Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407773(TA95-2407773)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. B, ressortissant gambien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que la demande de titre de séjour a été présentée par voie postale, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture prévue par l’article R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). En conséquence, le silence gardé par le préfet n’a pas fait naître une décision implicite de rejet susceptible de recours pour excès de pouvoir, la requête étant manifestement irrecevable. La solution retenue est fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative et les articles R. 431-3 et R. 432-1 du CESEDA.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2401889(TA95-2401889)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, de nationalité turque, qui contestait le refus de titre de séjour pour soins, l'obligation de quitter le territoire et l'interdiction de retour de deux ans prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour était suffisamment motivée et que le préfet n'avait pas à saisir la commission du titre de séjour, faute pour le requérant de justifier d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas les articles L.425-9 et L.423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. Enfin, l'interdiction de retour a été jugée légalement motivée et proportionnée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405841(TA95-2405841)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître une décision susceptible d'être attaquée, rendant la requête manifestement irrecevable. La solution retenue s'appuie sur l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2405717(TA95-2405717)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C, ressortissante ivoirienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le juge estime que la requête est manifestement irrecevable, car l’attestation de dépôt en ligne produite ne constitue pas une demande de titre de séjour valable au sens des articles R. 431-3 et R. 431-12 du même code, cette catégorie de titre ne pouvant être demandée par téléservice. En l’absence de dépôt régulier en préfecture ou par voie postale, aucune décision implicite de rejet n’a pu naître. La requête est donc rejetée en application de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409123(TA95-2409123)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise pour les titres sollicités (sur le fondement de l'accord franco-algérien de 1968 et du pouvoir de régularisation), n'avait pas fait naître de décision faisant grief. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-2 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le silence gardé sur une demande irrégulièrement déposée ne peut être attaqué par un recours pour excès de pouvoir.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2409117(TA95-2409117)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne, contestant le refus implicite d'enregistrement et de délivrance d'un titre de séjour. Le juge a constaté que le dépôt d'un dossier sur la plateforme "démarches simplifiées" ne constitue pas une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute de comparution personnelle en préfecture. En l'absence de dépôt régulier et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête manifestement irrecevable. L'ordonnance se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans instruction complémentaire.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2314249(TA95-2314249)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de la commune de Bois-Colombes pour des carences fautives liées à l’accès aux images de vidéoprotection après un accident de la circulation. Le tribunal a estimé que la commune n’avait pas commis de faute en matière de surveillance, car l’arrêté préfectoral ne prévoyait pas cette finalité pour les agents municipaux. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut d’information sur le droit d’accès n’était pas fondé, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres conclusions indemnitaires. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 251-2 et L. 253-5 du code de la sécurité intérieure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2407968(TA95-2407968)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante ivoirienne, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale pour un titre relevant des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture. En conséquence, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2403557(TA95-2403557)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées du Val-d'Oise de l'orienter vers un centre de rééducation professionnelle ou une unité UEROS. Le juge a constaté que le requérant n'avait pas formé le recours administratif préalable obligatoire prévu à l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles avant de saisir le tribunal. Malgré deux invitations à régulariser sa requête, M. A n'a pas produit la décision prise sur ce recours préalable. En application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2403932(TA95-2403932)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Val-d’Oise le reconnaissant prioritaire pour un hébergement d’urgence. Le requérant a toutefois informé le tribunal que sa procédure était devenue sans objet, ce qui a été interprété comme un désistement pur et simple. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 19 décembre 2024.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

N° TA95-2412059(TA95-2412059)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 23 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a ordonné la remise de M. A, ressortissant pakistanais, aux autorités portugaises et lui a interdit de circuler sur le territoire français pour un an. La juridiction a jugé que la décision de remise était illégale car le préfet n'a pas démontré avoir préalablement obtenu l'accord des autorités portugaises, en méconnaissance des stipulations des articles 2, 5 et 10 de l'accord franco-portugais du 8 mars 1993. Par conséquent, l'interdiction de circuler, fondée sur cette décision illégale, est également annulée.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

N° TA95-2412055(TA95-2412055)

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-d’Oise de lui délivrer un titre de séjour. En cours d’instance, le préfet a opposé un non-lieu à statuer en raison de la délivrance d’un récépissé, et le tribunal a invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions. Faute de réponse dans le délai imparti, M. B est réputé s’être désisté de sa requête en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal donne acte de ce désistement pur et simple.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

