Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2402468(TA95-2402468)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (8ème chambre) a rejeté la requête de M. B, ressortissant mauritanien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée et que le requérant ne pouvait se prévaloir de l'article L. 421-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute d'autorisation de travail valide, la demande ayant été clôturée. Il a également écarté les moyens tirés de l'erreur de fait, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA95-2404238(TA95-2404238)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 4 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, puis a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour étudiant, faute pour M. C de justifier d'un visa de long séjour comme l'exige l'article L. 412-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant les demandes d'injonction et les frais de justice.
N° TA95-2314249(TA95-2314249)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de la commune de Bois-Colombes pour des carences fautives liées à l’accès aux images de vidéoprotection après un accident de la circulation. Le tribunal a estimé que la commune n’avait pas commis de faute en matière de surveillance, car l’arrêté préfectoral ne prévoyait pas cette finalité pour les agents municipaux. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut d’information sur le droit d’accès n’était pas fondé, sans qu’il soit besoin de statuer sur les autres conclusions indemnitaires. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 251-2 et L. 253-5 du code de la sécurité intérieure.
N° TA95-2313731(TA95-2313731)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante algérienne née en 1934, qui contestait le refus de délivrance d’un certificat de résidence « vie privée et familiale ». La juridiction a estimé que les décisions attaquées ne méconnaissaient ni l’article 6-5° de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, ni l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, faute pour la requérante de démontrer des liens personnels et familiaux suffisamment stables et intenses en France, compte tenu de son entrée récente et de ses attaches conservées en Algérie. Le moyen tiré de l’erreur manifeste d’appréciation a également été écarté.
N° TA95-2404639(TA95-2404639)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A C, ressortissant tunisien, contestant le rejet implicite de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a jugé que le simple dépôt d'un dossier sur la plateforme "démarches simplifiées" ne constitue pas une demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette catégorie de titre ne peut pas faire l'objet d'une demande par téléservice. En l'absence de comparution personnelle en préfecture et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître, rendant la requête irrecevable. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402558(TA95-2402558)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné la requête de Mme B, ressortissante ivoirienne, contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 29 janvier 2024, estimant que la décision méconnaissait les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que Mme B justifiait d'une insertion professionnelle et sociale suffisante en France, où se situait désormais le centre de ses intérêts privés et familiaux. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à l'intéressée.
N° TA95-2311896(TA95-2311896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la réglementation impose une comparution personnelle en préfecture pour ce type de titre, était irrégulière. En conséquence, le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas fait naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2203070(TA95-2203070)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Château du Mont demandant l'annulation de l'arrêté du 7 septembre 2021 par lequel le maire de Presles a refusé un permis d'aménager pour la division de parcelles en trois lots. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation de l'arrêté, l'erreur de droit concernant l'avis de l'architecte des Bâtiments de France (ABF) et la méconnaissance des règles du plan local d'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal ayant considéré que les moyens n'étaient pas fondés. Les textes appliqués incluent le code de l'urbanisme, le code du patrimoine et le code de justice administrative.
N° TA95-2203156(TA95-2203156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête d’une infirmière de bloc opératoire (IBODE) de l’Hôpital Ambroise Paré-AP-HP, qui contestait le refus implicite de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points majorés. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’AP-HP, faute de régularisation effective de la situation de la requérante. Il a ensuite fait droit à la demande d’annulation de la décision implicite de refus, en se fondant sur la décision du Conseil d’État du 19 juillet 2023 (n°467057) qui a jugé que les IBODE peuvent prétendre à la NBI dès lors qu’elles exercent effectivement des fonctions techniques ou spécialisées, sans que le grade ou le corps d’appartenance ne soit un obstacle. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’AP-HP de réexaminer le droit de Mme B à la NBI à compter du 1er janvier 2017, sous astreinte, et a condamné l’établissement à lui verser un rappel de 3 718,65 euros, en application de l’article 27 de la loi
N° TA95-2201378(TA95-2201378)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de M. A B, qui contestait des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2016 et 2017. Saisi sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, le tribunal avait invité le requérant à confirmer le maintien de ses conclusions dans un délai d'un mois, sans obtenir de réponse. En application de cet article et de l'article R. 222-1 du même code, le président de la 2ème chambre a donné acte du désistement par ordonnance du 20 décembre 2024.
