Jurisprudence — Tribunal Administratif de Grenoble

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA38-2304542(TA38-2304542)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme B... de ses conclusions en annulation d’une mise en demeure de payer une majoration de 1 611 euros, ainsi que de ses demandes d’injonction et de décharge. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, l’État a été condamné à verser à la requérante la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice. L’ordonnance constate que le désistement était pur et simple et qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur le fond du litige.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600879(TA38-2600879)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... épouse B... qui demandait le rétablissement de son droit au séjour ou la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant saisi l'administration seulement deux jours avant l'expiration de son titre de séjour et le juge après cette expiration, la rendant en partie responsable de l'urgence invoquée. Il a également relevé que les difficultés alléguées (contrat de travail avec son époux, déplacement au Japon non avéré) ne justifiaient pas une urgence suffisante. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2202803(TA38-2202803)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de la SAS Promotion Megève Combloux. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté du maire de Megève refusant un permis de construire pour un immeuble collectif, au motif que le projet portait atteinte au caractère des lieux. Le tribunal a jugé que le projet, par ses dimensions et son gabarit, ne s'intégrait pas harmonieusement dans un environnement pourtant hétérogène, et a ainsi validé le refus fondé sur les articles R. 111-27 du code de l'urbanisme et 11.UH du PLU.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2405626(TA38-2405626)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme H... et autres demandant l’annulation d’un permis de construire délivré par le maire de Douvaine pour la construction de six bâtiments (72 logements). Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance des règles du PLUi relatives aux accès et à l’implantation des constructions, ainsi que des dispositions du code de l’urbanisme et de l’environnement. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant par exemple que l’implantation du bâtiment F devait s’apprécier par rapport à la route du Crépy et non à la voie interne créée par le permis, et que le recul de 5 mètres était respecté. La solution retenue est le rejet de la requête, sans annulation du permis de construire.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA38-2506232(TA38-2506232)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a été saisi par une caisse de compensation suisse, subrogée dans les droits d’un patient, afin d’ordonner une expertise médicale sur les conditions de sa prise en charge en France. La requérante invoquait l’article 85 du Règlement UE 883/04, étendu à la Suisse, pour justifier son intérêt à agir. Le tribunal a rejeté la demande, estimant que la requérante ne justifiait pas d’un intérêt suffisant à obtenir une mesure d’instruction en France, dès lors que l’action en responsabilité relèverait, le cas échéant, des juridictions suisses et de la loi suisse. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu’il soit besoin d’examiner les demandes de mise en cause des autres parties.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2511466(TA38-2511466)

Le Tribunal Administratif de Grenoble (2ème chambre) a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 8 octobre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que l'arrêté était signé par une autorité compétente, suffisamment motivé, et que le droit d'être entendu (article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'UE) avait été respecté lors de l'audition en retenue. Il a également estimé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2513278(TA38-2513278)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de la décision du 25 novembre 2025 par laquelle la préfète de l'Isère a refusé d'enregistrer la demande de titre de séjour de Mme C... épouse B.... Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et qu'il existait un doute sérieux quant à la légalité de la décision, la requérante ayant produit des documents (acte de naissance et titres de séjour antérieurs) suffisants pour permettre l'instruction de sa demande, conformément aux articles R. 431-10 et R. 431-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la demande et de délivrer un récépissé.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513455(TA38-2513455)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension du permis de construire délivré par le maire de Thonon-les-Bains à l'association Les Musulmans de Thonon pour un centre cultuel. La juridiction a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, en raison de l'intérêt public majeur s'attachant à la réalisation du projet, et a écarté la présomption d'urgence prévue à l'article L. 600-3 du code de l'urbanisme. Aucun des moyens soulevés par les requérants, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles L. 153-11, UE 11, UE 12 et R. 111-2 du code de l'urbanisme, n'a été jugé de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté contesté. Les requérants ont été condamnés à verser 1 500 euros à la commune et 1 500 euros à l'association au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2513621(TA38-2513621)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, saisi en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative par la commune de Viry-Châtillon, rejette la requête pour incompétence de la juridiction administrative. Le litige porte sur le refus de la commune de Megève de poser un compteur d’eau pour raccorder un immeuble au réseau de distribution d’eau potable. Le juge rappelle que le service public de distribution d’eau potable est un service public industriel et commercial (SPIC), dont les rapports avec l’usager relèvent du droit privé. En conséquence, seul le juge judiciaire est compétent pour connaître de ce litige, conformément aux articles L. 2224-7 et L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2600126(TA38-2600126)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de M. B..., ressortissant tunisien. La condition d'urgence a été présumée du fait du refus de renouvellement. Un doute sérieux a été retenu quant à la légalité de la décision, au regard de l'article 10 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressé sous un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans les 48 heures.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA38-2600129(TA38-2600129)

