Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2411456(TA95-2411456)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de la société Helio Finance Réunion, qui demandait la condamnation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) à lui verser 9 000 euros au titre d’une prime MaPrimeRénov'. Le juge a relevé que la décision de retrait de la subvention, prise le 23 janvier 2024, était devenue définitive faute de recours préalable obligatoire, conformément au décret n°2020-26 du 14 janvier 2020. Cette irrecevabilité découle de l’impossibilité de présenter une réclamation indemnitaire pour obtenir le paiement d’une subvention après l’expiration des voies de recours contentieux. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2411397(TA95-2411397)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la commune d’Eaubonne d’inscrire sa fille à l’école Jean Macé. La requérante invoquait des motifs personnels (proximité, problème de santé, habitude de l’enfant), sans contester le motif légal du refus, à savoir l’absence de fratrie justifiant une dérogation. Le juge a considéré que ces arguments étaient inopérants, car ne remettant pas en cause le fondement de la décision. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
N° TA95-2211368(TA95-2211368)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de la SARL Café Hôtel du Stade, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2015-2016) et des rappels de TVA. La société invoquait l'irrégularité de la procédure de taxation d'office et le caractère arbitraire de la reconstitution de ses recettes, mais le tribunal a jugé ces moyens infondés. La décision confirme la régularité de la procédure et le bien-fondé des impositions, appliquant les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
N° TA95-2212289(TA95-2212289)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de la 8ème chambre, a rejeté la requête de la SCI ABG-ARIDJS-92 qui demandait l’annulation pour excès de pouvoir de la décision du 28 juin 2022 par laquelle le directeur général d’Hauts-de-Seine-Habitat a exercé le droit de préemption urbain sur un bien situé à Bois-Colombes. Le tribunal a estimé que la délibération du bureau du conseil d’administration du 27 juin 2022, qui autorisait le directeur général à signer les actes nécessaires, était suffisante pour fonder la décision, écartant ainsi les moyens tirés de l’incompétence de l’auteur de l’acte. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’urbanisme, notamment les articles L. 210-1 et suivants relatifs au droit de préemption.
N° TA95-2214201(TA95-2214201)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours pour excès de pouvoir de M. B contre un permis de construire délivré par le maire d'Asnières-sur-Seine à la société Kaufman et Broad Développement pour la construction d'un immeuble de 37 logements. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés par le requérant, notamment ceux tirés de l'insuffisance du dossier de demande, de la méconnaissance des règles de sécurité, d'emprise au sol, de hauteur, d'insertion paysagère et de stationnement. Il a également écarté la fin de non-recevoir soulevée par la société défenderesse. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. B et l'a condamné à verser 1 500 euros à la société Kaufman et Broad Développement au titre des frais de justice, sans faire droit aux autres demandes.
N° TA95-2409298(TA95-2409298)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la requête était manifestement irrecevable, car l'attestation de dépôt en ligne pour un "pré-examen" ne constitue pas un dépôt valable de demande de titre de séjour au sens des articles R. 431-3 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En l'absence de comparution personnelle en préfecture ou de récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. La requête a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'inviter la requérante à la régulariser.
N° TA95-2409233(TA95-2409233)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, ressortissant algérien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande avait été présentée par voie postale, alors que les titres sollicités (sur le fondement de l'accord franco-algérien et du pouvoir de régularisation) exigeaient une comparution personnelle en préfecture. En application des articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ce dépôt irrégulier n'a pu faire naître aucune décision implicite susceptible de recours. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2316521(TA95-2316521)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 21 novembre 2023 par laquelle l'OFII avait mis fin aux conditions matérielles d'accueil de M. B, un demandeur d'asile soudanais. Le tribunal a jugé que la procédure de notification de l'intention de cessation était irrégulière, car postérieure à la décision définitive, privant le requérant de la possibilité de présenter ses observations, en méconnaissance des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette irrégularité a conduit à l'annulation sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens. La demande de non-lieu à statuer de l'OFII a été rejetée, la décision attaquée n'ayant pas été abrogée et portant également sur le logement.
N° TA95-2317006(TA95-2317006)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 30 octobre 2023 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler le certificat de résidence de dix ans de M. B, ressortissant algérien, au motif que son comportement constituait une menace pour l'ordre public. Le tribunal juge que le préfet a commis une erreur de droit, car l'article 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 prévoit le renouvellement automatique de ce titre sans condition liée à l'ordre public. En conséquence, il enjoint au préfet de délivrer le certificat de résidence dans un délai de deux mois et une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans l'attente.
