Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2412926(TA95-2412926)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 7 août 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise a refusé de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant ivoirien, et a assorti ce refus d'une obligation de quitter le territoire français. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur d'appréciation en se fondant sur des condamnations pénales anciennes et isolées (2014-2015) pour estimer que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, en application de l'article L. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette annulation entraîne par voie de conséquence celle des décisions portant obligation de quitter le territoire, fixation du pays de destination et interdiction de retour.
N° TA95-2416950(TA95-2416950)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante tunisienne, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour le renouvellement de son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine ayant accordé un rendez-vous à l'intéressée le 26 décembre 2024, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur cette demande. Il a toutefois condamné l'État à verser 500 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417930(TA95-2417930)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne l'obligeant à quitter le territoire, assorti d'une interdiction de retour et d'un placement en rétention. Le juge a estimé que le tribunal n'était pas territorialement compétent, le requérant étant retenu au centre de rétention administrative du Mesnil-Amelot, situé dans le ressort du tribunal administratif de Melun, en application de l'article R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence territoriale, sans examen au fond des moyens soulevés.
N° TA95-2417927(TA95-2417927)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait le rétablissement de ses droits au séjour et la délivrance d'un récépissé avec autorisation de travail. La requérante invoquait une atteinte grave à ses droits fondamentaux (articles 8 et 13 de la CEDH) en raison de son licenciement lié à l'absence de titre de séjour valide. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière n'était pas remplie, le contrat de travail étant suspendu depuis mai 2024, et a rejeté la demande comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2417917(TA95-2417917)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour et de réexaminer sa situation. Le juge a estimé que la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet sur sa demande de titre de séjour, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La condition d'absence d'obstacle à une décision administrative n'étant pas remplie, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2417889(TA95-2417889)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de produire des pièces justifiant de ses démarches administratives ou des risques allégués pour son emploi, ses études ou un voyage. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2417563(TA95-2417563)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision d'exclusion définitive des marchés de la ville de Clichy prise à l'encontre de Mme B, commerçante ambulante. La requérante invoquait l'urgence économique et sociale, mais le juge a estimé que cette condition n'était pas satisfaite faute de pièces justificatives suffisantes. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, par application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2417070(TA95-2417070)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de naturalisation. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’invoquer des circonstances particulières justifiant une intervention à très bref délai. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417474(TA95-2417474)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de M. A, ressortissant pakistanais. Le tribunal a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour valable jusqu'au 10 mars 2025, intervenue après l'introduction de la requête, faisait obstacle à ce que la situation de l'intéressé soit regardée comme présentant un caractère urgent. Par conséquent, les conclusions aux fins de suspension et d'injonction ont été rejetées.
N° TA95-2417064(TA95-2417064)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante brésilienne. Celle-ci demandait une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de titre de séjour, faute de pouvoir utiliser les plateformes dématérialisées. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante n'invoquant aucune circonstance particulière, familiale ou professionnelle, justifiant une intervention à très bref délai. En conséquence, la demande d'injonction et d'astreinte a été rejetée, de même que les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2416990(TA95-2416990)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait la suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La condition d'urgence n'a pas été examinée.
N° TA95-2416544(TA95-2416544)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. A, ressortissant biélorusse, contre un arrêté préfectoral du 12 novembre 2024 ordonnant son transfert aux autorités polonaises, responsables de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la méconnaissance des articles 4, 5, 9, 17 et 3-2 du règlement Dublin III, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité de l'arrêté de transfert, sans faire droit aux demandes d'annulation, d'injonction ou de frais de justice.
N° TA95-2210145(TA95-2210145)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 21 mars 2022 par lequel le maire de Colombes a retiré l'autorisation de travaux de Mme B, ainsi que le rejet de son recours gracieux. La décision de retrait est jugée insuffisamment motivée, car elle ne mentionne pas les dispositions de droit pertinentes, notamment l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal ne se prononce pas sur le bien-fondé des autres moyens soulevés, la motivation étant déjà entachée d'irrégularité.
N° TA95-2205166(TA95-2205166)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation de l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable de travaux délivré par le maire de Persan le 16 juin 2021 pour la modification d'un portail. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrecevabilité des écritures de la commune, la délégation au maire ayant été régulièrement transmise au contrôle de légalité. Il a également jugé que le moyen fondé sur l'insuffisance du dossier de demande, au regard des articles R. 431-36 et R. 431-10 du code de l'urbanisme, n'était pas fondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris ses demandes de frais de justice.
N° TA95-2107540(TA95-2107540)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en plein contentieux, a examiné le recours de Mme B contestant le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui attribuer le "chèque énergie" pour 2020. Le juge a rappelé qu'il lui appartient de se prononcer sur les droits de l'intéressée en fonction des circonstances de fait, et non sur les vices propres de la décision. En l'espèce, le refus était fondé sur l'absence de domiciliation distincte de Mme B par rapport à sa mère, ce qui empêchait de calculer un revenu fiscal de référence (RFR) individuel conforme aux critères du code de l'énergie. Le tribunal a donc rejeté la requête, confirmant que la situation de Mme B ne remplissait pas les conditions légales pour bénéficier de l'aide.
N° TA95-2107509(TA95-2107509)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 17 mai 2021 par lequel le maire de Pontoise avait refusé à la SARL Pyramides un permis de construire pour quatre bâtiments commerciaux. Le tribunal a jugé que le projet, situé dans une zone d'activités sans caractère architectural remarquable, ne portait pas atteinte au caractère des lieux avoisinants, contrairement à ce qu'avait estimé la commune. Il a ainsi écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles UI/11 du PLU et R. 111-27 du code de l'urbanisme, retenant que le refus était entaché d'une erreur d'appréciation.
N° TA95-2413225(TA95-2413225)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante burundaise, qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui permettre de déposer ou retirer son titre de séjour étudiant, ou de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que la demande de dépôt était sans objet, que la demande de retrait n’était pas justifiée, et que la délivrance d’un récépissé ferait obstacle à l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence de l’administration, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA95-2417071(TA95-2417071)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d'Oise de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant ivoirien, pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la mesure était urgente et utile, compte tenu de l'impossibilité pour le requérant d'accéder à la plateforme en ligne et des risques pour sa situation administrative et médicale. L'État a été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2411837(TA95-2411837)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné les recours de M. A, ressortissant étranger, contestant un arrêté préfectoral du 3 juillet 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et prononçant son expulsion, ainsi que l'assignation à résidence subséquente. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles 3-1 et 9 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi qu'une erreur de droit du préfet s'estimant en compétence liée par ses condamnations pénales. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de M. A, jugeant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées, que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413249(TA95-2413249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 août 2024 lui refusant un titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français avec interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis de vice de procédure en ne saisissant pas la commission du titre de séjour, car M. B ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également jugé que le refus de titre de séjour ne méconnaissait pas l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant de démontrer des motifs exceptionnels ou humanitaires justifiant son admission. Enfin, la décision d'interdiction de retour a été considérée comme suffisamment motivée et non disproportionnée.