Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2315857(TA95-2315857)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... et M. B..., propriétaires d’une maison à Cormeilles-en-Parisis, qui demandaient la condamnation de l’établissement public Grand Paris Aménagement pour les nuisances causées par un point d’apport volontaire de déchets ménagers situé face à leur domicile. Le tribunal a estimé que les préjudices allégués (troubles de jouissance, préjudice moral et perte de valeur vénale) ne présentaient pas un caractère anormal et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage public. En conséquence, les demandes indemnitaires et d’injonction ont été rejetées, et les requérants ont été condamnés à verser 1 000 euros à Grand Paris Aménagement au titre des frais de justice. Cette solution s’appuie sur les principes de la responsabilité du fait des ouvrages publics.
N° TA95-2316486(TA95-2316486)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté les requêtes de la SASU OK Rénov, qui contestait les contributions spéciale et forfaitaire infligées par l'OFII pour l'emploi d'un travailleur étranger sans titre. La société soutenait que les faits n'étaient pas établis et que la décision était entachée d'incompétence et d'erreurs de droit. Le tribunal a jugé que la matérialité de l'emploi irrégulier était démontrée et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. Il a également appliqué la loi du 26 janvier 2024, qui a abrogé l'article L. 822-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, pour supprimer la contribution forfaitaire représentative des frais d'éloignement.
N° TA95-2401949(TA95-2401949)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A... et Mme B... tendant à l'annulation de la délibération du 19 décembre 2023 par laquelle le conseil municipal de Villeneuve-la-Garenne a approuvé la signature d'un bail emphytéotique administratif avec l'Association d'unification islamique. Le tribunal a relevé d'office que cette délibération, en tant qu'acte détachable du contrat, ne pouvait être contestée par un recours pour excès de pouvoir de la part de tiers, mais uniquement à l'occasion d'un recours de pleine juridiction en contestation de validité du contrat. En conséquence, les conclusions en annulation ont été déclarées irrecevables, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés.
N° TA95-2413897(TA95-2413897)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé la décision implicite du préfet des Hauts-de-Seine refusant de délivrer une carte de résident de dix ans à M. B..., ressortissant marocain marié à une Française. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 423-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne délivrant pas ce titre de plein droit, alors que le requérant remplissait les conditions. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois, sans astreinte.
N° TA95-2414180(TA95-2414180)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A... épouse B..., ressortissante marocaine, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 9 septembre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante, entrée avec un visa "famille F...", sollicitait son admission sur le fondement de l'article L. 233-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en tant que membre de famille d'un citoyen de l'Union européenne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de la signataire de l'arrêté, en se fondant sur une délégation de signature régulière. La solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n'ayant pas examiné les autres moyens soulevés dans l'extrait fourni.
N° TA95-2414314(TA95-2414314)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante camerounaise, contestant le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et l'interdiction de retour d'un an pris par le préfet des Hauts-de-Seine. La requérante invoquait notamment la méconnaissance des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 423-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA95-2415022(TA95-2415022)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme D... contre l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 septembre 2024 refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays d'éloignement. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen sérieux, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen complet de sa situation. Il a également estimé que le refus ne méconnaissait ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment intenses et stables en France. La requête a été rejetée dans son intégralité.
N° TA95-2503319(TA95-2503319)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant congolais, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'un délai de trente jours, prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était suffisamment motivée, en se référant notamment aux articles L. 611-1 et L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (CEDH), estimant que le requérant n'établissait pas de risque de traitements inhumains ou dégradants en cas de retour, ni d'atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale.
N° TA95-2524783(TA95-2524783)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 24 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait M. B..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour de deux ans. La solution retenue est fondée sur la méconnaissance de l'article 3-1 de la Convention internationale relative aux droits de l'enfant, le préfet n'ayant pas accordé une attention primordiale à l'intérêt supérieur de l'enfant mineur de M. B..., né en octobre 2025. Le tribunal a relevé que le requérant exerçait un droit de visite régulier sur son enfant placé à l'aide sociale à l'enfance et manifestait une volonté d'assumer son rôle parental, sans que la menace pour l'ordre public invoquée ne soit suffisamment établie.
N° TA95-2524936(TA95-2524936)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 24 décembre 2025 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. B..., ressortissant mauricien, à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour et assignation à résidence. La décision est motivée par l'incompétence de l'autorité signataire, le préfet n'ayant pas produit les arrêtés attaqués malgré l'obligation prévue à l'article R.922-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. B... dans le système d'information Schengen et condamne l'État à verser 1 200 euros au titre des frais de justice.
