Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2418477(TA95-2418477)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A, conseiller municipal d’opposition, qui demandait la suspension de la décision implicite du maire de Villeneuve-la-Garenne refusant de publier sa tribune sur les réseaux sociaux de la commune. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas caractérisée, les éléments invoqués par le requérant, notamment le contexte pré-électoral, étant insuffisamment précis. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2418296(TA95-2418296)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré la requête manifestement irrecevable car le requérant n’avait pas déposé de requête distincte en annulation contre la décision attaquée, condition prévue à l’article R. 522-1 du code de justice administrative pour une demande de suspension sur le fondement de l’article L. 521-1.
N° TA95-2417951(TA95-2417951)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du préfet du Val-d'Oise retirant la carte de séjour pluriannuelle de Mme B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante s'était elle-même placée dans cette situation en n'engageant aucune démarche de régularisation et aurait dû restituer son titre dès la décision de retrait. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des moyens soulevés.
N° TA95-2418573(TA95-2418573)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 15 novembre 2024 refusant le regroupement familial de M. A avec son épouse. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la séparation conjugale et l'état de santé invoqué ne constituant pas une atteinte suffisamment grave et immédiate justifiant une suspension. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2418587(TA95-2418587)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant camerounais, qui demandait la délivrance sous astreinte d'un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, malgré le risque de perte d'emploi invoqué. La décision s'appuie sur l'absence de démonstration d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
N° TA95-2406079(TA95-2406079)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant marocain, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a considéré que l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 fait obstacle à l'application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour la délivrance d'un titre "salarié", mais n'empêche pas le préfet d'exercer son pouvoir discrétionnaire de régularisation. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A, y compris celles fondées sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2406074(TA95-2406074)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 29 mars 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. A, ressortissant guinéen, et l'obligeait à quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle du requérant. Cette solution a été retenue au vu de l'âge d'entrée en France de M. A (16 ans), de sa durée de présence, de son insertion professionnelle stable (obtention d'un CAP, contrats de travail successifs) et malgré une condamnation pénale isolée. La décision se fonde sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles relatifs à l'appréciation de la situation personnelle.
N° TA95-2407178(TA95-2407178)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant indien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise lui refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a estimé que le refus était fondé sur l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison du manque de sérieux des études de M. B, qui n'avait validé aucune formation depuis son arrivée en France. Enfin, la décision ne méconnaît pas l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant pas d'une vie privée et familiale suffisamment établie en France.
N° TA95-2411511(TA95-2411511)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 425-9 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son état de santé et de sa vie privée et familiale. Le tribunal a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, y compris ceux relatifs à la régularité de l'avis médical et à l'absence de traitement au Sénégal, n'étaient pas fondés. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2411730(TA95-2411730)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 22 juillet 2024 par lequel le préfet du Val-d'Oise obligeait M. A, ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, fixait son pays de renvoi et lui interdisait le retour pour un an. Le tribunal retient que le préfet a commis une erreur de droit en omettant de prendre en compte la demande d'admission exceptionnelle au séjour déposée par l'intéressé le 27 décembre 2023, en cours d'instruction. Cette annulation entraîne celle des décisions subséquentes. L'État est condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice. La décision se fonde sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2411731(TA95-2411731)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B A, ressortissant salvadorien, contre un arrêté préfectoral du 9 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance du principe du contradictoire, une erreur d'appréciation de la menace pour l'ordre public, et une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que la procédure était régulière et que la décision était fondée sur les dispositions des articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a rejeté la requête de M. B A.
N° TA95-2416851(TA95-2416851)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant mauricien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour "salarié" et la délivrance d'un récépissé. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a convoqué l'intéressé à un rendez-vous le 13 décembre 2024. La juge des référés a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions aux fins d'injonction, et a rejeté la demande de frais de procédure.
N° TA95-2417881(TA95-2417881)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de M. A B. Cette demande visait les décisions du préfet des Hauts-de-Seine clôturant sa demande de titre de séjour et rejetant implicitement sa demande de réouverture. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une demande de changement de statut ne bénéficiant pas de la présomption d'urgence, et que les arguments du requérant sur son insertion professionnelle étaient insuffisants. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de fond, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.
N° TA95-2418625(TA95-2418625)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral l’obligeant à quitter le territoire français. La juge des référés a constaté que le requérant résidait dans les Yvelines à la date de la décision attaquée, ce qui rendait le tribunal de Cergy-Pontoise territorialement incompétent au profit du tribunal administratif de Versailles, en application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
N° TA95-2417818(TA95-2417818)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait le refus du préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un titre de séjour en qualité de salarié. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'un changement de statut et non d'un refus de renouvellement ou d'un retrait de titre, et que les éléments fournis ne justifiaient pas une nécessité de suspension immédiate. La requête a été rejetée sans examen des moyens de fond.
N° TA95-2418117(TA95-2418117)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut et à lui délivrer un récépissé. En cours d'instance, le préfet a informé le tribunal qu'un rendez-vous avait été fixé au requérant le 6 janvier 2025 pour le renouvellement de son titre. Le juge a constaté que la requête avait perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d'injonction. Il a toutefois condamné l'État à verser à M. A une somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2417478(TA95-2417478)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension présentée par la SAS Iberlus Formation. Celle-ci contestait la décision de la Caisse des dépôts et consignations du 24 mai 2024 prononçant son déréférencement de la plateforme "Mon Compte Formation" pour 12 mois, assorti d'un refus de paiement et d'une demande de remboursement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société ne justifiant pas d'une situation financière suffisamment critique pour justifier une suspension immédiate. Aucun des moyens soulevés, notamment l'incompétence de la Caisse ou la violation du principe du contradictoire, n'a été retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées.
N° TA95-2417165(TA95-2417165)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Mme A, ressortissante malgache, qui sollicitait une injonction pour débloquer son compte ANEF et obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de son titre de séjour. Le préfet des Hauts-de-Seine ayant fixé un rendez-vous le 23 décembre 2024 pour l'enregistrement de sa demande, le juge a considéré que les conclusions aux fins d'injonction étaient devenues sans objet. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur ces demandes et a condamné l'État à verser 800 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA95-2417159(TA95-2417159)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de convoquer M. B, ressortissant camerounais, pour lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour. La juridiction a retenu que l'absence de réponse de l'administration depuis janvier 2024, malgré de multiples relances, caractérisait une situation d'urgence et d'utilité justifiant cette mesure. Cette décision s'appuie sur l'obligation pour l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable, conformément au droit de l'étranger à voir sa situation examinée.
N° TA95-2417130(TA95-2417130)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-d’Oise de convoquer Mme A épouse B pour lui permettre de déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour "membre de famille de bénéficiaire de la protection subsidiaire", et de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue se fonde sur l’urgence résultant de l’impossibilité pour l’intéressée, dont le titre avait expiré depuis plus de neuf mois, d’accéder au téléservice ANEF, compromettant la pérennité de son emploi et la plaçant en situation irrégulière. Les textes appliqués sont l’article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives au droit au séjour et à l’enregistrement des demandes.