12 920 décisions disponibles — page 53/646
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, a fait droit à la demande du maire de Sully-la-Tour. Cette demande visait à désigner un expert pour constater les désordres d'un immeuble présentant un danger pour la sécurité, en application de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. Le juge a ordonné une expertise, confiée à M. A. C..., avec pour mission de décrire l'état de l'immeuble, de proposer des mesures de nature à mettre fin au danger et de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 556-1 du code de justice administrative, fait droit à la demande du maire de Joigny. Il ordonne la désignation d'un expert pour constater les désordres d'un immeuble appartenant à M. A..., dans le cadre de la procédure de mise en sécurité prévue aux articles L. 511-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation. L'expert devra, sous vingt-quatre heures, décrire l'état du bâtiment, proposer des mesures pour mettre fin au danger et se prononcer sur l'existence d'un danger imminent.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 17 novembre 2025 ordonnant la fermeture administrative de l'établissement Le Tsar pour deux mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, compte tenu des graves manquements à la sécurité constatés lors d'un contrôle (présence d'armes, de stupéfiants, non-conformité électrique et incendie), faisant peser un risque important et immédiat pour les personnes. La requête a été intégralement rejetée, y compris les conclusions relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’exécution d’une sanction financière de 2 300 euros infligée par France AgriMer à un apiculteur pour un indu d’aide au cheptel apicole, ainsi que de la saisie administrative à tiers détenteur subséquente. Le juge a estimé que la condition d’urgence, exigée par l’article L. 521-1 du code de justice administrative, n’était pas remplie, le requérant se bornant à des allégations générales sans produire de pièces justificatives. La requête a donc été rejetée sans examen des moyens de fond.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de M. A... visant à annuler le refus de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d’accueil en tant que demandeur d’asile. Le tribunal a estimé que le requérant n’avait pas justifié d’un motif légitime pour avoir sollicité l’asile au-delà du délai de quatre-vingt-dix jours prévu à l’article L. 551-15 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA). Il a également considéré que les allégations de précarité financière, sans éléments probants, ne démontraient pas une erreur manifeste d’appréciation de sa vulnérabilité. En revanche, l’aide juridictionnelle provisoire a été accordée à M. A... en raison de l’urgence.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion des occupants sans droit ni titre (gens du voyage et personnes sans domicile fixe) d'un terrain et de bâtiments désaffectés appartenant au domaine public de la communauté d'agglomération Le Grand Chalon. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, caractérisées par l'absence de conditions d'hygiène et de sécurité (absence d'eau potable, d'assainissement, risque lié au mauvais état des bâtiments) et par la nécessité de réaliser des travaux publics imminents. La solution retenue est l'injonction de libérer les lieux sous sept jours, sans astreinte, mais avec l'autorisation de recourir à la force publique passé ce délai. Les textes appliqués sont l'article L. 521-3 du code de justice administrative et le code général de la propriété des personnes publiques.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de M. A... visant à suspendre l'arrêté du maire de Beaune du 5 décembre 2025 interdisant la distribution de tracts politiques sur les marchés. Cette décision fait suite à l'abrogation de l'arrêté contesté par un nouvel arrêté municipal du 26 décembre 2025, rendant la requête sans objet. Le juge a également rejeté la demande de frais de justice présentée par le requérant, faute de justificatif de dépens.
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant en référé, a été saisi d’une demande de suspension d’un refus de permis de visite pour le compagnon d’une détenue, afin de permettre à leur enfant autiste de voir son père. En cours d’instance, l’administration a délivré un permis limité à cinq visites, ce qui a conduit le juge à estimer que la condition d’urgence n’était plus remplie. Par conséquent, le juge a rejeté le surplus des conclusions de la requête, tout en accordant l’aide juridictionnelle provisoire. La décision s’appuie sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme A... demandant la suspension du refus de titre de séjour « étudiant » opposé par le préfet de Saône-et-Loire. La juge des référés a estimé qu'aucun des moyens soulevés (erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 422-1 du CESEDA, méconnaissance de l'article L. 423-23 du CESEDA et de l'article 8 de la CEDH) n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La condition d'urgence n'a pas été examinée. Les conclusions accessoires aux frais de justice ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du 20 novembre 2025 plaçant à l'isolement un détenu au centre de détention de Joux-la-Ville. La juridiction a reconnu l'urgence, présumée pour ce type de mesure, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'une possible erreur de matérialité des faits reprochés. La suspension a été prononcée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en lien avec les dispositions du code pénitentiaire (notamment l'article L. 213-8).
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du garde des sceaux prolongeant le placement à l'isolement de M. A... au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand. Le juge a reconnu l'urgence, présumée pour ce type de mesure affectant gravement les conditions de détention, et a retenu un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment en raison d'un défaut de communication du dossier contradictoire et de l'absence d'avis médical préalable, en méconnaissance des articles R. 213-21 et suivants du code pénitentiaire. Il a également accordé à titre provisoire le bénéfice de l'aide juridictionnelle au requérant.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait qu’il soit enjoint à France Travail de lui verser ses droits à l’aide au retour à l’emploi. Le juge a estimé que cette demande ne constituait pas une mesure provisoire ou conservatoire relevant de sa compétence en référé. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par la SAS Badet Clément et Compagnie d’un recours en excès de pouvoir contre les décisions de la directrice générale de FranceAgriMer rejetant partiellement sa demande d’aide pour la promotion des vins dans les pays tiers. La société contestait notamment le rejet de dépenses aux États-Unis, en Suisse, au Canada et en Chine, invoquant des erreurs de droit et d’appréciation quant à l’application de la décision réglementaire n° 2020-41 du 20 juillet 2020. Le tribunal a annulé les décisions attaquées, estimant que FranceAgriMer avait commis une erreur de droit en exigeant des justificatifs précis sans rechercher si les dépenses présentées étaient raisonnables, et en rejetant intégralement certaines dépenses sans constater leur caractère excessif. Il a enjoint à FranceAgriMer de réexaminer la demande d’aide de la société, sans se prononcer sur le montant exact dû.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B..., médecin généraliste, qui contestait la décision de la caisse primaire d’assurance maladie de Saône-et-Loire soumettant ses prescriptions d’arrêts de travail à un accord préalable pour quatre mois. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que la procédure, incluant la saisine pour avis de l’Union nationale des caisses d'assurance maladie, avait été régulièrement suivie. Il a également estimé que la comparaison de l’activité du requérant avec la moyenne régionale des médecins généralistes était pertinente au regard de l’article L. 162-1-15 du code de la sécurité sociale, et que les données statistiques utilisées n’étaient pas entachées d’erreur manifeste d’appréciation. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation et la demande de frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Dijon a annulé l’arrêté du 12 août 2024 par lequel le préfet de la Côte-d’Or avait ordonné l’expulsion de M. B..., ressortissant géorgien. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en estimant que la présence de M. B... constituait une menace grave et actuelle pour l’ordre public, au sens de l’article L. 631-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a relevé que les faits les plus récents remontaient à 2016, que l’intéressé résidait en France depuis 2005 avec son épouse et leurs trois enfants mineurs, dont l’aîné est français, et qu’il justifiait d’une insertion familiale et sociale stable. La décision a également été jugée contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme et à l’article 3-1 de la Convention internationale des droits de l’enfant.
Le Tribunal Administratif de Dijon (2ème chambre) a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour par le préfet de la Côte-d’Or. La requête a été jugée irrecevable car Mme A... n'a pas justifié avoir déposé un dossier complet, conformément aux articles R. 431-9 à R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). En l'absence de preuve d'une demande complète, aucune décision implicite de rejet n'est née, et la décision contestée s'analyse comme un simple refus d'enregistrement insusceptible de recours. Les conclusions aux fins d'injonction et celles relatives aux frais de l'instance ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. A... contestant son placement à l'isolement ordonné le 4 mars 2025 par le chef de la maison d'arrêt de Dijon. Le requérant invoquait une méconnaissance des droits de la défense et une erreur d'appréciation. Le tribunal a jugé que la procédure prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée, M. A... ayant été informé des motifs et de ses droits, et n'ayant pas sollicité le report de l'audience malgré l'indisponibilité de son avocat. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. E... contre un arrêté du préfet de la Nièvre lui refusant la délivrance d’une carte nationale d’identité et d’un passeport. Le préfet fondait son refus sur un doute sérieux concernant l’identité et la filiation de l’intéressé, en raison d’irrégularités dans son acte de naissance comorien. Le tribunal a annulé cet arrêté, jugeant que les omissions dans l’acte de naissance (heure de naissance, profession du père) n’étaient pas substantielles et ne remettaient pas en cause sa valeur probante, d’autant que M. E... disposait d’un certificat de nationalité française délivré par l’autorité judiciaire. La décision s’appuie notamment sur les articles 18 et 310-3 du code civil, ainsi que sur les décrets relatifs à la carte nationale d’identité et au passeport.
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... tendant à la suspension de l’arrêté préfectoral du 11 août 2025 annulant son permis de conduire. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, faute pour le requérant d’avoir justifié de ses allégations concernant l’impossibilité de travailler ou d’assister ses parents âgés. La requête a été rejetée sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision.
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi par M. B..., détenu, d’une demande de condamnation de l’État à l’indemniser pour des retards et erreurs dans le paiement de ses salaires au sein de l’administration pénitentiaire. Le tribunal a partiellement fait droit à sa demande en reconnaissant une erreur de calcul de 53,98 euros, mais a rejeté le surplus, estimant que le requérant n’établissait pas la réalité du préjudice moral allégué. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de procédure pénale et du code de la sécurité sociale, notamment l’article R. 381-105.