N° TA95-2404242(TA95-2404242)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A B contestant le refus de remise de dettes de prestations familiales et de prime d'activité. Pour l'indu de prestations familiales (1 736,56 euros), le tribunal s'est déclaré incompétent, renvoyant le litige au tribunal judiciaire, seul compétent en matière de contentieux général de la sécurité sociale (articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale). Concernant l'indu de prime d'activité (2 098,50 euros), la requête a été rejetée comme manifestement infondée, faute pour le requérant d'avoir fourni, malgré une demande de régularisation, les justificatifs nécessaires pour démontrer sa bonne foi et la précarité de sa situation, conditions requises par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2100554(TA95-2100554)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SAS Vert-Marine, qui contestait son éviction de la procédure de passation d’un contrat de concession pour l’exploitation de la piscine-patinoire de Boulogne-Billancourt. La société soutenait que l’offre retenue était irrégulière en raison de l’application d’une convention collective inappropriée et d’une clause fiscale contraire à la loi. Le tribunal a jugé que la commune n’avait commis aucune faute, l’activité sportive étant marginale et la convention collective des espaces de loisirs étant applicable. En conséquence, les demandes indemnitaires de la SAS Vert-Marine, fondées sur un manque à gagner ou des frais de soumission, ont été rejetées.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2114474(TA95-2114474)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, adjointe technique territoriale, qui demandait la condamnation de la commune de Champagne-sur-Oise pour défaut de reclassement avant sa mise à la retraite d'office pour invalidité. Le tribunal a jugé que la commune n'avait pas commis de faute, car elle avait vainement recherché un reclassement avant de saisir à nouveau la commission de réforme, qui a finalement validé la retraite pour invalidité. La solution retenue s'appuie sur l'article 81 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, qui impose une obligation de reclassement, mais dont le non-respect n'a pas été établi en l'espèce.

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DécisionPlein contentieuxPARTIEL

N° TA95-2201388(TA95-2201388)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par la SARL Cobat d’un litige l’opposant à la commune de La Garenne-Colombes concernant l’exécution d’un marché public d’étanchéité. La société contestait des pénalités de 262 200 euros et une révision de prix de 73 416 euros, et demandait réparation pour un manque à gagner lié au non-respect d’un montant minimal de commandes. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la SARL Cobat, jugeant que les pénalités étaient fondées sur ses manquements contractuels et que la commune avait respecté ses engagements. La décision s’appuie sur les principes généraux du droit des contrats administratifs et les stipulations du marché.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

N° TA95-2103225(TA95-2103225)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête des sociétés Gagneraud Construction et Temsol, qui demandaient la condamnation du département des Hauts-de-Seine à leur verser diverses indemnités pour des préjudices liés à l'exécution d'un marché de travaux pour le tramway T10. Le tribunal a jugé irrecevables les conclusions de la société Temsol, faute de mémoire en réclamation préalable, et a estimé que les autres demandes étaient soit couvertes par un avenant, soit non fondées en l'absence de faute du maître d'ouvrage. La solution retenue s'appuie sur les principes du droit de la commande publique et du code civil.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2411754(TA95-2411754)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A B, qui contestait la décision de la commission de médiation du Val-d'Oise du 5 avril 2024 lui refusant la reconnaissance comme prioritaire et urgente pour un logement social. Le juge a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête, estimant que les moyens soulevés par le requérant étaient manifestement infondés ou insuffisamment précis. La solution retenue est donc le rejet de la demande d'annulation, sans examen au fond, sur la base des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

N° TA95-2412088(TA95-2412088)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme B contestant deux décisions implicites du conseil départemental des Hauts-de-Seine. Concernant le refus de carte mobilité inclusion mention "invalidité", le juge se déclare incompétent, renvoyant ce litige à la compétence du juge judiciaire en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles. Pour le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, la requête est rejetée comme manifestement irrecevable, faute pour la requérante d'avoir présenté un moyen après une demande de régularisation, sur le fondement des articles R. 222-1 (7°) et R. 772-6 du code de justice administrative.

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DécisionPARTIEL

N° TA95-2102837(TA95-2102837)

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de M. A, musicien assistant recruté comme vacataire par la communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise, qui contestait ce recrutement et demandait son intégration comme fonctionnaire ou agent contractuel. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que la collectivité n'avait commis ni erreur de fait ni erreur de droit en le recrutant comme vacataire sur un emploi non permanent à faible quotité horaire. Il a jugé que les dispositions de l'article 108 de la loi du 26 janvier 1984, invoquées par le requérant, n'étaient pas applicables en l'espèce et que la collectivité pouvait légalement recourir à un contrat en vertu de l'article 3-3 de cette même loi. La solution retenue s'appuie notamment sur les lois n° 83-634 et n° 84-53 ainsi que sur les décrets n° 88-145 et n° 91-298.

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