Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2411975(TA95-2411975)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 8 mars 2024 retirant sa carte de résident à une ressortissante tunisienne pour lui délivrer une carte de séjour temporaire. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur des faits matériellement inexacts, car les faits de violence et de conduite sans permis reprochés, isolés et non suivis de condamnation définitive, ne caractérisaient pas une menace pour l'ordre public. Il a enjoint au préfet de restituer la carte de résident dans un délai d'un mois et condamné l'État à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais de justice. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 432-4 et R. 432-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409993(TA95-2409993)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La requérante invoquait une méconnaissance de l'article 11 de l'accord franco-malien du 26 septembre 1994, mais le tribunal a estimé qu'elle ne justifiait pas de ressources stables, régulières et suffisantes sur les trois années précédant sa demande, comme l'exige l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Faute de preuves suffisantes (absence de contrat de travail et bulletins de salaire partiels), le moyen a été écarté, et les conclusions indemnitaires ont également été rejetées en l'absence de faute de l'administration.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2409979(TA95-2409979)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 16 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise refusait à M. B, ressortissant marocain, la délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que le préfet s'était fondé sur des motifs erronés, notamment l'existence d'un précédent refus et un signalement en cours, sans établir de menace à l'ordre public. La solution retenue est l'annulation de la décision, avec injonction au préfet de délivrer un titre de séjour portant la mention "salarié" dans un délai de deux mois, sur le fondement de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2407061(TA95-2407061)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait un logement adapté, une carte de mobilité et l’allocation aux adultes handicapés (AAH). La requête a été jugée irrecevable faute de décision administrative préalable faisant grief, et en partie manifestement irrecevable car relevant de la compétence du juge judiciaire. Le tribunal s’est fondé sur les articles R. 222-1 (2° et 4°) et R. 412-1 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles L. 241-6, L. 241-9 du code de l’action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2102837(TA95-2102837)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, musicien assistant recruté comme vacataire par la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, qui contestait ce recrutement et demandait son intégration comme fonctionnaire ou agent contractuel. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la collectivité n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en le recrutant comme vacataire sur un emploi non permanent à faible quotité horaire. Il a jugé que les dispositions de l'article 108 de la loi du 26 janvier 1984, invoquées par le requérant, n'étaient pas applicables en l'espèce et que la collectivité pouvait légalement recourir à un contrat en vertu de l'article 3-3 de cette même loi. La solution retenue s'appuie notamment sur les lois n° 83-634 et n° 84-53 ainsi que sur les décrets n° 88-145 et n° 91-298.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2310484(TA95-2310484)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, agent de La Poste, contestant une sanction d'exclusion temporaire de six mois (dont trois avec sursis) pour des faits liés à l'exercice de son mandat syndical. Le tribunal a rappelé que la liberté d'action syndicale doit être conciliée avec le respect des règles de sécurité et du bon fonctionnement du service. Il a jugé que les faits reprochés, notamment le non-respect des consignes de sécurité et des règles d'accès, étaient établis et constitutifs d'une faute. La sanction a été considérée comme proportionnée à la gravité des fautes, en application des articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique, ainsi que du décret n° 82-447 du 28 mai 1982 et du règlement intérieur de La Poste. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

N° TA95-2409978(TA95-2409978)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. A, ressortissant algérien, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 22 septembre 2023 clôturant sa demande de renouvellement de certificat de résidence étudiant pour dossier incomplet. En cours d’instance, le préfet a délivré le titre sollicité, valable du 2 septembre 2023 au 1er septembre 2024. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction avaient perdu leur objet, prononçant un non-lieu à statuer. Il a également accordé l’aide juridictionnelle provisoire et condamné l’État à verser 1 500 euros à l’avocat de M. A au titre des frais d’instance, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2412048(TA95-2412048)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 juin 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de délivrer à Mme A, ressortissante chinoise, une carte de résident de dix ans portant la mention "résident de longue durée-UE". Le tribunal a considéré que Mme A remplissait les conditions de l'article L. 421-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, justifiant d'une résidence ininterrompue d'au moins cinq ans en France sous couvert d'une carte "talent-carte bleue européenne". Il a enjoint au préfet de lui délivrer ce titre dans un délai de deux mois.

