Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412086(TA95-2412086)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme A B d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de la commission de médiation du Val-d’Oise, née du silence gardé sur sa demande de reconnaissance comme prioritaire et urgente pour un logement social au titre du II de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a constaté que la requête ne comportait que des moyens de légalité externe manifestement infondés ou des moyens insuffisamment précis, après avoir invité la requérante à régulariser son argumentation. En application des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative, il a rejeté la requête par ordonnance.
N° TA95-2414330(TA95-2414330)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte, par une ordonnance du 17 décembre 2024, du désistement pur et simple de l'association ÉGLISE DE SCIENTOLOGY CELEBRITY CENTER DU GRAND PARIS de sa requête en plein contentieux. Cette requête visait à obtenir le remboursement d'un crédit de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) d'un montant de 1 144 002 euros au titre d'octobre 2023, assorti d'intérêts moratoires. Aucun texte fiscal n'a été appliqué au fond, la procédure s'étant achevée par un désistement.
N° TA95-2414369(TA95-2414369)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine du 24 juillet 2024 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 300-1, L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui définissent les conditions de saisine de la commission de médiation et les critères de priorité.
N° TA95-2416109(TA95-2416109)
Recours de Mme A contre le rejet implicite de sa demande de logement social par la commission de médiation des Hauts-de-Seine. Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête comme manifestement irrecevable, car introduite avant l'expiration du délai de décision de la commission. La décision implicite n'était pas encore née à la date de l'ordonnance. Fondement : articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2113253(TA95-2113253)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la société Capgemini Consulting, qui demandait l’annulation du refus de l’inspection du travail d’autoriser le licenciement pour motif disciplinaire d’une salariée protégée (conseiller du salarié). Le tribunal a jugé que l’administration n’avait pas commis d’erreur d’appréciation en estimant que les refus de la salariée d’accepter des propositions de poste n’étaient pas fautifs, car ces postes entraînaient une modification de son contrat de travail. La solution s’appuie sur les articles L. 1235-1 du code du travail et la jurisprudence relative à la protection des salariés mandatés.
N° TA95-1908276(TA95-1908276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme A C contestant le rétablissement de son imposition commune avec son mari pour l'année 2014. La requérante soutenait que la décision initiale d'imposition séparée du 10 janvier 2017 ne pouvait être retirée après quatre mois, conformément à l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a rejeté ce moyen, jugeant que l'administration pouvait régulièrement rétablir l'imposition dans le délai de reprise prévu par les articles L. 169 et L. 169 A du livre des procédures fiscales, sans être tenue par les règles de retrait des décisions administratives. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de rectification et le rejet des conclusions indemnitaires de la requérante.
N° TA95-2305450(TA95-2305450)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B contestant un indu d'aide personnalisée au logement (APL) de 4 750,06 euros pour la période du 1er juillet 2014 au 31 août 2015. La requérante invoquait un défaut de motivation et une erreur d'appréciation de la décision de la CAF des Hauts-de-Seine. Le tribunal écarte le premier moyen comme manifestement infondé, la décision étant suffisamment motivée. Sur le fond, il juge que les explications de Mme B, qui reconnaît avoir hébergé son compagnon sans en informer la CAF, ne remettent pas en cause le bien-fondé de l'indu, fondé sur les articles L. 821-1 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
N° TA95-2007536(TA95-2007536)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de la SCI CJM Ile-de-France tendant à la réduction des rappels de taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, locaux commerciaux, locaux de stockage et surfaces de stationnement pour les années 2012 et 2013. La société soutenait que ses locaux, situés sur des parcelles distinctes, devaient être considérés séparément pour bénéficier des exonérations prévues à l'article 231 ter du code général des impôts. Le tribunal a jugé que, pour l'application de cette taxe, il convenait de prendre en compte l'ensemble des locaux de même nature situés à une même adresse ou dans un même groupement topographique, conformément au IV de l'article 231 ter. Dès lors, la surface totale taxable de 7 522 m² dépassant les seuils d'exonération, les impositions ont été maintenues.
N° TA95-2108632(TA95-2108632)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande de M. B tendant à la décharge de l'obligation de payer la somme de 19 181 euros réclamée par un commandement de payer du 15 mars 2021 pour des cotisations de taxe d'habitation et de taxe foncière (2012-2019). Le requérant invoquait la prescription de la créance en application de l'article L. 274 du livre des procédures fiscales, faute de poursuites régulières durant quatre ans. Le tribunal a jugé que les mises en demeure des 15 juin 2017 et 6 octobre 2020, envoyées à la dernière adresse connue du contribuable, avaient été régulièrement notifiées, interrompant ainsi la prescription. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.
