Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2521005(TA95-2521005)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant se bornant à invoquer une situation d'incertitude juridique sans démontrer un préjudice suffisamment grave et immédiat. La requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2413346(TA95-2413346)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. C..., ressortissant marocain, contre un arrêté préfectoral du 23 août 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a annulé cet arrêté, estimant que le préfet avait commis une erreur de fait en retenant une date d'obtention du diplôme erronée (9 novembre 2023 au lieu du 12 mars 2024), ce qui a faussé l'appréciation de la condition de diplôme prévue à l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et interdiction de retour ont également été annulées. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. C... dans un délai de deux mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour durant ce réexamen.
N° TA95-2508412(TA95-2508412)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. E..., ressortissant algérien, qui contestait les arrêtés du préfet de police de Paris du 8 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de vingt-quatre mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que la signataire disposait d'une délégation régulière et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution retenue s'appuie notamment sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2416408(TA95-2416408)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante turque, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet du Val-d'Oise n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, Mme B... ne justifiant d'aucune insertion particulière en France et disposant d'attaches dans son pays d'origine. Il a également écarté le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute d'éléments probants établissant un risque de persécutions en cas de retour en Turquie, sa demande d'asile ayant au demeurant été rejetée par l'OFPRA et la CNDA.
N° TA95-2520885(TA95-2520885)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension présentée par Mme A... concernant le refus implicite de la commune de Bourg-la-Reine de payer sa rente d'invalidité et de rétablir la prise en charge de ses soins. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie du recours au fond, en méconnaissance des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge a appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction contradictoire.
N° TA95-2413618(TA95-2413618)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C..., ressortissant italien, qui contestait un arrêté préfectoral du 2 septembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation et la méconnaissance du droit d'être entendu. Il a jugé que l'arrêté était légal au regard des articles L. 612-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la validité des mesures d'éloignement et d'interdiction de circulation prononcées par le préfet des Hauts-de-Seine.
N° TA95-2518872(TA95-2518872)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a examiné le recours de M. B... contre un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour d'un an et l'assignant à résidence. Le requérant contestait la légalité de ces décisions, invoquant notamment un défaut de motivation, une erreur de fait sur sa date d'entrée en France et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et proportionnées, et a confirmé la légalité des arrêtés pris sur le fondement des articles L. 612-2, L. 612-6 et L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2416409(TA95-2416409)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A..., ressortissant turc, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 16 octobre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'absence d'insertion du requérant en France et de ses attaches conservées en Turquie. Il a également écarté le moyen tiré des risques de persécutions en raison de ses origines kurdes, faute d'éléments probants et après le rejet de sa demande d'asile par l'OFPRA et la CNDA. La décision s'appuie notamment sur l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2413545(TA95-2413545)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation de 11ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme A... B..., ressortissante brésilienne, contre un arrêté préfectoral du 20 août 2024 refusant un titre de séjour "étudiant" et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a prononcé l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle. Sur le fond, il a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, estimant que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des injonctions associées.
N° TA95-2517090(TA95-2517090)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante marocaine, qui demandait la délivrance sous astreinte d’une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail et d’une carte de résident. Le juge a estimé que la demande était manifestement mal fondée, car une décision implicite de rejet était née le 16 septembre 2025, faute de réponse dans le délai de quatre mois prévu à l’article R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Ordonner les mesures sollicitées aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l’article L. 521-3.
N° TA95-2518921(TA95-2518921)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet du Val-d'Oise a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme B..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie compte tenu de la précarité administrative et financière de la requérante, de son état de santé nécessitant un suivi médical spécialisé en France, et de l'ancienneté de son séjour (plus de onze ans). Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme B... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de cinq jours.
N° TA95-2518922(TA95-2518922)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. C... pour obtenir la délivrance d'un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour "passeport talent". Le juge a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas justifié de conséquences graves et immédiates sur sa situation malgré l'expiration de son titre et la suspension de ses prestations. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3, L. 431-1 et R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2509190(TA95-2509190)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 6 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen de la situation personnelle. Il a jugé que le préfet n'était pas tenu d'examiner une admission exceptionnelle au séjour en l'absence de demande préalable sur ce fondement. La décision s'appuie notamment sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2410537(TA95-2410537)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contestant un arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 26 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a constaté que le recours, enregistré le 22 juillet 2024, avait été introduit après l'expiration du délai de quinze jours suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. Ce délai, non susceptible de prorogation, n'était pas respecté, rendant la requête tardive et irrecevable.
N° TA95-2521012(TA95-2521012)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui contestait une ordonnance du juge des enfants ordonnant le placement provisoire de ses enfants et une interdiction de sortie du territoire. Le juge a estimé que cette contestation ne relevait pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle de la juridiction judiciaire, en application des articles 375-1 et suivants du code civil. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA95-2520873(TA95-2520873)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de Mme A... visant le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante, ayant changé de statut, sollicite une première délivrance de titre de séjour et non un renouvellement, ce qui ne fait pas présumer l’urgence. En l’absence de circonstances particulières justifiant une intervention à bref délai, la requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2416279(TA95-2416279)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du 2 octobre 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine obligeait Mme B., ressortissante guinéenne, à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté méconnaissait l'article L. 541-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, car la demande d'asile de la fille mineure de la requérante était encore en cours d'examen par l'OFPRA à la date de la décision, ce qui lui conférait un droit au maintien sur le territoire. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour d'un an ont été annulées. Le tribunal a également enjoint au préfet de délivrer une autorisation provisoire de séjour à Mme B. et de réexaminer sa situation.
N° TA95-2519005(TA95-2519005)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour le 5 mai 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Cette décision implicite faisait obstacle à une mesure utile sur le fondement de l'article L. 521-3.
N° TA95-2210530(TA95-2210530)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Bezons de lui communiquer des documents administratifs, notamment une délibération et son dossier individuel. La commune a finalement transmis l’intégralité des documents demandés après l’introduction de la requête. Le tribunal a constaté que le litige était devenu sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Les demandes de frais de justice ont été rejetées, chaque partie conservant ses frais. La décision s’appuie sur les articles L. 300-2, L. 311-2 et L. 311-6 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA95-2520157(TA95-2520157)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté d'expulsion pris par le préfet du Val-d'Oise à l'encontre de M. B..., ressortissant algérien condamné pour meurtre. Le juge a estimé que la requête était irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de deux mois suivant la notification de la décision attaquée, qui comportait les mentions des voies et délais de recours. En conséquence, la condition d'urgence et l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté n'ont pas été examinées. Cette décision est fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative.