Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2205794(TA95-2205794)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SARL Café Hôtel du Stade, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les années 2017 et 2018. La société, soumise à une taxation d'office pour défaut de déclaration, n'a pas apporté la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article L. 193 du livre des procédures fiscales. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution des recettes n'était pas radicalement viciée et que la comptabilité irrégulière ne permettait pas de démontrer l'exagération des sommes réclamées.
N° TA95-2114425(TA95-2114425)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. et Mme E contre deux arrêtés de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivrés par le maire d'Hérouville-en-Vexin pour un pavillon. Concernant le premier arrêté du 25 juin 2021, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer, celui-ci ayant été retiré par une décision du 23 décembre 2021. Pour le second arrêté du 2 décembre 2021, le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les moyens soulevés, tirés de l'incomplétude du dossier et de la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme (notamment sur l'aspect extérieur, la hauteur et les toitures), n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme.
N° TA95-2307932(TA95-2307932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 7 avril 2023 par le maire d'Herblay-sur-Seine à la SCI TRV Famille pour la construction d'une maison individuelle. Les requérants soutenaient notamment que le permis avait été obtenu frauduleusement par un fractionnement du terrain pour contourner les règles d'urbanisme de la zone UR1, et que le dossier était incomplet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 431-16 et R. 431-32 du code de l'urbanisme, ainsi que du règlement du PLU et de l'article R. 111-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit précisé dans l'extrait fourni si les moyens ont été écartés comme infondés ou pour un autre motif.
N° TA95-2309143(TA95-2309143)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de la SAS Veli Kaan, qui contestait l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant la fermeture administrative de son établissement "Tugra" pour quinze jours en raison de l'emploi de deux travailleurs étrangers sans autorisation de travail. La société invoquait la méconnaissance des droits de la défense, faute d’avoir obtenu le rapport de police, et soutenait que la sanction était disproportionnée et prise sans application des critères de proportionnalité prévus à l’article L. 8272-2 du code du travail. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la procédure contradictoire avait été respectée et que la durée de fermeture était proportionnée à la gravité des faits constatés. La décision s’appuie sur les articles L. 8272-2 et R. 8272-7 du code du travail, ainsi que sur l’article L. 121-1 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2317358(TA95-2317358)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par courrier, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Cette irrégularité de présentation fait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2317409(TA95-2317409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence "retraité" fondée sur l'accord franco-algérien de 1968. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur une demande de titre de séjour envoyée par voie postale, sans que cette procédure ait été prescrite, ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible de recours. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2401027(TA95-2401027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée via un téléservice, ne constitue pas un dépôt valable au sens de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette catégorie de titre ne figure pas dans la liste des demandes pouvant être effectuées par ce biais. En l'absence de dépôt régulier et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. La requête est donc manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2110002(TA95-2110002)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B et Mme C, qui contestaient les cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (362 170 €) mises à leur charge au titre des années 2013 à 2015. Ces impositions faisaient suite à la rectification du chiffre d'affaires de la SARL Moto Vexin, dont ils étaient associés, et à la qualification des sommes en revenus distribués. Le tribunal a jugé que la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires n'était pas radicalement viciée et que l'administration avait établi l'appréhension des sommes par les requérants. Il a également validé l'application de la majoration pour manquement délibéré, fondée sur les articles 109-1-1° du code général des impôts et L. 192 du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2317006(TA95-2317006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit le renouvellement automatique de ce titre sans condition liée à l'ordre public. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA95-2400930(TA95-2400930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé d'admettre l'épouse de M. B au bénéfice du regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l'insalubrité du logement, se fondant sur un rapport de l'OFII. Toutefois, le tribunal a jugé que M. B avait produit des factures et des photographies démontrant que des travaux de mise en conformité (électricité, plomberie, ventilation) avaient été réalisés entre l'enquête et la décision contestée. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2401250(TA95-2401250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316521(TA95-2316521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 novembre 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que la procédure de notification de l'intention de cessation était irrégulière, car postérieure à la décision définitive, privant le requérant de la possibilité de présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a conduit à l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La demande de non-lieu à statuer de l'OFII a été rejetée, la décision attaquée n'ayant pas été abrogée et portant également sur le logement.
N° TA95-2402922(TA95-2402922)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière et n'avait pu faire naître une décision implicite faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été déclarées manifestement irrecevables sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2403039(TA95-2403039)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale pour des titres ne relevant pas du téléservice, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible d'être attaquée. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2309676(TA95-2309676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème Chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui demandait l’annulation de la décision du 23 juin 2023 par laquelle l’OFII avait mis fin à ses conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que l’administration avait procédé à un examen particulier de sa situation, sans erreur de droit dans l’application de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a également estimé que le requérant n’établissait pas sa grande vulnérabilité, écartant ainsi l’erreur manifeste d’appréciation.
N° TA95-2201378(TA95-2201378)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Saisi sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans obtenir de réponse. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement par ordonnance du 20 décembre 2024.
N° TA95-2412234(TA95-2412234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d’affectation de son fils au collège Albert Camus de Bois-Colombes. La décision attaquée était motivée par l’insuffisance de places dans cet établissement. Les arguments de la requérante, fondés sur les besoins médicaux de son fils et des faits de harcèlement, ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés. Le tribunal a appliqué les dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA95-2407773(TA95-2407773)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant gambien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour a été présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le silence gardé par le préfet n’a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir, la requête étant manifestement irrecevable. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles R. 431-3 et R. 432-1 du CESEDA.
N° TA95-2409123(TA95-2409123)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise pour les titres sollicités (sur le fondement de l'accord franco-algérien de 1968 et du pouvoir de régularisation), n'avait pas fait naître de décision faisant grief. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence gardé sur une demande irrégulièrement déposée ne peut être attaqué par un recours pour excès de pouvoir.
N° TA95-2409117(TA95-2409117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite d'enregistrement et de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a constaté que le dépôt d'un dossier sur la plateforme "démarches simplifiées" ne constitue pas une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de comparution personnelle en préfecture. En l'absence de dépôt régulier et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête manifestement irrecevable. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.