Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521228(TA95-2521228)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant marocain, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail. Le juge a rappelé que l'administration doit, dans un délai raisonnable, recevoir l'étranger et enregistrer sa demande, et que l'urgence est présumée en cas de renouvellement de titre de séjour. En l'espèce, le préfet n'ayant pas produit de mémoire en défense et le requérant justifiant de l'expiration de son titre et de démarches infructueuses, la condition d'urgence est établie. La solution retenue est l'admission de la requête, avec injonction probable au préfet de convoquer M. A... et de lui délivrer un récépissé, en application des articles L. 521-3 du code de justice administrative et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2521198(TA95-2521198)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant argentin, afin d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour avec changement de statut. Le juge a rappelé qu'il incombe à l'administration de recevoir l'étranger et d'enregistrer sa demande dans un délai raisonnable, et que la condition d'urgence est en principe remplie en cas de demande de renouvellement de titre. La solution retenue est implicite, le juge ayant constaté que le requérant avait déposé sa demande en ligne avant l'expiration de son titre, ce qui implique un examen de l'utilité et de l'urgence de la mesure sollicitée. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2519185(TA95-2519185)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant marocain, qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation provisoire de séjour avec autorisation de travail. Le juge a estimé que la condition d’utilité de la mesure n’était pas remplie, car une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 18 octobre 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative faisait obstacle au prononcé d’une mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3, en l’absence de péril grave. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2517619(TA95-2517619)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante tunisienne, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation de droit au séjour et au travail. Le juge a estimé que la demande se heurtait à une contestation sérieuse, dès lors qu’une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour était née le 21 juillet 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision administrative faisant obstacle à une mesure utile sur le fondement de l’article L. 521-3, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2506319(TA95-2506319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème Chambre) a rejeté les requêtes de Mme F... épouse D... et de M. D..., qui contestaient les arrêtés du 14 mars 2025 du préfet du Val-d'Oise leur refusant un titre de séjour, les obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Les requérants, de nationalité tunisienne, invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des erreurs de fait et un défaut d'examen. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2506257(TA95-2506257)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du 13 mars 2025 de la préfète du Loiret l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision attaquée était suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration et de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des moyens soulevés, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour d'un an.
N° TA95-2506192(TA95-2506192)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant ivoirien, contestant l’arrêté préfectoral du 27 août 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était inopérant, faute pour l’intéressé d’avoir présenté une demande de titre de séjour sur ce fondement. Il a également écarté le grief de violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2506151(TA95-2506151)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante turque, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet du Val-d'Oise. La requérante invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA95-2506050(TA95-2506050)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 28 février 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à M. D... A..., ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a estimé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'ancienneté et de la stabilité de la présence en France du requérant, de son mariage avec une ressortissante française, et de l'absence d'attaches dans son pays d'origine. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer une carte de séjour temporaire mention "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois.
N° TA95-2505932(TA95-2505932)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. D..., ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 7 mars 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la décision visait les textes applicables et exposait les éléments de fait et de droit pertinents. Il a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni méconnu les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
N° TA95-2501819(TA95-2501819)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour fondée sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rappelé que les conditions d'admission exceptionnelle au séjour des Algériens sont régies exclusivement par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et non par l'article L. 435-1. Il a estimé que la requérante, célibataire et sans charge de famille, ne justifiait pas d'une insertion professionnelle suffisamment stable et pérenne pour caractériser une erreur manifeste d'appréciation du préfet dans l'exercice de son pouvoir discrétionnaire de régularisation.
N° TA95-2501788(TA95-2501788)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de séjour pluriannuelle à un ressortissant pakistanais bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le tribunal juge que ce refus méconnaît l'article L. 424-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose la délivrance de cette carte dès la première admission au séjour. Il enjoint au préfet de délivrer le titre dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 000 euros à l'avocat du requérant au titre de l'aide juridictionnelle.