N° TA95-2106614(TA95-2106614)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision du 17 novembre 2020 par laquelle le directeur régional des douanes de Paris Ouest a refusé à M. A l’implantation d’un débit de tabac au Plessis-Bouchard. Le tribunal juge que le motif de refus fondé sur la proximité d’un lieu de culte est illégal, car les lieux de culte ne figurent pas dans la liste limitative des établissements protégés par l’article L. 3335-1 du code de la santé publique. En conséquence, il enjoint à l’administration de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et condamne l’État à verser 2 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
N° TA95-2307932(TA95-2307932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. et Mme A tendant à l'annulation du permis de construire délivré le 7 avril 2023 par le maire d'Herblay-sur-Seine à la SCI TRV Famille pour la construction d'une maison individuelle. Les requérants soutenaient notamment que le permis avait été obtenu frauduleusement par un fractionnement du terrain pour contourner les règles d'urbanisme de la zone UR1, et que le dossier était incomplet. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, dont ceux tirés de la méconnaissance des articles R. 431-16 et R. 431-32 du code de l'urbanisme, ainsi que du règlement du PLU et de l'article R. 111-2 du même code. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit précisé dans l'extrait fourni si les moyens ont été écartés comme infondés ou pour un autre motif.
N° TA95-2104588(TA95-2104588)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a constaté le désistement d'office de la SARL SL AUTOMOBILE, qui contestait des rappels de TVA (2016-2017) et des suppléments d'impôt sur les sociétés. La société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois suivant la notification de la demande prévue à l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s'être désistée. L'ordonnance donne acte de ce désistement, conformément à l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2412234(TA95-2412234)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C contestant le refus d’affectation de son fils au collège Albert Camus de Bois-Colombes. La décision attaquée était motivée par l’insuffisance de places dans cet établissement. Les arguments de la requérante, fondés sur les besoins médicaux de son fils et des faits de harcèlement, ont été jugés inopérants ou insuffisamment étayés. Le tribunal a appliqué les dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la requête par ordonnance.
N° TA95-2217415(TA95-2217415)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a pris acte du désistement de M. B, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d'un mois imparti, en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, il est réputé s'être désisté. L'ordonnance donne acte de ce désistement et clôt l'instance.
N° TA95-2107514(TA95-2107514)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de la 6ème chambre, a rejeté la requête de M. A, de la communauté d'agglomération Plaine Vallée et de deux associations commerçantes, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré le 7 avril 2021 par le maire d'Andilly à la SCI GFDI 185 pour un magasin de produits frais. Le tribunal a d'abord déclaré irrecevables les recours des deux associations, faute pour elles de justifier d'un intérêt à agir en lien avec leur objet social, conformément à l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme. Il a ensuite examiné les moyens soulevés par les autres requérants, notamment la méconnaissance des articles UI 11.4, UI 13.2 et UI 12.2 du règlement du plan local d'urbanisme d'Andilly, ainsi que l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme, et les a écartés comme non fondés. En conséquence, la requête a été rejetée dans son ensemble.
N° TA95-2214201(TA95-2214201)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B contre un permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine à la société Kaufman et Broad Développement pour la construction d'un immeuble de 37 logements. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande, de la méconnaissance des règles de sécurité, d'emprise au sol, de hauteur, d'insertion paysagère et de stationnement. Il a également écarté la fin de non-recevoir soulevée par la société défenderesse. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B et l'a condamné à verser 1 500 euros à la société Kaufman et Broad Développement au titre des frais de justice, sans faire droit aux autres demandes.
N° TA95-2400930(TA95-2400930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé d'admettre l'épouse de M. B au bénéfice du regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l'insalubrité du logement, se fondant sur un rapport de l'OFII. Toutefois, le tribunal a jugé que M. B avait produit des factures et des photographies démontrant que des travaux de mise en conformité (électricité, plomberie, ventilation) avaient été réalisés entre l'enquête et la décision contestée. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2317006(TA95-2317006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit le renouvellement automatique de ce titre sans condition liée à l'ordre public. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA95-2317358(TA95-2317358)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par courrier, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Cette irrégularité de présentation fait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.