N° TA95-2525065(TA95-2525065)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui accorder un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition de l'article L. 521-3 n'est pas remplie, car la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution d'une décision administrative : le refus verbal d'enregistrement de sa demande, qui constitue une décision faisant grief susceptible d'être contestée par un recours pour excès de pouvoir. La requête est donc rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
N° TA95-2600005(TA95-2600005)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise annule l'arrêté du 22 décembre 2025 par lequel le préfet du Val-d'Oise avait prolongé l'assignation à résidence de M. A..., ressortissant tunisien. Cette annulation est prononcée par voie de conséquence de l'annulation, par un jugement du même tribunal du 19 janvier 2026, de l'obligation de quitter le territoire français et de l'assignation à résidence initiale du 15 novembre 2025, qui constituaient le fondement légal de la décision attaquée. La solution retenue s'appuie sur les principes régissant l'annulation par voie de conséquence des actes administratifs. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2600104(TA95-2600104)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, a modifié une précédente ordonnance du 28 octobre 2025 qui enjoignait au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai d’un mois. Constatant que cette injonction n’avait pas été exécutée, le juge a assorti cette obligation d’une astreinte de 500 euros par jour de retard, à compter de l’expiration d’un délai de sept jours suivant la notification de la nouvelle ordonnance. La requérante, de nationalité étrangère, contestait l’absence de réexamen de sa situation administrative, malgré l’attestation de prolongation d’instruction délivrée par le préfet. Les textes appliqués sont les articles L. 521-4 et L. 761-1 du code de justice administrative, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.
N° TA95-2523598(TA95-2523598)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise concerne un recours pour excès de pouvoir formé par M. et Mme A... contre une décision du Samu social de Paris mettant fin à leur prise en charge en hébergement d’urgence. Le tribunal, appliquant les articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, se déclare incompétent territorialement au profit du Tribunal Administratif de Paris, où se situe le siège de l’autorité ayant pris la décision attaquée. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier à cette juridiction sans se prononcer sur le fond du litige.
N° TA95-2523915(TA95-2523915)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par M. B... contre une décision de suspension de son permis de conduire, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, ce litige relevant des pouvoirs de police doit être porté devant le tribunal du lieu de résidence de l’intéressé. Constatant que M. B... réside à Châteauroux (Indre), le tribunal transmet l’affaire au tribunal administratif de Limoges, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
N° TA95-2524445(TA95-2524445)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait le réexamen de sa demande de certificat de résidence de dix ans. Le juge estime que la décision de refus du préfet des Hauts-de-Seine du 23 avril 2025 fait obstacle à toute mesure utile, et que l’urgence n’est pas établie, M. B... ayant obtenu un titre de séjour temporaire valable un an. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2524476(TA95-2524476)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête en référé de Mme C... épouse B..., ressortissante algérienne, qui demandait au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de certificat de résidence de dix ans. Le tribunal estime que la demande est mal fondée car, qu'il s'agisse d'une décision explicite de refus du 23 avril 2025 ou d'une décision implicite de rejet née du silence de l'administration, l'existence d'une telle décision administrative fait obstacle au prononcé d'une mesure utile en référé. La solution retenue est donc le rejet de la requête, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2600771(TA95-2600771)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant togolais, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé qu’aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompatibilité avec une attestation de prolongation d’instruction et d’une erreur manifeste d’appréciation, n’était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Sans se prononcer sur l’urgence, la requête a été rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2600774(TA95-2600774)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision d'invalidation du permis de conduire de Mme A..., médecin en soins palliatifs. La condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante n'établit pas que l'invalidation de son permis porterait une atteinte grave et immédiate à sa situation professionnelle, en l'absence de preuve de visites médicales à domicile. Au surplus, la décision contestée est justifiée par la gravité et le caractère répété des infractions commises (onze infractions entre 2018 et 2025), ce qui prévaut sur les intérêts professionnels invoqués.
N° TA95-2600833(TA95-2600833)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, rendue en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision du préfet des Hauts-de-Seine du 7 septembre 2025 rejetant la demande de renouvellement de titre de séjour de M. A..., ressortissant comorien. Le juge des référés estime que la condition d’urgence n’est pas caractérisée, car la situation de précarité invoquée par le requérant résulte de son propre comportement (dossier incomplet malgré relances) et non de la décision contestée. Aucun des moyens soulevés, tirés notamment de l’incompétence de l’auteur de l’acte, du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, de l’erreur de droit ou de la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’est retenu comme créant un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est donc rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.