Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2400008(TA95-2400008)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département du Val-d'Oise de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" portant la mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a jugé que M. B ne remplissait pas les conditions fixées par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment en ce qui concerne la limitation du périmètre de marche à moins de 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. La solution retenue confirme ainsi la légalité de la décision du président du conseil départemental.
N° TA95-2411831(TA95-2411831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de M. B, ressortissant rwandais. Le tribunal a jugé que le préfet ne pouvait exiger un passeport en cours de validité pour enregistrer la demande, dès lors que M. B avait fourni d'autres justificatifs d'état civil et de nationalité, conformément à l'article R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision attaquée pour méconnaissance de ces dispositions.
N° TA95-2403332(TA95-2403332)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation sociale, a annulé la décision du 26 janvier 2024 par laquelle la commission de médiation du Val-d'Oise avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de la demande de logement de Mme C. Le tribunal a jugé que la commission avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas compte de l'inadaptation du logement au handicap du fils de la requérante, situation prévue par l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a enjoint à la commission de réexaminer la demande de Mme C dans un délai de deux mois.
N° TA95-2406498(TA95-2406498)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, que soit ordonné son logement par l'État. Le tribunal a jugé que sa requête, présentée le 6 mai 2024, était tardive car elle n'avait pas été introduite dans le délai de quatre mois suivant l'expiration du délai de six mois imparti au préfet, qui courait à compter du 2 juillet 2021. La circonstance que Mme A ait formé un nouveau recours amiable ultérieur a été jugée sans incidence sur cette tardiveté. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité.
N° TA95-2407200(TA95-2407200)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B A, qui demandait l'annulation de la décision du 8 mars 2024 du président du conseil départemental des Hauts-de-Seine lui refusant la délivrance d'une carte " mobilité inclusion " portant la mention " stationnement pour personnes handicapées ". La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal estimant que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés. Cette décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3 et R. 241-12-1) ainsi que sur l'arrêté du 3 janvier 2017, qui définissent les critères d'attribution de cette carte, notamment la réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied.
N° TA95-2409486(TA95-2409486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en urgence dans le cadre du recours DALO, a rejeté la requête de Mme B qui demandait son hébergement d'urgence par l'État. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation du Val-d'Oise le 21 avril 2023, n'avait pas saisi le tribunal dans le délai de quatre mois suivant l'expiration du délai de six semaines ou trois mois imparti au préfet pour proposer un hébergement. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-2 du code de justice administrative, le tribunal a jugé la requête tardive et donc irrecevable.
N° TA95-2413046(TA95-2413046)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. Il a jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ni l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de justifier d'une présence continue en France depuis 2001 et de liens familiaux suffisamment intenses et stables. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2415183(TA95-2415183)
Cette décision du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. B, ressortissant congolais, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture et la délivrance d'un récépissé pour le renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal constate que le préfet a convoqué l'intéressé à un rendez-vous après l'introduction de la requête, ce qui prive d'objet les conclusions sur ce point. Cependant, le tribunal refuse de faire droit à la demande de délivrance d'un récépissé, car une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour est née le 14 avril 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Ainsi, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3.
N° TA95-2415180(TA95-2415180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B n'a justifié d'aucune circonstance particulière nécessitant un rendez-vous rapide, étant employé sans titre depuis 2019 et sa demande d'admission exceptionnelle au séjour étant toujours en cours d'instruction. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 511-2 du code de justice administrative, ainsi que sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2418754(TA95-2418754)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui sollicitait la clôture de l'instruction de sa demande de carte de résident de dix ans. Le juge estime que la demande fait obstacle à l'exécution d'une décision administrative, dès lors qu'une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant quatre mois, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il rappelle que le requérant peut, s'il s'y croit fondé, saisir le juge des référés en suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du même code.
N° TA95-2418788(TA95-2418788)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. C D et M. B A. Ceux-ci demandaient d'enjoindre au ministre des affaires étrangères de délivrer un laissez-passer à leurs enfants mineurs bloqués au Mexique, en invoquant l'urgence et une atteinte grave à leur intérêt supérieur et à leur vie privée et familiale. Le juge constate que le litige, portant sur un refus de délivrance de laissez-passer par une autorité consulaire, ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal de Cergy-Pontoise. En application des articles R. 312-1 et R. 312-19 du code de justice administrative, cette compétence est attribuée au tribunal administratif de Paris. La requête est donc rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2418775(TA95-2418775)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant nigérian bénéficiant du statut de réfugié, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire à la procédure de référé liberté, n'était pas établie, faute pour le requérant de justifier de circonstances concrètes et imminentes (risque de perte de ressources ou d'expulsion). La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives à l'aide juridictionnelle provisoire et aux frais d'instance.
N° TA95-2418777(TA95-2418777)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme D, ressortissante sri-lankaise bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction ou d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas établie, notamment car la requérante n'avait pas accompli de démarches pour renouveler son attestation expirée depuis plus de trois mois et ne justifiait pas de sa situation personnelle et familiale. Il a également relevé que son statut de bénéficiaire de la protection subsidiaire la protégeait contre une mesure d'éloignement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417477(TA95-2417477)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait un arrêté préfectoral du 26 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour d'un an, ainsi qu'un second arrêté l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. Il a également jugé que la décision d'éloignement n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation, faute pour le requérant de justifier de son état de santé ou d'une intégration en France, et que l'assignation à résidence était proportionnée. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 731-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2417831(TA95-2417831)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant géorgien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 3 décembre 2024 l'assignant à résidence pour 45 jours. La décision est fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car M. B faisait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français datant de moins de trois ans. Le tribunal écarte les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, les jugeant inopérants. Il estime que l'assignation à résidence, avec obligation de présentation bi-hebdomadaire, ne porte pas une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale ou à l'intérêt supérieur des enfants.
N° TA95-2417412(TA95-2417412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D et Mme B, ressortissants géorgiens, qui contestaient le refus de l'OFII de leur octroyer les conditions matérielles d'accueil. Les requérants invoquaient l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, craignant pour leur sécurité en cas de retour en Géorgie. Le tribunal a jugé que la décision attaquée n'ayant ni pour objet ni pour effet de les renvoyer dans leur pays d'origine, ce moyen était inopérant. La requête a donc été rejetée sans examen au fond.
N° TA95-2417765(TA95-2417765)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités espagnoles en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire et la méconnaissance des articles 4, 5, 17, 21, 23 et 25 du règlement, ainsi que de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2417413(TA95-2417413)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise ordonnant son transfert aux autorités allemandes, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n°604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier, la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement Dublin III, et l'erreur de droit relative à l'article 12-4. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision de transfert.
N° TA95-2417821(TA95-2417821)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeurs d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les dispositions applicables, notamment la directive 2013/33/UE. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire, bien que celle-ci ait été admise à titre provisoire.
N° TA95-2417829(TA95-2417829)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui demandait l’annulation de l’arrêté du préfet du Val-d’Oise ordonnant son transfert aux autorités belges, responsables de l’examen de sa demande d’asile. Le tribunal a jugé qu’un éventuel vice de procédure lors de la demande d’asile en Belgique était sans incidence sur la légalité de la décision de transfert. Il a également estimé que la clause discrétionnaire de l’article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 ne confère aucun droit au demandeur et que l’arrêté ne méconnaît pas l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour M. B de justifier d’une vie privée et familiale intense en France. La solution retenue est le rejet de la requête.