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DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2412055(TA95-2412055)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a opposé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, et le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, M. B est réputé s’être désisté de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2409772(TA95-2409772)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le classement sans suite de sa demande de titre de séjour "étudiant" par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a jugé que cette décision ne constituait pas un acte faisant grief, car le dossier de M. A était incomplet, faute de présentation d'un visa ou titre de séjour en cours de validité, comme l'exigent les articles R. 431-2 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la requête a été déclarée irrecevable, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2412059(TA95-2412059)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné la remise de M. A, ressortissant pakistanais, aux autorités portugaises et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour un an. La juridiction a jugé que la décision de remise était illégale car le préfet n'a pas démontré avoir préalablement obtenu l'accord des autorités portugaises, en méconnaissance des stipulations des articles 2, 5 et 10 de l'accord franco-portugais du 8 mars 1993. Par conséquent, l'interdiction de circuler, fondée sur cette décision illégale, est également annulée.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2411994(TA95-2411994)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (3ème Chambre) a annulé la décision verbale du 21 mai 2024 par laquelle le préfet du Val-d'Oise avait refusé d'enregistrer la demande d'admission exceptionnelle au séjour de Mme B, ressortissante égyptienne. Le tribunal a jugé que le refus d'enregistrement était illégal car le dossier de la requérante était complet, l'attestation de concordance d'identité n'étant pas une pièce exigée par l'article R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la rubrique 66 de son annexe 10. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la demande de Mme B dans un délai d'un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler dans l'attente de ce réexamen.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

N° TA95-2416800(TA95-2416800)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours en excès de pouvoir de M. B C contre deux arrêtés du préfet des Hauts-de-Seine (17 et 28 novembre 2024) lui imposant une obligation de quitter le territoire français, un refus de délai de départ volontaire, une interdiction de retour de deux ans et une assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l’insuffisance de motivation, la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et une erreur manifeste d’appréciation de la menace à l’ordre public. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, jugeant les décisions suffisamment motivées et proportionnées au regard des textes applicables, dont les articles L. 611-1, L. 612-3 et L. 612-6 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a rejeté les requêtes et les demandes d’injonction et de frais de justice.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2418297(TA95-2418297)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête du préfet des Hauts-de-Seine. Ce dernier demandait la suspension de l'arrêté du maire de Nanterre interdisant la présence du public lors d'un match de basketball, en raison d'une atteinte grave à la liberté d'aller et venir. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie et que l'arrêté ne portait pas une atteinte manifestement illégale à une liberté fondamentale. L'intervention de l'association CAPJPO EuroPalestine a également été rejetée pour défaut d'intérêt suffisant.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2414948(TA95-2414948)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui sollicitait un recours à la médiation suite à un litige avec un bailleur privé (Belambra) concernant une location estivale. La juridiction a estimé que ce litige relève des relations entre un locataire et son bailleur privé, et ne se rattache pas à la compétence de la juridiction administrative. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement portée devant un ordre de juridiction incompétent.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411692(TA95-2411692)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A B contestant la décision du 7 août 2024 par laquelle la commission de médiation des Hauts-de-Seine avait refusé de reconnaître sa demande de logement social comme prioritaire et urgente. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui définissent les critères de désignation des demandeurs prioritaires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2314505(TA95-2314505)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant béninois, qui demandait l'annulation du refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a estimé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et que le requérant ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes sur la période de référence requise, en application de l'article 11 de l'accord franco-béninois du 21 décembre 1992 et de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2405913(TA95-2405913)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A contestant le refus de délivrance d’une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision rappelle que l’attribution de cette carte est subordonnée à une réduction importante et durable de la capacité de déplacement à pied, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine, conformément à l’article L. 241-3 du code de l’action sociale et des familles et à l’arrêté du 3 janvier 2017.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417622(TA95-2417622)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer que les récépissés dont il dispose, l’autorisant à travailler, ne lui permettraient pas de subvenir aux besoins de son foyer. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2417625(TA95-2417625)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident présentée par Mme A, ressortissante afghane réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation, malgré ses allégations de problèmes de santé et d'accès aux droits sociaux. Par conséquent, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.

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