Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2519646(TA95-2519646)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A... d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un document provisoire de séjour et l'examen de sa demande de titre. En cours d'instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction puis une carte de séjour temporaire l'autorisant à travailler. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction avaient perdu leur objet et a prononcé un non-lieu à statuer, tout en condamnant l'État à verser 1 500 euros à Mme A... au titre des frais de justice.
N° TA95-2519523(TA95-2519523)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme A..., ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, relatif à l’absence de disponibilité de son traitement médical en Côte d’Ivoire, était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous huit jours.
N° TA95-2519323(TA95-2519323)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé l'astreinte prononcée à l'encontre du préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution partielle d'une précédente ordonnance. Cette ordonnance enjoignait au préfet de réexaminer la situation de M. A..., ressortissant étranger, et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour. Constatant un retard dans le réexamen, le juge a fixé le montant de l'astreinte à 800 euros pour la période du 15 au 30 octobre 2025, après modération. La décision applique les articles L. 911-7 du code de justice administrative et L. 521-4 du même code.
N° TA95-2518854(TA95-2518854)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A... d’une demande d’injonction visant à obtenir sa convocation par le préfet des Hauts-de-Seine pour le renouvellement de son titre de séjour « salarié ». La requérante s’étant désistée purement et simplement de l’ensemble de ses conclusions, le juge des référés a donné acte de ce désistement par ordonnance du 24 novembre 2025. Aucune mesure au fond n’a donc été prononcée.
N° TA95-2518848(TA95-2518848)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant algérien demandant une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction pour le renouvellement de son certificat de résidence « étudiant ». En cours d’instance, le préfet des Hauts-de-Seine a délivré l’attestation sollicitée. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, et a rejeté les conclusions accessoires relatives aux frais de justice.
N° TA95-2518672(TA95-2518672)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'utilité de la mesure n'était pas remplie, la requérante n'ayant pas justifié de plusieurs tentatives infructueuses d'obtention d'un rendez-vous, comme l'exige la jurisprudence. La décision rappelle que l'urgence est présumée en matière de renouvellement de titre de séjour, mais que le requérant doit démontrer des démarches suffisantes pour caractériser un dysfonctionnement administratif.
N° TA95-2521496(TA95-2521496)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de refus de délivrance d’une carte de résident. Le juge a estimé qu’aucun moyen soulevé n’était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, le requérant ne pouvant manifestement pas se prévaloir du fondement invoqué (article 1 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988). La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner la condition d’urgence, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2505165(TA95-2505165)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant bangladais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 25 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne révélait aucun défaut d'examen de sa situation personnelle. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu, faute pour le requérant d'établir avoir été privé de la possibilité de présenter des éléments pertinents. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2518075(TA95-2518075)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de titre de séjour de Mme B..., ressortissante marocaine. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante n'avait pas déposé sa demande de renouvellement dans le délai prévu par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, les conclusions à fin d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA95-2518018(TA95-2518018)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. B..., ressortissant algérien, pour suspendre la décision implicite de rejet du préfet des Hauts-de-Seine refusant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que la condition d'urgence était présumée remplie s'agissant d'un refus de renouvellement de titre de séjour. Cependant, il a rejeté la requête au motif qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
N° TA95-2517429(TA95-2517429)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction de son titre de séjour et une indemnisation pour perte de rémunération de stage. La requérante s'est désistée de l'intégralité de ses conclusions en cours d'instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige.
N° TA95-2521316(TA95-2521316)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant ivoirien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre, née le 13 mars 2025 en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, faisait obstacle à la mesure sollicitée, laquelle n’avait pas pour objet de prévenir un péril grave. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.
N° TA95-2521697(TA95-2521697)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant le renouvellement du titre de séjour « recherche d'emploi / création d'entreprise » de Mme B..., ressortissante ivoirienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la requérante, bien qu'ayant été titulaire d'une carte « étudiant », ne bénéficiait pas de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre de séjour, et n'apportait pas la preuve de circonstances particulières justifiant une urgence. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens soulevés, sur le fondement des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2521700(TA95-2521700)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... veuve B... demandant la suspension de la décision implicite de refus de renouvellement de son titre de séjour "visiteur". La requérante n'avait pas justifié de l'urgence, condition nécessaire pour obtenir une mesure de suspension. En conséquence, le juge a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles aux fins d'injonction et au titre des frais de justice.
N° TA95-2522203(TA95-2522203)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., détenu, qui contestait une décision orale de privation de parloir. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, le requérant ayant attendu plus de deux mois pour saisir le tribunal après les faits allégués, et n'ayant pas suffisamment démontré l'existence d'un refus ferme de parloir. En conséquence, la demande de suspension et d'injonction est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA95-2516229(TA95-2516229)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... A... d’une demande d’injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête en cours d’instance. Le juge des référés a donné acte de ce désistement total par une ordonnance du 24 novembre 2025, sans examiner le fond du litige. Aucun texte du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliqué au fond.
N° TA95-2505239(TA95-2505239)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (11ème Chambre) a rejeté la requête de M. C..., ressortissant bangladais, contestant l’arrêté du préfet de police de Paris du 5 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté l’ensemble des moyens soulevés, notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, l’insuffisance de motivation, la méconnaissance du droit d’être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l’UE) et des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), en considérant que la demande d’asile de l’intéressé avait été définitivement rejetée par l’OFPRA et la CNDA. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation, confirmant ainsi la légalité de l’obligation de quitter le territoire français et de la fixation du pays de renvoi.
N° TA95-2521546(TA95-2521546)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet du Val-d'Oise. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le dernier récépissé de demande de carte de séjour étant toujours valide et les circonstances invoquées ne caractérisant pas une situation d’urgence objective et globale. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens relatifs à la légalité de la décision, en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2505232(TA95-2505232)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation collégiale, a annulé l'arrêté du 20 février 2025 par lequel le préfet du Val-d’Oise obligeait M. A..., ressortissant bangladais, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet ne démontrait pas que la décision de rejet de la demande d'asile de l'intéressé par la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) lui avait été régulièrement notifiée, en méconnaissance des articles L. 611-1, L. 542-1 et R. 532-54 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par suite, l'obligation de quitter le territoire français a été jugée illégale, de même que la décision fixant le pays de renvoi.
N° TA95-2521569(TA95-2521569)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B... qui demandait d’enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de statuer sur sa demande de regroupement familial. Le juge estime que la mesure sollicitée, visant à obtenir une décision définitive, ne présente pas un caractère provisoire ou conservatoire et ne relève donc pas du champ de ce référé. De plus, une décision implicite de rejet étant née du silence de l’administration, la demande se heurte à une contestation sérieuse. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.