Jurisprudence — Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise
52 256 décisions disponibles — page 990/2613
N° TA95-2400856(TA95-2400856)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 11 décembre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays d'éloignement. Le tribunal a estimé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation du requérant, écartant les moyens soulevés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sans qu'il soit fait droit aux conclusions à fin d'injonction ou d'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les textes appliqués sont notamment les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les articles L. 611-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA95-2209276(TA95-2209276)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, agent territorial de la commune de Vanves, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel pour 2021. Le requérant invoquait des irrégularités de procédure (absence de transmission de sa fiche de poste) et des erreurs d'appréciation, ainsi qu'un défaut d'appréciation générale littérale sur le document. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, en application des articles 4, 5 et 6 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 relatif à l'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux.
N° TA95-2202171(TA95-2202171)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme H, qui demandait la condamnation de la chambre de commerce et d'industrie de la région Paris Île-de-France (CCIR Paris IDF) pour des préjudices liés à des heures supplémentaires non compensées et à une dégradation de ses conditions de travail. La juridiction a estimé que la responsabilité de la CCIR n'était pas engagée, faute de preuve d'une faute de sa part, et que les préjudices invoqués n'étaient pas établis. La décision s'appuie notamment sur le statut du personnel des chambres de commerce et d'industrie et l'accord relatif au temps de travail applicable. Les conclusions indemnitaires de Mme H ont donc été rejetées.
N° TA95-2411791(TA95-2411791)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B contestant sa radiation du revenu de solidarité active (RSA) par le conseil départemental du Val-d'Oise. La décision attaquée était fondée sur le défaut de déclarations trimestrielles obligatoires, en application des articles L. 262-2, R. 262-37 et R. 262-7 du code de l'action sociale et des familles. Le tribunal a constaté que la requête, qui ne développait aucun moyen opérant contre le motif de rejet, était insuffisamment motivée. Après avoir invité M. B à régulariser sa requête sans réponse, le juge a appliqué l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative pour rejeter la demande.
N° TA95-2211816(TA95-2211816)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme C, professeure, qui contestait le refus de la rectrice de l'académie de Versailles de lui accorder la protection fonctionnelle. La requérante invoquait des dénonciations calomnieuses de collègues et un traitement partial de sa hiérarchie. Le tribunal a jugé que les échanges entre collègues, bien que conflictuels, ne constituaient pas des faits de harcèlement, menaces ou diffamation au sens des articles L. 134-1 et L. 134-5 du code général de la fonction publique. Il a également estimé que l'administration avait agi avec impartialité pour gérer le conflit, écartant ainsi les moyens d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation.
N° TA95-2501470(TA95-2501470)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Goussainville fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. Cette demande visait à faire désigner un expert pour examiner un immeuble présentant des désordres structurels menaçant la sécurité publique. Le juge a ordonné la désignation d'une experte avec pour mission d'évaluer le danger, de proposer des mesures de sécurité, et de déterminer si le danger est imminent. La décision s'appuie sur les articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 556-1 du code de justice administrative.
N° TA95-2311804(TA95-2311804)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, saisi d’un recours en plein contentieux par Mme B contre le refus de la caisse d’allocations familiales de Paris de lui accorder un paiement rétroactif du revenu de solidarité active, se déclare incompétent territorialement. En application des articles R. 312-1 et R. 351-3 du code de justice administrative, il renvoie l’affaire au Tribunal administratif de Paris, seul compétent car la décision attaquée a été prise par une autorité ayant son siège à Paris.
N° TA95-2411861(TA95-2411861)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme B, qui contestait une contrainte émise par la CAF du Val-d'Oise pour le recouvrement de deux indus de prime d'activité. La requérante s'était bornée à invoquer son impécuniosité, un moyen jugé inopérant car sans incidence sur le principe, la quotité ou l'exigibilité de la créance. Malgré une invitation à régulariser sa requête, Mme B n'a produit aucun élément complémentaire. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, rejette la requête comme ne comportant que des moyens inopérants.
