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Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. E, ressortissant rwandais, contestant l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens familiaux stables en France et de la possibilité de reconstituer sa vie familiale au Rwanda. Il a également jugé que l'interdiction de retour de deux ans était proportionnée et que le signalement Schengen était légal, en application des articles L. 611-1 et L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une sanction d’exclusion temporaire de trois jours infligée à un élève du lycée des Lombards à Troyes. Le tribunal a constaté que la décision initiale du proviseur avait été retirée et que la sanction ne pouvait plus figurer au dossier scolaire en application de l’article R. 511-13 du code de l’éducation. Par ailleurs, seul le rejet implicite du recours préalable obligatoire devant le recteur était susceptible d’être contesté, conformément aux articles R. 511-49 et R. 511-53 du même code. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté les demandes accessoires.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. A contre un arrêté préfectoral du 12 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français avec une interdiction de retour d’un an. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance des articles L. 425-9 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatifs à la délivrance d’un titre de séjour pour raisons médicales, ainsi qu’une violation des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a annulé l’arrêté contesté, estimant que le préfet s’était estimé à tort en situation de compétence liée par l’avis du collège des médecins de l’OFII et n’avait pas procédé à un examen suffisant de la situation médicale et personnelle de l’intéressé. La solution retenue se fonde sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, en particulier les articles L. 425-9 et R. 425-11.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français. Le requérant n’a pas produit, malgré une demande de régularisation, la copie de l’acte attaqué ni justifié de l’impossibilité de le faire, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. L’ordonnance a été prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Cette décision du Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne une demande d'expulsion d'occupants sans titre du domaine public, formulée par la communauté d'agglomération à l'encontre de familles occupant des emplacements sur une aire d'accueil des gens du voyage. Le juge des référés rappelle qu'il doit vérifier le caractère d'urgence de la demande et l'absence de contestation sérieuse, notamment lorsque l'occupant conteste la validité de la décision de retrait de son titre d'occupation. En l'espèce, la requérante conteste le bien-fondé des motifs de résiliation de sa convention d'occupation, en soutenant ne pas être impliquée dans les faits de menaces reprochés. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal applique les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques et du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis d’indemniser sa demande en qualité d’enfant d’ancien harki, se déclare territorialement incompétent. En application des articles R. 312-6 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal compétent est celui du domicile de la requérante, situé à Sevran (Seine-Saint-Denis). Par ordonnance du 7 novembre 2024, le tribunal transmet donc l’affaire au tribunal administratif de Montreuil, conformément à l’article R. 351-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour huit mois, prononcée par le préfet des Hauts-de-Seine le 12 mai 2023 pour conduite sous état alcoolique. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'irrégularité de la garde à vue, relevant qu'il relève de la compétence exclusive du juge judiciaire. Il a également jugé que la décision était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que le préfet avait pu légalement se fonder sur les articles L. 224-1 et L. 224-2 du code de la route pour suspendre le permis en raison du danger grave et immédiat pour la sécurité routière.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par Mme B d’un recours en plein contentieux contre le rejet de sa demande de remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement. Après que la CAF de la Marne lui a accordé une remise partielle de 75 % de sa dette, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 7 novembre 2024, le tribunal, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, a donné acte de ce désistement.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi par M. A B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission nationale indépendante de reconnaissance et de réparation des préjudices subis par les harkis, limitant son indemnisation à 7 000 euros. En cours d’instance, le requérant n’a pas confirmé le maintien de ses conclusions malgré une demande adressée en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. Par ordonnance du 7 novembre 2024, le président de la 3ème chambre a constaté le désistement d’office de M. B et donné acte de ce désistement.