Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
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N° TA95-2514707(TA95-2514707)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint à l'État de lui attribuer un logement de type F2, en raison de son expulsion imminente et de sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, les éléments invoqués ne révélant pas une situation d'extrême urgence nécessitant une intervention sous 48 heures. Il a également rappelé que le droit au logement, prévu par le code de la construction et de l'habitation, ne constitue pas une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2.
N° TA95-2514652(TA95-2514652)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'amende administrative de 83 000 euros infligée à la société TSV CONSTRUCT par le ministre de l'intérieur pour travail illégal et emploi d'étrangers sans titre. Le juge a estimé que les arguments de la société, tirés de sa bonne foi et des mesures correctives prises, ne constituaient pas un moyen propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
N° TA95-2514681(TA95-2514681)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de cette demande était née le 23 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît la condition posée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2514648(TA95-2514648)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A demandant le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant étant encore en situation régulière jusqu'au 27 août 2025, rendant sa demande prématurée. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête sans examen au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2514647(TA95-2514647)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait d'enjoindre au Consulat général de France à Dakar de délivrer des visas dans le cadre du regroupement familial. Le juge a constaté son incompétence territoriale, rappelant qu'en application de l'article R. 312-18 du même code, les litiges relatifs aux refus de visas consulaires relèvent de la compétence exclusive du tribunal administratif de Nantes. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable, sans examen de l'urgence ou du bien-fondé de la demande.
N° TA95-2513596(TA95-2513596)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. A d'une demande de modification d'une précédente ordonnance enjoignant au préfet des Hauts-de-Seine de le convoquer pour déposer son dossier de titre de séjour. Le préfet ayant finalement convoqué l'intéressé le 1er octobre 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, l'injonction ayant perdu son objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à M. A au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).
N° TA95-2513320(TA95-2513320)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que l'arrêté n'était pas entaché d'erreur de droit, M. C représentant une menace pour l'ordre public en raison de ses antécédents judiciaires pour violences conjugales, malgré une relaxe récente. Enfin, le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme a été rejeté, la situation familiale invoquée n'étant pas suffisamment stable et pérenne au regard de ces faits.
N° TA95-2514658(TA95-2514658)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, qui demandait la communication sous astreinte du rapport d’enquête administrative et des comptes-rendus d’auditions diligentés à son encontre par la commune de Goussainville. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de la décision administrative de refus de communication déjà opposée par la commune, et que M. A n’établit pas l’existence d’une situation d’urgence justifiant l’intervention du juge des référés. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l’article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2514654(TA95-2514654)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de traiter sa demande de naturalisation. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'intéressée disposant d'un titre de séjour valable et l'octroi de la nationalité française par naturalisation relevant d'un pouvoir discrétionnaire de l'administration. En outre, la requête a été jugée abusive car elle présentait le même objet qu'une précédente demande rejetée, ce qui a conduit à condamner Mme B à une amende de 200 euros sur le fondement de l'article R. 741-12 du code de justice administrative.
N° TA95-2514649(TA95-2514649)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C épouse A. Celle-ci demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de renouveler son attestation de prolongation d’instruction de demande de titre de séjour, sous astreinte. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante demeurant en situation régulière jusqu’au 12 août 2025, rendant sa demande prématurée. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans qu’il soit besoin d’examiner le fond.
N° TA95-2514612(TA95-2514612)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B, ressortissant tunisien, qui sollicitait le renouvellement de son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge retient que le silence gardé par le préfet du Val-d’Oise pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision administrative, ce qui méconnaît les conditions posées par l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc rejetée sans qu’il soit besoin d’examiner l’urgence.
N° TA95-2514385(TA95-2514385)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, nécessaire pour qu'une mesure soit prise dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas caractérisée. Il a relevé que l'intéressée, qui n'exerçait pas d'activité professionnelle, ne justifiait pas de circonstances imposant une intervention aussi rapide. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
N° TA95-2514714(TA95-2514714)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les éléments invoqués par le requérant (impossibilité de justifier de la régularité de son séjour, de signer un contrat de travail, de voyager ou de bénéficier de droits sociaux) ne caractérisant pas une situation nécessitant une intervention dans les quarante-huit heures. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA95-2503160(TA95-2503160)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A, qui demandait le bénéfice rétroactif du revenu de solidarité active (RSA) pour la période de janvier à mai 2023. La requête a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, conformément à l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. Malgré une demande de régularisation notifiée via l'application Télérecours citoyens, Mme A n'a pas produit la pièce requise dans le délai imparti. La solution retenue est fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes manifestement irrecevables non régularisées.
N° TA95-2512806(TA95-2512806)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B D, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet du Val-d'Oise l'assigniant à résidence pour 45 jours avec obligation de pointage quotidien. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que les modalités de contrôle n'étaient pas disproportionnées et que le moyen tiré de l'absence de perspectives d'éloignement n'était pas fondé. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2513848(TA95-2513848)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision implicite par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine a refusé de renouveler la carte de séjour pluriannuelle "passeport talent (famille)" de Mme B. La juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, compte tenu de la situation de précarité de la requérante et du risque de suspension de son contrat de travail. Elle a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison d'un défaut d'examen de la situation personnelle de Mme B, en méconnaissance des articles L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme. Il a été enjoint au préfet de réexaminer la demande et de délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de quinze jours.
N° TA95-2513621(TA95-2513621)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant bangladais, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a écarté les moyens d’insuffisance de motivation et de défaut d’examen sérieux, estimant l’arrêté suffisamment motivé. Il a également jugé que la remise des brochures d’information en bengali lors de l’entretien individuel satisfaisait aux obligations des articles 4 et 5 du règlement. Enfin, les moyens tirés des défaillances systémiques en Italie et de l’erreur manifeste d’appréciation ont été rejetés, faute de preuves suffisantes.
N° TA95-2513610(TA95-2513610)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. C, ressortissant égyptien, contestant les décisions du préfet des Hauts-de-Seine du 24 juillet 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, prononçant une interdiction de retour de trois ans et un signalement Schengen. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de la situation personnelle et l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier son article L. 613-1, et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA95-2512843(TA95-2512843)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par Mme A, ressortissante sénégalaise, contre un arrêté préfectoral du 26 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante soutenait notamment que cette décision était entachée d'une erreur d'appréciation, car elle bénéficiait d'un droit au maintien en France en raison d'une nouvelle attestation de demande d'asile valable jusqu'au 31 décembre 2025. Le tribunal a examiné ce moyen au regard des articles L. 541-1, L. 541-3 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui encadrent le droit au maintien des demandeurs d'asile. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français au vu de la situation procédurale de la requérante.
N° TA95-2514305(TA95-2514305)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer sa demande de carte de résident et de lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que ces conclusions tendaient en réalité à assurer l’exécution d’un précédent jugement du 7 novembre 2024, et relevaient donc de la procédure spécifique de l’article L. 911-4 du même code, et non du référé mesures utiles. En outre, la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante n’ayant entrepris aucune démarche pour obtenir l’exécution du jugement avant juillet 2025. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.