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution du refus implicite de la préfète de l'Isère de renouveler le titre de séjour de Mme C..., ressortissante congolaise mariée à un Français. Le juge a estimé que la condition d'urgence était présumée s'agissant d'un refus de renouvellement et que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de l'intéressée dans un délai d'un mois et de lui délivrer un document provisoire de séjour dans les 48 heures.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2600401(TA38-2600401)

Le Tribunal administratif de Grenoble, saisi d’un recours contre le refus implicite de la caisse d’allocations familiales de la Drôme de verser le complément 3 de l’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH), se déclare incompétent. Il rappelle que, en application des articles L. 142-1 du code de la sécurité sociale et L. 241-6 du code de l’action sociale et des familles, ce litige relève du contentieux technique de la sécurité sociale et donc de la compétence des tribunaux judiciaires. Par ordonnance, il rejette la requête pour incompétence et transmet le dossier au pôle social du tribunal judiciaire de Valence, compétent territorialement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600352(TA38-2600352)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 8 janvier 2026 par lequel la préfète du Rhône ordonnait sa remise aux autorités suédoises pour l'examen de sa demande d'asile, en application du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III). Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation, et la méconnaissance des droits garantis par les articles 4 et 5 du règlement Dublin III, ainsi que par l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert, fondée sur l'accord explicite des autorités suédoises et l'absence de preuve de défaillances systémiques en Suède.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA38-2404662(TA38-2404662)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté l’opposition formée par M. A... contre une contrainte émise par la CAF de la Haute-Savoie pour le recouvrement d’un indu d’allocations logement de 1 027 euros. Le juge a constaté que le requérant n’avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire prévu par les articles L. 825-2 et L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation, ce qui l’empêchait de contester le bien-fondé de l’indu dans le cadre de l’opposition à contrainte. En l’absence de demande de remise de dette préalablement soumise à la CAF, le tribunal ne pouvait pas non plus accorder une remise gracieuse. La requête a donc été rejetée comme manifestement irrecevable sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA38-2501184(TA38-2501184)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de la SNC Croix Realty, qui demandait la décharge de rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour l'année 2018. Cette solution a été retenue car, postérieurement à l'introduction de la requête, l'administration fiscale a accordé un dégrèvement total de l'imposition litigieuse. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également condamné l'Etat à verser 1 500 euros à la société requérante au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2509864(TA38-2509864)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A..., qui se plaignait du silence prolongé de la préfecture de la Haute-Savoie sur sa demande de titre de séjour. La requête ne contenait ni conclusions ni moyens de droit, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rappelé que le silence gardé pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, et que Mme A... pouvait former un nouveau recours contre cette décision en respectant les formes requises.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2600556(TA38-2600556)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... contestant le refus de la CDAPH de lui attribuer l'allocation aux adultes handicapés (AAH). Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence de la juridiction judiciaire, et non administrative, en application des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que des articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale. En conséquence, la requête a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente et transmise au pôle social du tribunal judiciaire de Vienne, conformément à l'article 32 du décret du 27 février 2015.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA38-2506579(TA38-2506579)

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Celle-ci demandait l'annulation du refus du préfet de la Loire-Atlantique d'échanger son permis de conduire marocain contre un permis français. Le tribunal a constaté que la requête, enregistrée le 25 juin 2025, était tardive car introduite après l'expiration du délai de recours de deux mois suivant la notification de la décision du 24 février 2025, laquelle mentionnait les voies et délais de recours. La solution est fondée sur les articles R. 222-1, R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA38-2507093(TA38-2507093)

Le Tribunal administratif de Grenoble a pris acte du désistement de Mme A... de ses conclusions tendant à l’annulation du refus implicite de renouvellement de son titre de séjour et à l’injonction de délivrance d’une carte de séjour. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, le tribunal a condamné l’État à verser 800 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État. La solution retenue est un désistement pur et simple, sans examen au fond.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA38-2600455(TA38-2600455)

Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a liquidé provisoirement à 1 600 euros l'astreinte de 100 euros par jour assortissant l'injonction faite à la préfète de l'Isère de délivrer un document provisoire de séjour à Mme B..., en raison de l'inexécution constatée pendant 16 jours. Le juge a également porté le montant de l'astreinte à 200 euros par jour de retard à compter de la notification de l'ordonnance, en l'absence de perspective d'exécution. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article L. 911-7 du code de justice administrative, qui régit la liquidation des astreintes en cas d'inexécution. Enfin, l'État a été condamné à verser 800 euros au conseil de la requérante au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

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