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne, saisi d’un recours pour excès de pouvoir par Mme A contre un refus de délivrance d’un certificat d’immatriculation par l’Agence nationale des titres sécurisés, se déclare incompétent territorialement. Il estime que ce litige, relevant d’une mesure de police, doit être porté devant le tribunal du lieu de résidence du requérant en application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative. Constatant que Mme A réside à Annecy (Haute-Savoie), il renvoie l’affaire au Tribunal administratif de Grenoble, seul compétent en vertu de l’article R. 221-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 août 2024 suspendant son permis de conduire pour deux mois. La requête, enregistrée le 5 novembre 2024, était tardive car présentée après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois, pourtant mentionné dans la notification de la décision. Le juge a appliqué les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la décision de la CAF des Ardennes de ne lui accorder qu’une remise partielle de 25 % sur un indu de prime d’activité de 1 599,27 euros, laissant à sa charge 1 199,45 euros. Saisi en plein contentieux, le juge a examiné si une remise totale ou supplémentaire était justifiée au regard de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité. Si la bonne foi de Mme A a été reconnue, sa situation de précarité n’a pas été suffisamment démontrée par des pièces justificatives, la remise partielle déjà accordée ayant pris en compte ses difficultés. La demande de remise totale et d’échelonnement de la dette a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de la Marne l'assignent à résidence à Reims pour 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé, conformément à l'article L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de M. B, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la récence de son séjour et de son absence d'insertion professionnelle stable. La décision s'appuie sur l'article L. 731-1 du CESEDA, qui permet l'assignation à résidence d'un étranger faisant l'objet d'une obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme A, qui contestait les décisions de la CAF de l’Aube du 7 décembre 2023 lui accordant une remise gracieuse partielle de ses dettes d’aide personnalisée au logement (APL). La requérante sollicitait l’annulation de ces décisions et la remise totale de ses dettes. Le tribunal a jugé que les pièces produites étaient insuffisantes pour apprécier la précarité de sa situation, et que la remise partielle accordée était justifiée. La décision s’appuie sur les articles L. 821-1, L. 823-9 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 553-2 du code de la sécurité sociale.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. C D contestant la suspension de son permis de conduire pour cinq mois, prononcée par le sous-préfet de Reims suite à un excès de vitesse de plus de 70 km/h (144 km/h retenu pour une limite à 80 km/h). La décision attaquée a été jugée suffisamment motivée au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également estimé que, compte tenu de l'urgence liée à la procédure de suspension prévue à l'article L. 224-2 du code de la route, le préfet pouvait légalement se dispenser de la procédure contradictoire en application de l'article L. 121-2 du même code. Enfin, le moyen tiré de l'absence d'indication sur l'homologation du cinémomètre a été écarté comme non fondé.
Le Tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. A, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire mauritanien contre un permis français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également estimé que la procédure était régulière, le préfet s'étant fondé sur des rapports d'un service spécialisé dans la détection de la fraude documentaire, conformément à l'arrêté du 12 janvier 2012. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur le code de la route et le code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus de la CAF de la Marne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de RSA de 2 296,02 euros. Le tribunal a estimé que la condition de bonne foi n’était pas remplie, l’indu résultant d’une déclaration incorrecte de ressources sur une longue période (17 mois) sans justification de la part de la requérante. En application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, ce manquement caractérise une fausse déclaration excluant toute remise gracieuse, sans qu’il soit nécessaire d’examiner la précarité de sa situation. La demande d’annulation et de remise totale a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne était saisi par Mme B de demandes d'annulation de décisions de la CAF de la Marne concernant des indus de RSA, d'ALS et d'ASF. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître du litige relatif à l'allocation de soutien familial (ASF), ce contentieux relevant, en application de l'article L. 142-1 du code de la sécurité sociale, de la compétence du juge judiciaire. Pour le surplus, le jugement se prononce sur les indus de RSA et d'ALS, en application des codes de l'action sociale et des familles et de la construction et de l'habitation. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais la procédure indique un rejet des conclusions pour tardiveté et un défaut de fondement des moyens soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a annulé la décision du 31 mai 2023 par laquelle le président du conseil départemental de la Marne notifiait à Mme C un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 3 298,86 euros pour la période de juin 2018 à novembre 2019. Saisi en plein contentieux, le juge unique a constaté que le calcul du trop-perçu était entaché d'erreurs, notamment en retenant à tort des rentes et des salaires de la fille de la requérante déjà déclarés. La solution retenue s'appuie sur les articles R. 262-6 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui définissent les ressources à prendre en compte et l'obligation de déclaration.
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté la requête de M. B, qui contestait le refus du département de la Marne de lui accorder une remise gracieuse d’un indu de RSA de plus de 12 000 euros. Le juge a estimé que l’indu résultait d’omissions déclaratives répétées et d’une fausse déclaration, caractérisant l’absence de bonne foi du requérant. En application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, une remise gracieuse ne peut être accordée en cas de manœuvre frauduleuse ou de fausse déclaration, quelle que soit la précarité de la situation. Par conséquent, le refus de remise gracieuse a été jugé légal.