N° TA95-2417996(TA95-2417996)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (9ème chambre) a été saisi par M. D..., ressortissant sénégalais, d’un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour « salarié » par le préfet des Hauts-de-Seine. Le tribunal a relevé que la demande d’admission exceptionnelle au séjour, fondée sur l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ne pouvait être effectuée par le téléservice prévu à l’article R. 431-2 du même code, mais devait être déposée physiquement en préfecture. En conséquence, le dépôt effectué par M. D... sur la plateforme « demarches-simplifiees.fr » n’a pas constitué une demande régulière, et aucune décision implicite de rejet n’est née. Le tribunal a donc rejeté la requête comme irrecevable, faute de décision administrative attaquable.
N° TA95-2417963(TA95-2417963)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 7 novembre 2024 clôturant sa demande de certificat de résidence mention "ascendant à charge de français". Le tribunal a jugé que cette décision était purement confirmative de l'arrêté du 6 septembre 2024 refusant le titre de séjour, lequel était devenu définitif faute de recours dans le délai légal. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, et les demandes d'injonction et de frais de justice ont été rejetées. La solution repose sur les dispositions de l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2415617(TA95-2415617)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision du 24 janvier 2024 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine avait classé sans suite la demande de titre de séjour « salarié » de M. D..., ressortissant tunisien. Le tribunal a jugé que cette décision était insuffisamment motivée, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration, car elle ne comportait aucun élément de droit et se bornait à une affirmation non justifiée. En conséquence, il a enjoint au préfet d’enregistrer et d’examiner la demande dans un délai de deux mois, et a condamné l’État à verser 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2410998(TA95-2410998)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné l'opposition à contrainte formée par Mme D... contre une décision de France Travail lui réclamant 5 994,82 euros pour une activité non déclarée entre décembre 2020 et mai 2022, incompatible avec le versement de l'allocation de solidarité spécifique (ASS). La requérante contestait le bien-fondé de l'indu, invoquant sa bonne foi et sa situation financière. Le tribunal a relevé un moyen d'ordre public tiré de l'article R. 5312-47 du code du travail, qui impose une médiation préalable obligatoire avant tout recours contentieux contre une contrainte pour indu d'ASS. En l'absence de saisine préalable du médiateur de France Travail, la requête a été jugée irrecevable et rejetée.
N° TA95-2409909(TA95-2409909)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C... contestant une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un trop-perçu d’allocations de 11 358,50 euros, correspondant à une activité non déclarée entre 2018 et 2021. La requérante invoquait sa situation personnelle et familiale difficile, mais le tribunal a jugé que ces circonstances étaient sans incidence sur le bien-fondé de l’indu ou la légalité de la contrainte. La décision s’appuie sur l’article L. 5426‑8‑2 du code du travail, qui permet à France Travail d’émettre une contrainte pour le remboursement d’allocations indûment versées.
N° TA95-2407238(TA95-2407238)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de Mme D... qui contestait une contrainte émise par France Travail pour le recouvrement d’un indu de rémunération de formation de 1 378,80 euros. La requérante invoquait l’absence de relance et sa situation financière précaire, mais ces moyens sont jugés inopérants car ils ne portent pas sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Le tribunal applique l’article L. 5426-8-2 du code du travail, qui permet à France Travail d’émettre une contrainte après mise en demeure. Aucun élément n’étant apporté pour contester le bien-fondé de la dette, la requête est rejetée.
N° TA95-2501933(TA95-2501933)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme tardive la requête de M. B... D..., ressortissant colombien, qui contestait la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour pluriannuel. Le tribunal a relevé que le requérant avait eu connaissance de la décision implicite au plus tard le 16 juin 2023, date de délivrance d’un récépissé, et que sa requête, enregistrée le 6 février 2025, était présentée au-delà du délai raisonnable d’un an. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu’il soit besoin d’examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2506094(TA95-2506094)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 avril 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise refusait un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeait à quitter le territoire. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a jugé que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de l'atteinte disproportionnée portée à la vie privée et familiale de la requérante, mariée en France et mère de deux enfants nés en France. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté, fondée sur les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.