N° TA95-2317497(TA95-2317497)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B, ressortissant ghanéen, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 10 novembre 2023 lui refusant le regroupement familial pour son épouse et son enfant. Le préfet fondait son refus sur le non-respect des principes essentiels régissant la vie familiale en France, mais le tribunal a substitué ce motif en relevant que le logement de M. B, d’une superficie de 22 m², était insuffisant pour accueillir trois personnes au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Après avoir vérifié que la condition de logement faisait obstacle au regroupement, le tribunal a rejeté la requête de M. B, y compris ses conclusions accessoires et celles fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401039(TA95-2401039)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute pour le requérant d'avoir demandé la communication des motifs de la décision implicite. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation de M. B. Sur le fond, le tribunal a estimé que le requérant, présent en France depuis seulement 2019 et séparé de son épouse, ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien, ni d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses trois enfants. La requête a donc été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2416648(TA95-2416648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante roumaine, contestant un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter sans délai le territoire français. Le juge a considéré que le préfet du Val-d'Oise avait légalement fondé sa décision sur le 2° de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que le comportement de l'intéressée, interpellée pour vol à l'étalage en réunion, constituait une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public. La solution retenue confirme la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, du refus de délai de départ volontaire, de la fixation du pays d'éloignement et de l'interdiction de circulation d'un an.
N° TA95-2301409(TA95-2301409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A contestant l'avis de la commune de l'Isle-Adam lui réclamant 66,72 euros au titre des frais de restauration scolaire de son fils. M. A soutenait que le tarif des résidents hors commune lui avait été appliqué à tort, car la résidence principale de son enfant était chez sa mère à l'Isle-Adam. Le tribunal a jugé que, selon le règlement communal et le jugement de divorce fixant une résidence alternée, M. A ne pouvait bénéficier du tarif résidentiel lorsqu'il accueillait son fils à son propre domicile à Meru. La décision s'appuie sur l'article R. 531-52 du code de l'éducation et le règlement communal.
N° TA95-2304860(TA95-2304860)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision verbale du 3 janvier 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant ivoirien. Le tribunal a jugé que le préfet n'a pas motivé sa décision et n'a pas démontré que les études poursuivies par le requérant n'étaient pas réelles et sérieuses, en méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai d'un mois, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Les conclusions indemnitaires de M. A ont été rejetées pour défaut de liaison préalable du contentieux.
N° TA95-2417625(TA95-2417625)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de délivrance d'une carte de résident présentée par Mme A, ressortissante afghane réfugiée. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation, malgré ses allégations de problèmes de santé et d'accès aux droits sociaux. Par conséquent, l'ordonnance rejette l'ensemble des conclusions de la requête, y compris les demandes d'injonction et de frais de justice.
N° TA95-2415982(TA95-2415982)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait la condamnation de la CAF du Val-d'Oise à lui verser 3 386,34 euros en réparation d'un préjudice matériel lié à un indu d'allocation aux adultes handicapés (AAH). La juridiction s'est déclarée incompétente, estimant que le litige portait sur les conditions d'attribution et de gestion de l'AAH, relevant de la compétence du juge judiciaire (contentieux technique de la sécurité sociale) en application des articles L. 821-5 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles. La requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2415546(TA95-2415546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, faute pour le requérant de justifier d'une situation nécessitant un examen prioritaire par rapport à d'autres étrangers. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice, sur la base des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2406829(TA95-2406829)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B C. Celle-ci contestait le refus de la commission de médiation des Hauts-de-Seine de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a estimé que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation, qui encadrent la procédure de recours amiable devant la commission de médiation.
N° TA95-2417622(TA95-2417622)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de se prononcer sur sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, faute pour le requérant de démontrer que les récépissés dont il dispose, l’autorisant à travailler, ne lui permettraient pas de subvenir aux besoins de son foyer. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2312865(TA95-2312865)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 28 juillet 2023 refusant le regroupement familial sollicité par Mme B, ressortissante algérienne, au bénéfice de son époux. Le préfet avait motivé son refus par la menace pour l'ordre public que représentait Mme B, mais le tribunal juge que cette réserve d'ordre public ne peut s'appliquer qu'au bénéficiaire du regroupement, et non au demandeur déjà présent sur le territoire. Cette erreur de droit, fondée sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, entraîne l'annulation de la décision. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais d'instance.