N° TA95-2414676(TA95-2414676)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A qui contestait le refus implicite de la commission de médiation du Val-d'Oise de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge constate que la requête ne contient que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il rappelle les conditions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation pour bénéficier d'une telle reconnaissance. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité des moyens soulevés.
N° TA95-2413258(TA95-2413258)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus du préfet des Hauts-de-Seine de lui délivrer une carte professionnelle de conducteur VTC. Le tribunal a jugé que les arguments du requérant, notamment la possession d’un titre de séjour italien et une demande antérieure, étaient sans incidence sur la légalité de la décision attaquée. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1, 7° du code de justice administrative, faute de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé.
N° TA95-2500011(TA95-2500011)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui demandait d'enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car il s'agissait d'une première demande de titre de séjour et que les circonstances invoquées (ancienneté de résidence, activité professionnelle, présence familiale) ne justifiaient pas un examen prioritaire par rapport aux autres usagers. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la jurisprudence relative à l'obligation de l'administration de fixer un rendez-vous dans un délai raisonnable.
N° TA95-2317096(TA95-2317096)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (11ème chambre) a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du garde des sceaux refusant de reconnaître la localisation de ses intérêts matériels et moraux à La Réunion. En cours d’instance, l’administration a fait droit à sa demande par une décision du 5 septembre 2024, et la requérante s’est désistée de son recours. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sans examiner le fond du litige. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se fondant uniquement sur le code de justice administrative.
N° TA95-2210773(TA95-2210773)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A, qui contestait un titre de perception de 31 384,61 euros émis pour un indu de rémunération perçu entre 2016 et 2019. Le tribunal juge la requête irrecevable pour tardiveté, en application du principe de sécurité juridique et de l'article 118 du décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012. Il constate que M. A a multiplié les recours gracieux sans contester le titre dans le délai raisonnable d'un an suivant sa connaissance de la décision. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes, y compris les injonctions.
N° TA95-2401062(TA95-2401062)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise du 10 août 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, et a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en examinant la demande d'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2211692(TA95-2211692)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision du garde des sceaux refusant de reconnaître la localisation de ses intérêts matériels et moraux à la Réunion. La requérante invoquait une insuffisance de motivation, un défaut d’examen particulier et une erreur d’appréciation. Par un mémoire du 6 janvier 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Le tribunal a donné acte de ce désistement par un jugement du 30 janvier 2025, sans examiner le fond du litige, sur le fondement des dispositions du code de justice administrative.
N° TA95-2401595(TA95-2401595)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 18 janvier 2024 refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen particulier. Saisi sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge a estimé que le requérant ne justifiait ni de considérations humanitaires ni de motifs exceptionnels justifiant une régularisation, et que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA95-2401626(TA95-2401626)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait l'arrêté du préfet du Val-d'Oise refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Elle a écarté l'erreur de fait invoquée, faute de preuve que l'employeur avait répondu aux demandes de pièces, et a jugé que M. A ne justifiait d'aucune considération humanitaire ou motif exceptionnel au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie également sur le code des relations entre le public et l'administration et le code de justice administrative.
N° TA95-2414926(TA95-2414926)
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation du Val-d'Oise pour un logement social. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen ou fait à l'appui des conclusions, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée par le greffe, le requérant n'a pas fourni de motivation complémentaire dans le délai imparti. La solution retenue est le rejet par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA95-2400770(TA95-2400770)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "salarié" et l'obligation de quitter le territoire français prise par le préfet du Val-d'Oise. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé, exempt d'erreur de fait et d'erreur manifeste d'appréciation, et que le préfet n'avait pas à examiner d'office l'admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 421-1 et L. 423-23 du CESEDA, relatifs au titre de séjour salarié et à la vie privée et familiale.
N° TA95-2414951(TA95-2414951)
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de M. B A, qui contestait la décision de la commission de médiation des Hauts-de-Seine refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le juge a considéré que la requête ne comportait que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis, permettant son rejet par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que, pour être reconnu prioritaire, le demandeur doit justifier de sa bonne foi, remplir les conditions d'accès au logement social et se trouver dans l'une des situations prévues par les articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue est donc le rejet sans examen au fond, faute d'argumentation juridique suffisante de la part du requérant.