. Cette commission avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement, malgré sa situation de menace d'expulsion. Le tribunal a appliqué les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui fixent les conditions pour qu'un demandeur soit désigné comme prioritaire. Il a estimé que la commission de médiation avait légalement motivé son refus, sans que les éléments fournis par M. A... ne démontrent une erreur d'appréciation.
N° TA95-2311898(TA95-2311898)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a condamné l'État à indemniser Mme A, reconnue prioritaire pour un logement en urgence, pour la carence fautive de l'administration à exécuter la décision de la commission de médiation et l'injonction de relogement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison du maintien de la requérante dans une situation d'hébergement précaire, y compris pendant sa grossesse. Le tribunal a reconnu l'existence de troubles dans les conditions d'existence, mais a limité l'indemnisation à la période postérieure au 9 mars 2023, date à laquelle l'absence de relogement est devenue fautive.
N° TA95-2309853(TA95-2309853)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine autorisant le recours à la force publique pour son expulsion. Le tribunal a jugé que les moyens invoqués, tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 34 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, étaient inopérants car la décision contestée se bornait à exécuter un jugement. Il a également écarté l'argument selon lequel l'absence de relogement préalable, malgré la reconnaissance de M. B comme prioritaire par la commission du droit au logement opposable, rendrait la décision illégale, aucune disposition législative ou réglementaire n'imposant une telle condition. Enfin, le tribunal a estimé que M. B n'apportait pas la preuve d'une vulnérabilité particulière justifiant une erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2307433(TA95-2307433)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de M. A C, qui contestait deux décisions du préfet du Val-d'Oise (16 mai et 3 juillet 2023) refusant le regroupement familial pour son fils majeur. Le tribunal a jugé que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 434-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car l'âge du bénéficiaire s'apprécie à la date du dépôt de la demande, et le fils était alors majeur. Les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, l'erreur de fait et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont été écartés. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA95-2108418(TA95-2108418)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. et Mme B d’une demande d’indemnisation pour le refus de l’État de prêter le concours de la force publique afin d’exécuter une décision d’expulsion. La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 1er avril 2016 jusqu’au 30 juin 2022, date effective de l’expulsion, sur le fondement des articles L. 153-1 et R. 153-1 du code des procédures civiles d’exécution. Le tribunal a condamné l’État à verser aux requérants une indemnité correspondant aux pertes de loyers et charges pour la période du 2 avril 2020 au 30 juin 2022, calculée selon l’indemnité d’occupation fixée par le jugement du tribunal d’instance de Courbevoie du 12 novembre 2015.
N° TA95-2104997(TA95-2104997)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par la société Logirep d’une demande d’indemnisation pour le refus de concours de la force publique lors d’une expulsion, constate que les parties ont conclu une transaction le 16 novembre 2021, réparant l’intégralité des préjudices pour la période concernée. En conséquence, le tribunal prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions indemnitaires des deux requêtes, devenues sans objet. Les demandes de frais de justice sont rejetées. La décision se fonde sur les articles L. 153-2 du code des procédures civiles d’exécution et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2201897(TA95-2201897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision de retrait de deux points du permis de conduire de M. B, consécutive à une infraction relevée par radar automatique le 1er novembre 2020. La juridiction a jugé que le ministre de l’Intérieur n’avait pas apporté la preuve que le requérant avait reçu les informations prévues aux articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, garantie essentielle conditionnant la régularité du retrait de points. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’administration de restituer les points et de réexaminer la situation de l’intéressé dans un délai de deux mois.
N° TA95-2418657(TA95-2418657)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 2 décembre 2024 portant obligation de quitter le territoire français et interdiction de retour d’un an, se déclare incompétent territorialement. Constatant que le requérant résidait à Paris à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Par ordonnance du 30 décembre 2024, il transmet le dossier au tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2418588(TA95-2418588)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Plaisir, dans les Yvelines. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet l'affaire au Tribunal Administratif de Versailles, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2418580(TA95-2418580)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue le 30 décembre 2024, concerne un recours en excès de pouvoir formé par M. B A contre un arrêté préfectoral du Val-d'Oise lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal constate qu'à la date de la décision attaquée, le requérant résidait à Paris. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il se déclare territorialement incompétent et transmet le dossier au Tribunal Administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2418556(TA95-2418556)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi par M. B A d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Dijon (Côte-d'Or) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 351-3 et R. 312-8 du code de justice administrative. En conséquence, il transmet le dossier au Tribunal Administratif de Dijon, seul compétent pour connaître du litige.
N° TA95-2316179(TA95-2316179)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales des Hauts-de-Seine pour le recouvrement d’un indu d’aide au logement sociale de 1 638 euros. En cours d’instance, la caisse a annulé la créance litigieuse et reversé les sommes retenues à l’allocataire. Constatant que la contestation était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. La décision se fonde sur le code de l’action sociale et des familles et le code de justice administrative.
N° TA95-2201899(TA95-2201899)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision de retrait d'un point du permis de conduire de M. B, prise à la suite d'une infraction relevée par radar automatique le 10 décembre 2020. Le juge estime que le ministre de l'Intérieur n'a pas prouvé que le requérant avait reçu les informations obligatoires prévues par les articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, constituant une garantie essentielle. En conséquence, le tribunal enjoint à l'administration de restituer le point litigieux et de réexaminer la situation de M. B dans un délai de deux mois.
N° TA95-2303138(TA95-2303138)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 27 février 2023 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé le regroupement familial de M. A au profit de son épouse. Le tribunal juge que le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée en se fondant uniquement sur la résidence en France de l'épouse (article L. 434-6 du CESEDA), sans examiner l'atteinte portée au droit à la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est l'annulation de la décision pour erreur de droit.
N° TA95-2303043(TA95-2303043)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté du préfet du Val-d’Oise du 13 janvier 2023 refusant le regroupement familial pour son fils majeur. Le tribunal a écarté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par le préfet, au motif que l’abrogation de l’arrêté n’a pas fait disparaître rétroactivement son exécution. Il a annulé la décision en retenant que l’âge de l’enfant doit être apprécié à la date de dépôt de la demande, soit le 25 mars 2021, date à laquelle il était encore mineur, en application des articles L. 434-2 et R. 434-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2307401(TA95-2307401)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 10 janvier 2023 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait classé sans suite la demande de renouvellement de titre de séjour de Mme A, ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que ce classement sans suite, ne précisant ni les pièces manquantes ni le délai pour les fournir, constituait une décision faisant grief. Il a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, la requérante justifiant d'une vie privée et familiale stable en France. Le préfet a été enjoint de réexaminer la demande de Mme A et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.