Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2417106(TA95-2417106)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué la requérante, rendant sans objet ses conclusions principales. Mme A s'est désistée de sa requête tout en maintenant sa demande de frais irrépétibles. Le juge a constaté le non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte, et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417130(TA95-2417130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de convoquer Mme A épouse B pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "membre de famille de bénéficiaire de la protection subsidiaire", et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur l’urgence résultant de l’impossibilité pour l’intéressée, dont le titre avait expiré depuis plus de neuf mois, d’accéder au téléservice ANEF, compromettant la pérennité de son emploi et la plaçant en situation irrégulière. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives au droit au séjour et à l’enregistrement des demandes.
N° TA95-2100338(TA95-2100338)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Bothnia International Insurance Company Illimited, venant aux droits de la société AM Trust International Underwriters DAC, qui contestait un titre exécutoire émis par l’ONIAM pour un montant de 7 913,72 euros. Le tribunal a jugé que le titre exécutoire était régulier en la forme et suffisamment motivé, et que la créance de l’ONIAM était fondée sur la responsabilité du centre hospitalier des Quatre Villes, assuré par la requérante, en raison d’un retard de diagnostic fautif. En conséquence, la société a été condamnée à verser à l’ONIAM la somme de 7 913,72 euros, assortie des intérêts au taux légal et d’une pénalité de 15 %, ainsi qu’à rembourser les frais d’expertise. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 1142-15 du code de la santé publique et 20 du décret du 7 novembre 2012.
N° TA95-2418625(TA95-2418625)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. La juge des référés a constaté que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée, ce qui rendait le tribunal de Cergy-Pontoise territorialement incompétent au profit du tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2417818(TA95-2417818)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'un changement de statut et non d'un refus de renouvellement ou d'un retrait de titre, et que les éléments fournis ne justifiaient pas une nécessité de suspension immédiate. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2418117(TA95-2418117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut et à lui délivrer un récépissé. En cours d'instance, le préfet a informé le tribunal qu'un rendez-vous avait été fixé au requérant le 6 janvier 2025 pour le renouvellement de son titre. Le juge a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2104345(TA95-2104345)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre un titre exécutoire émis par l’hôpital NOVO pour un montant de 36 836,40 euros, correspondant à des frais d’hospitalisation de son épouse. Le tribunal constate un non-lieu à statuer partiel à hauteur de 36 180 euros, les titres correspondants ayant été annulés. Pour le surplus, soit 656,40 euros, le tribunal rejette la demande de décharge, jugeant que ces sommes concernent le forfait journalier hospitalier, qui n’est pas pris en charge par l’assurance maladie même en cas d’affection de longue durée, en application de l’article L. 174-4 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2417478(TA95-2417478)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par la SAS Iberlus Formation. Celle-ci contestait la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 24 mai 2024 prononçant son déréférencement de la plateforme "Mon Compte Formation" pour 12 mois, assorti d'un refus de paiement et d'une demande de remboursement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique pour justifier une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la Caisse ou la violation du principe du contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2416589(TA95-2416589)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant les arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que la décision de refus de séjour était légale, notamment au regard de l'accord franco-tunisien et de l'article L. 412-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), en raison de la menace à l'ordre public que constituait le comportement de l'intéressé. Il a également estimé que l'obligation de quitter le territoire, le refus de délai de départ volontaire, l'interdiction de retour et l'assignation à résidence étaient fondés, et que les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH) et de l'erreur manifeste d'appréciation étaient infondés.
N° TA95-2214204(TA95-2214204)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du 21 avril 2022 par lequel le maire d’Asnières-sur-Seine a délivré un permis de construire pour la démolition totale et la construction d’un immeuble de 37 logements. Les requérants invoquaient notamment une incompétence du signataire, une méconnaissance des règles de hauteur (article UA 10 du PLU) et un défaut de traitement de la toiture-terrasse (article UA 11). Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés, et a également jugé irrecevable l’intervention des personnes physiques au soutien de la requête, faute pour elles de justifier d’un intérêt suffisant au sens de l’article L. 600-1-2 du code de l’urbanisme. La décision s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme et du code de justice administrative.
N° TA95-2317006(TA95-2317006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit le renouvellement automatique de ce titre sans condition liée à l'ordre public. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA95-2412234(TA95-2412234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d’affectation de son fils au collège Albert Camus de Bois-Colombes. La décision attaquée était motivée par l’insuffisance de places dans cet établissement. Les arguments de la requérante, fondés sur les besoins médicaux de son fils et des faits de harcèlement, ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés. Le tribunal a appliqué les dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA95-2207407(TA95-2207407)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. et Mme A tendant à la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2015, résultant de la requalification de sommes issues de la SAS Cobra Production en revenus distribués. Le tribunal a jugé que l'administration n'était pas tenue d'engager une vérification de comptabilité de la société, le choix de la procédure de contrôle relevant de son pouvoir discrétionnaire. Il a également écarté le moyen relatif à l'absence de signature par un inspecteur divisionnaire, sans se prononcer sur le bien-fondé de la pénalité pour manquement délibéré. La décision s'appuie sur les articles L. 10 du livre des procédures fiscales et 109-1 du code général des impôts.
N° TA95-2401250(TA95-2401250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402922(TA95-2402922)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière et n'avait pu faire naître une décision implicite faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été déclarées manifestement irrecevables sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2206498(TA95-2206498)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B. Celle-ci sollicitait la condamnation du centre d'accueil et de soins hospitaliers (C.A.S.H) de Nanterre à lui verser une provision pour des indemnités journalières maladie et maternité, ainsi que des dommages et intérêts. Le tribunal a estimé que l'obligation dont se prévalait la requérante était sérieusement contestable, dans la mesure où le litige portait sur le droit aux prestations en espèces de la sécurité sociale, lequel relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. Par conséquent, la demande de provision a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2317358(TA95-2317358)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par courrier, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Cette irrégularité de présentation fait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2317409(TA95-2317409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence "retraité" fondée sur l'accord franco-algérien de 1968. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur une demande de titre de séjour envoyée par voie postale, sans que cette procédure ait été prescrite, ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible de recours. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2401027(TA95-2401027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée via un téléservice, ne constitue pas un dépôt valable au sens de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette catégorie de titre ne figure pas dans la liste des demandes pouvant être effectuées par ce biais. En l'absence de dépôt régulier et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. La requête est donc manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2404679(TA95-2404679)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante béninoise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et l'absence d'examen de sa situation personnelle. Il a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le préfet avait bien examiné la situation de la requérante. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.