N° TA95-2403039(TA95-2403039)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant sénégalais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale pour des titres ne relevant pas du téléservice, était irrégulière car elle aurait dû faire l'objet d'une comparution personnelle en préfecture. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible d'être attaquée. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2402922(TA95-2402922)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant turc, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière et n'avait pu faire naître une décision implicite faisant grief. En conséquence, les conclusions en annulation, injonction et frais de justice ont été déclarées manifestement irrecevables sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401250(TA95-2401250)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la comparution personnelle en préfecture était requise, était irrégulière. En conséquence, le silence gardé par le préfet n'a pas fait naître de décision implicite susceptible de recours. La requête a été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2401027(TA95-2401027)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme A, ressortissante congolaise, contestant le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal constate que la demande d'admission exceptionnelle au séjour, déposée via un téléservice, ne constitue pas un dépôt valable au sens de l'article R. 431-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car cette catégorie de titre ne figure pas dans la liste des demandes pouvant être effectuées par ce biais. En l'absence de dépôt régulier et de délivrance d'un récépissé, aucune décision implicite de rejet n'a pu naître. La requête est donc manifestement irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2317409(TA95-2317409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B A, qui contestait le rejet implicite de sa demande de certificat de résidence "retraité" fondée sur l'accord franco-algérien de 1968. Le juge a estimé que le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine sur une demande de titre de séjour envoyée par voie postale, sans que cette procédure ait été prescrite, ne fait pas naître de décision implicite de rejet susceptible de recours. Cette irrecevabilité a été prononcée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond de l'affaire.
N° TA95-2317358(TA95-2317358)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, ressortissant algérien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. Le tribunal a relevé que la demande de titre de séjour avait été présentée par courrier, en méconnaissance de la règle de comparution personnelle en préfecture. Cette irrégularité de présentation fait obstacle à la naissance d'une décision implicite de rejet faisant grief, rendant le recours pour excès de pouvoir irrecevable. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.
N° TA95-2311896(TA95-2311896)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, ressortissante marocaine, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que la demande, présentée par voie postale alors que la réglementation impose une comparution personnelle en préfecture pour ce type de titre, était irrégulière. En conséquence, le silence gardé par le préfet des Hauts-de-Seine n'a pas fait naître une décision implicite susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2400930(TA95-2400930)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 22 novembre 2023 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait refusé d'admettre l'épouse de M. B au bénéfice du regroupement familial. Le préfet avait motivé son refus par l'insalubrité du logement, se fondant sur un rapport de l'OFII. Toutefois, le tribunal a jugé que M. B avait produit des factures et des photographies démontrant que des travaux de mise en conformité (électricité, plomberie, ventilation) avaient été réalisés entre l'enquête et la décision contestée. En conséquence, la décision préfectorale a été annulée pour erreur d'appréciation au regard des articles L. 434-7 et R. 434-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2216183(TA95-2216183)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. Le tribunal considère que la demande, présentée par voie postale sans que le préfet n'ait prescrit ce mode de dépôt, était irrégulière. Dès lors, le silence gardé par l'administration n'a pas fait naître une décision faisant grief, rendant la requête irrecevable. Cette solution est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2209202(TA95-2209202)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A B, infirmière de bloc opératoire, qui contestait le refus de l’Hôpital Louis Mourier de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points. Le tribunal s’est fondé sur la décision du Conseil d’État du 19 juillet 2023 (n°467057), qui a jugé que le décret du 3 février 1992 réservait légalement la NBI aux seuls infirmiers en soins généraux des deux premiers grades, à l’exclusion des infirmiers spécialisés comme les IBODE. La solution retenue est que la décision implicite de refus n’était pas illégale, car elle appliquait correctement les dispositions de l’article 27 de la loi n°91-73 du 18 janvier 1991 et du décret n°92-112 du 3 février 1992. Par conséquent, les conclusions en annulation et en paiement de rappels de NBI ont été rejetées.
N° TA95-2203156(TA95-2203156)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a statué sur la requête d’une infirmière de bloc opératoire (IBODE) de l’Hôpital Ambroise Paré-AP-HP, qui contestait le refus implicite de lui attribuer la nouvelle bonification indiciaire (NBI) de treize points majorés. Le tribunal a rejeté l’exception de non-lieu à statuer soulevée par l’AP-HP, faute de régularisation effective de la situation de la requérante. Il a ensuite fait droit à la demande d’annulation de la décision implicite de refus, en se fondant sur la décision du Conseil d’État du 19 juillet 2023 (n°467057) qui a jugé que les IBODE peuvent prétendre à la NBI dès lors qu’elles exercent effectivement des fonctions techniques ou spécialisées, sans que le grade ou le corps d’appartenance ne soit un obstacle. En conséquence, le tribunal a enjoint à l’AP-HP de réexaminer le droit de Mme B à la NBI à compter du 1er janvier 2017, sous astreinte, et a condamné l’établissement à lui verser un rappel de 3 718,65 euros, en application de l’article 27 de la loi